Mirage
POÈMES MÉLANCOLIQUES
LI
MIRAGE
Et pourtant ce me fut, de Vous à moi, l’enfer
D’abominables feux d’un soleil dans l’Éther,
Plus malins à fourbir les âmes portant masques
Qu’à celles s’enchantant de grimaces fantasques.
D’une île, apercevant au loin les doux contours,
Agile, je tentais d’en joindre les pourtours,
Sentant tendre mon cœur vers ses plaisants rivages
Aux effluves de thyms et vanilles sauvages.
Ma voile ne voulait quitter son tendre amant,
Ne pouvant se passer des caresses du vent.
Tout mon effort fut vain, bien qu’essayant en force
De la contraindre à hue et à dia, sans amorce.
Il me fut peine, lors, d’ignorer cet encrage,
Et baissais, las, les bras, face à ce beau mirage.
M.A.B.M.
Cannes le 23 Avril 2016
Page 54
Droits Réservés.
LI
MIRAGE
Et pourtant ce me fut, de Vous à moi, l’enfer
D’abominables feux d’un soleil dans l’Éther,
Plus malins à fourbir les âmes portant masques
Qu’à celles s’enchantant de grimaces fantasques.
D’une île, apercevant au loin les doux contours,
Agile, je tentais d’en joindre les pourtours,
Sentant tendre mon cœur vers ses plaisants rivages
Aux effluves de thyms et vanilles sauvages.
Ma voile ne voulait quitter son tendre amant,
Ne pouvant se passer des caresses du vent.
Tout mon effort fut vain, bien qu’essayant en force
De la contraindre à hue et à dia, sans amorce.
Il me fut peine, lors, d’ignorer cet encrage,
Et baissais, las, les bras, face à ce beau mirage.
M.A.B.M.
Cannes le 23 Avril 2016
Page 54
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5 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 29 avril 2016 à 19:15
Je ne sais pourquoi (évocation de l'Enfer, dès le premier vers ?) j'ai tout de suite pensé à Dante en te/lisant. Et puis Dante, n'est-ce pas, c'est l'évocation de cette merveilleuse Italie !
Mais la suite du poème est différente. Mais j'aime son onirisme qui me semble un peu inhabituel chez toi/vous. Mirage ! Nous en parsemons notre existence, n'est-ce pas pour - selon cette phrase quej'affectionne - "créer parfois l'image d'un monde s'accordant à nos désirs".
Sincèrement, j'ai pris grand plaisir à te/vous lire et relire. Si j'eusse écrit ce poème, mon mirage aurait peut-être été la Béatrice de la Divine Comédie (au passage, Dante a fini sa vie à Ravenne, une ville merveilleuse que j'adore). Amitiés, chère Micheline. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
rivaudais · le samedi 30 avril 2016 à 00:20
Chère Micheline, je suis heureux de pouvoir commenter votre poème. Parce que je l'aime... et vous aussi. Vous êtes délicieuse. Et votre sonnet aussi. Chose curieuse je m'interrogeais hier matin, encore alité , émergeant à peine de la vilaine bronchite qui me mettait à mal (avec l'âge je deviens fragile) depuis combien de temps n'ai-je pas écrit un sonnet?. Et je me suis dit,;: "Tiens j'essayerais bien d'en faire (pas de Dante.!.. ) un. Mais dont les rimes au lieu d'être embrassées, seraient ou croisées ou allant par paire alternatives; (Deux masculines/deux féminines. Ou inversement)Et voici que je lis votre petit bijou.
Tout à fait d'accord -comme souvent- avec Philip pour ce qui concerne le premier quatrain. Par contre je trouve dans le second et le premier tiercet, un air de déjà lu, vu ou entendu qui me ramène aux merveilles de l'Odyssée. Quand Ulysse, par exemple, arrive sur l'île de la Calypso. Ou lorsque les marins entendent le chant des sirènes. Ou encore dans cette autre merveille Le voyage de la Toison d'or et ses mille pièges qu'il faut déjouer. Quant au dernier tercet, n'est-il l'exact contraire du retour d'Ulysse à Ithaque, où, ni lui ni "sa Pénélope", jamais ne baissèrent les bras ? Dns un sonnet, chère Micheline, vous avez retrouvé et nous faites sentir quelque chose de la splendeur et de la grandeur élégiaque de la Grèce antique et de la force incantatoire de Dante. Vous mirage m'en met plein la vue. Et j'en suis amoureusement jaloux. Je vous embrasse. René
Micheline 1940 · le mardi 3 mai 2016 à 12:09
Merci d’être passé me voir, cher Philippe, et dans cette ensoleillée journée, je vous passe mon amitié !
Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 3 mai 2016 à 12:18
Je ne sais que répondre à vos comparaisons élogieuses,qui me font
Micheline 1940 · le mardi 3 mai 2016 à 12:38
Je ne sais que répondre à vos élogieuses comparaisons, qui me font très naturellement bien plaisir, et votre engouement pour mon écriture me laisse bien perplexe ! Il me semble rêver à un autre moi-même, Celui qui vient du Ciel et me tient ferme la main. Sans Lui je ne pourrais écrire le millionième de tout ce qu'Il me donne et sans parcimonie, de cela suis certaine et puis vous l'assurer ! Merci René de vous attacher à mon travail qui m'est tout plaisir lorsqu'il plait sincèrement.
Bien à vous, et toute ma chaleureuse amitié.
Micheline.
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