Combien
POÈMES MÉLANCOLIQUES
XXXVI
COMBIEN
Combien de souvenirs ! Ah ! combien de moments
Affluent droit dans mon cœur en larges firmaments,
Lumineux et joyeux, lorsque nos jours en fête
Nous donnaient l’air vainqueur, sans souffrir de défaite !
Mon aimé, souviens-toi ! Ne laisse pas le Temps
Estomper, effacer, et cela pour longtemps,
Nos moments les plus doux qui me voyaient ravie,
Et qui furent pour nous, la douceur de la vie...
Crois tu, mon tendre amour, qu’il nous puisse trouver
L’ineffable bonheur d’encore nous aimer ?
Ceux qui n’ont pas connu, du Bel Amour, l’essence,
Auront du mal à s’en présenter l’importance.
Et ce beau jour venu, crois-tu qu’il adviendra
Dans cet effort puissant qui nous tient et tiendra,
De revivre là bas, à l’ombre du grand chêne,
Qui dansait sur nos cœurs, sans nous donner de peine ?
Crois-tu que nous aurons le bonheur de revoir
Tous Ceux que nous aimions, et, dans ce grand espoir,
Se peut-il que l’attente en tout nous soit légère ?
Et notre sentiment nullement éphémère ?
Mon Dieu ! Aidez-nous à vite nous retrouver…
Songez aux manques qu’il nous faut, las, supporter !
Je crois à Votre Éden de la Terre promise,
De Votre Paradis qui m’attire, soumise.
M.A.B.M.
Cannes le 6 Février 2016
Page 39
Droits Réservés.
XXXVI
COMBIEN
Combien de souvenirs ! Ah ! combien de moments
Affluent droit dans mon cœur en larges firmaments,
Lumineux et joyeux, lorsque nos jours en fête
Nous donnaient l’air vainqueur, sans souffrir de défaite !
Mon aimé, souviens-toi ! Ne laisse pas le Temps
Estomper, effacer, et cela pour longtemps,
Nos moments les plus doux qui me voyaient ravie,
Et qui furent pour nous, la douceur de la vie...
Crois tu, mon tendre amour, qu’il nous puisse trouver
L’ineffable bonheur d’encore nous aimer ?
Ceux qui n’ont pas connu, du Bel Amour, l’essence,
Auront du mal à s’en présenter l’importance.
Et ce beau jour venu, crois-tu qu’il adviendra
Dans cet effort puissant qui nous tient et tiendra,
De revivre là bas, à l’ombre du grand chêne,
Qui dansait sur nos cœurs, sans nous donner de peine ?
Crois-tu que nous aurons le bonheur de revoir
Tous Ceux que nous aimions, et, dans ce grand espoir,
Se peut-il que l’attente en tout nous soit légère ?
Et notre sentiment nullement éphémère ?
Mon Dieu ! Aidez-nous à vite nous retrouver…
Songez aux manques qu’il nous faut, las, supporter !
Je crois à Votre Éden de la Terre promise,
De Votre Paradis qui m’attire, soumise.
M.A.B.M.
Cannes le 6 Février 2016
Page 39
Droits Réservés.
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14 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 8 février 2016 à 18:35
Et où que ton/votre chemin te/vous transporte un jour, le grand chêne complice de tant de moments heureux, sera toujours là. Il se trouve que, pour moderne que je puisse être, romantique également, j'adore Proust. Sans flatterie aucune, chère Micheline, j'ai toujours un grand plaisir à retrouver ces descriptions quand je te/vous lis qui ont, malgré le coeur qui se serre parfois, cette fluidité où, les mots d'un passé révolu, sont toujours baignés de lumière. "Lumineux et joyeux", ne l'écris-tu d'ailleurs pas, au 3ème vers du 1er quatrain. Sans minimiser les mots que te/vous écrivent les amis du site, je sais, et j'en suis ravi, que mes commentaires te font plaisir. Ils sont toujours sincère. Tu/vous sais bien que je commente pas mal de poète, avec des mots qui leur conviennent (je l'espère). Je suis toujours sincère dans ce que j'écris. Alors, chacun écrit avec son style et son ressenti. Alors, mon amie, ce que vous écrivez, reconnaissable entre tous, "c'est du Micheline" pourrions-nous dire, sans être irrévérencieux. Mes réponses sont "du Philip à Micheline". J'y suis sincère, bien sûr. Ces amitiés épistolaires sont une bien belle chose. Elles comptent comme de beaux souvenirs marqués sous le sceau de la poésie.
A l'heure où je m'interroge sur la valeur de ma poésie, et de sa sincérité, j'ai ce plaisir de me dire que tu/vous aimez de ma poésie, celle qui est le plus authentique. C'est bien peu de chose. Et toi/vous, chère Micheline, continu(ez)e à écrire ces poèmes mélancoliques. Ils vous ressemblent. Et c'est bien ainsi.
Une dernière remarque, en rapport avec ton/votre poème : au dernier vers, pourquoi employer l'adjectif "soumise" en évoquant l'Eden ? Là, je serais enclin de penser que, pour une fois, c'est pour la rime.
Je vous souhaite une belle semaine, Micheline. Avec ma plus vive amitié. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
domi/amimots · le lundi 8 février 2016 à 18:56
magnifique sentiment de plénitude très bien exprimé et poétisé.
bravo et merci chère Micheline
amitiés, bisous !
plumeflore · le lundi 8 février 2016 à 20:50
Quelle envolée!
Marc!
bluegirl · le lundi 8 février 2016 à 21:25
Bravo pour cet exploit, ainsi que vos vers dont je retiens particulièrement l'avant dernier quatrain.
Amitiés Micheline !
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
Rivaudais · le mardi 9 février 2016 à 00:55
Stella · le mardi 9 février 2016 à 20:23
Je vous embrasse.
Stella.
http://www.mespoemes.net/stella/
domidom · le mardi 9 février 2016 à 21:50
Merci Micheline pour ce merveilleux moment de lecture...
Amitiés....
A plus, Domie...
Micheline 1940 · le jeudi 11 février 2016 à 08:12
Votre commentaire me touche et me comble, tout à la fois, et je puis vous écrire ici, que mon sentiment d'être vivant, qui reste celui d'une personne en attente d'un avenir radieux qui m' illumine l'âme et le coeur. Mais, ne nous le cachons pas non plus, il m'arrive parfois de me trouver accablée et traversée de chagrins incontrôlables et inconsolables. Je suis toute tournée vers un passé fleuri, et n'aspire en tout, qu'à l'ombre d'un sépulcre. Comme Proust, à l'âme si précieuse et délicate, et que nous apprécions immensément tous deux, je vis au passé, et rien ne peut m'en faire oublier les plus tendres bonheurs, comme les peines, les plus infimes furent-elles... et la poésie m'est un baume consolant qui m'aide à supporter cette longue vie imposée qui m'afflige.
Mais passons à quelques éclaircissements sur l'adjectif qui vous chagrine, et vais peut-être vous surprendre, mais "soumise" est le terme qui faisait référence à la soumission à Dieu, comme à celle de l'Amour... C'est vraiment très gentil à vous de me dire que j'ai un style propre, et que l'on peut reconnaître la facture de mes textes, certainement due à ma propre sensibilité, comme à tout un chacun ? Pardonnez-moi d'avoir été longue à vous répondre, cher Philippe, mais j'ai été un peu souffrante ces derniers jours, et viens de découvrir seulement ce matin même, les commentaires qui ont suivi mon texte ! Que cette journée vous soit belle et toute chargée de bonheurs, comme aussi radieuse et merveilleusement ensoleillée !
Bien amicalement,
Micheline.
P.S. Je vous avais laissé un message bien tardif sur "Il n'est plus Temps"! Faites-moi l'amitié de me le pardonner !
Bien à vous,
M.
Micheline 1940 · le jeudi 11 février 2016 à 08:16
M.
Micheline 1940 · le jeudi 11 février 2016 à 08:27
Avec mes amitiés,
Micheline.
Micheline 1940 · le jeudi 11 février 2016 à 08:31
Bonne journée à vous et amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le jeudi 11 février 2016 à 09:10
Vous avez raison sur l'adjectif "soumise" qui restait une interrogation pour notre ami Philippe, m'en suis expliquée avec lui, et vous fais part de mon analyse qui se trouve être la même que la votre. D'autre part, je vous remercie de m'avoir signalé cet affreux pléonasme, vite corrigé avant de vous répondre. Cette forme conviendra on ne peut mieux, je le crois. Qu'en pensez-vous ? Quant à l'inspiration que vous semblez trouver à mon texte sur le poème de Victor Hugo "Oceano nox", je n'en vois ni l'approche, ni même une ressemblance, mais je suis certainement trop peu expérimentée pour la déceler ici. Je n'y vois que deux "combien" et c'est bien peu de chose. Par contre, m'écrire que l'immense Hugo n'aurait pas rougi de certaines de mes strophes, me comble au plus haut point ! Je vous remercie d'avoir pris la peine de me corriger avec aménité. Ce me fut un privilège que d'en tirer leçon. Belle et bonne journée à vous et bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le jeudi 11 février 2016 à 09:13
Infiniment touchée de votre passage sur mon texte, je vous prie de trouver ici, mon amical remerciement.
Bien à vous,
Micheline.
Micheline 1940 · le jeudi 11 février 2016 à 09:20
Votre lecture de mes textes m'est toujours baume au coeur, et la "main de Dieu" que vous évoquez, m'a remuée au plus profond de l'âme... Merci d'être passée me lire, et bien amicalement,
Micheline.
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