La Douleur
POÈMES AJOUTÉS
XXXIX
LA DOULEUR
Ce n’est pas l’attribut d’Hermès que j’espérais
Terminant joliment ma ligne de cheville,
Et ce n’est point, hélas, gracieuse pampille
Qu’au galbe de mon pied je positionnerais,
Me permettant d’aller embrasser l’azur clair,
Messagère portant mes vœux en un éclair.
De plume qui volette est lors, hors question,
Mais d’un clou au talon bien planté qui végète
Et me fait claudiquer d’un fer, ma chère esthète,
Me donnant on ne peut plus cruelle émotion !
Il en fut autrement dans un passé lointain
Où, lors de jeux joyeux, je sautais à la corde
À pieds joints. Or, en y songeant mon cœur déborde
Pour la jolie comptine au maladroit refrain.
Aujourd’hui, chaque pas m’est calvaire réel !
Seigneur ! Pourquoi charger encor bien davantage
La lancette de feu qui m’ôte tout courage
Aux douleurs d’âme et cœur par ce clou idéel ?
Et ne m’élève vers un mirage l’esprit,
Au bien-être de paix que je ne veux prescrit !
De l’affreux trublion enflammé et brûlant
Me vient cette torture, et je ne puis plus tendre
Aux Panthéons des Dieux, ni d’oracles prétendre
Quand dans l’accablement je me vois claudiquant…
Priez mon podologue ! Il le faut promptement !
Confier à ses soins l’objet de ma souffrance,
Qu'alors il me sera donné la délivrance
Et toute attention, sans grand emportement.
Cannes le 24 Avril 2015
M.A.B.M.
Page 46
Droits Réservés.
J'ai "reformaté" presque entièrement ce texte, car à
l'époque où je l'écrivais, je ne connaissais pas entre
bien d'autres choses, les règles de l'alternance des
masculins et féminins. Mon souhait est que cette redite
ne vous ennuiera pas trop, auquel cas, veuillez me faire
la grâce de me la pardonner.
XXXIX
LA DOULEUR
Ce n’est pas l’attribut d’Hermès que j’espérais
Terminant joliment ma ligne de cheville,
Et ce n’est point, hélas, gracieuse pampille
Qu’au galbe de mon pied je positionnerais,
Me permettant d’aller embrasser l’azur clair,
Messagère portant mes vœux en un éclair.
De plume qui volette est lors, hors question,
Mais d’un clou au talon bien planté qui végète
Et me fait claudiquer d’un fer, ma chère esthète,
Me donnant on ne peut plus cruelle émotion !
Il en fut autrement dans un passé lointain
Où, lors de jeux joyeux, je sautais à la corde
À pieds joints. Or, en y songeant mon cœur déborde
Pour la jolie comptine au maladroit refrain.
Aujourd’hui, chaque pas m’est calvaire réel !
Seigneur ! Pourquoi charger encor bien davantage
La lancette de feu qui m’ôte tout courage
Aux douleurs d’âme et cœur par ce clou idéel ?
Et ne m’élève vers un mirage l’esprit,
Au bien-être de paix que je ne veux prescrit !
De l’affreux trublion enflammé et brûlant
Me vient cette torture, et je ne puis plus tendre
Aux Panthéons des Dieux, ni d’oracles prétendre
Quand dans l’accablement je me vois claudiquant…
Priez mon podologue ! Il le faut promptement !
Confier à ses soins l’objet de ma souffrance,
Qu'alors il me sera donné la délivrance
Et toute attention, sans grand emportement.
Cannes le 24 Avril 2015
M.A.B.M.
Page 46
Droits Réservés.
J'ai "reformaté" presque entièrement ce texte, car à
l'époque où je l'écrivais, je ne connaissais pas entre
bien d'autres choses, les règles de l'alternance des
masculins et féminins. Mon souhait est que cette redite
ne vous ennuiera pas trop, auquel cas, veuillez me faire
la grâce de me la pardonner.
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11 commentaires
Larose · le mardi 28 février 2017 à 11:38
BRAVO pour ce souffle divin!
bonne journée chère poétesse
Marie
Plumeflore · le mardi 28 février 2017 à 18:16
d'autres ont le goût pour la gloire vous votre soucis c'est le bonheur des yeux, le bonbon pour le cœur!!!
bonne soirée chère dame!
Marc!
domidom · le mardi 28 février 2017 à 21:05
Ce fut une fois de plus un grand bonheur de vous lire?
Amitiés et respects, Domie...
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 1 mars 2017 à 12:16
Quel retard à vous lire et commenter, et vous m'en excuserez, je l'espère.
J'ai tout d'abord pensé que c'était une bien désagréable récidive de votre douleur (je n'avais plus en texte votre texte original). Puis à la fin j'ai appris que c'était donc un travail de réécriture.
Et surtout une travail.
Oui, ne serait-ce que la règle de l'alternance (avec celle du nombre) apporte de l'harmonie à la lecture d'un poème. Le choix ici des rimes dites "embrassées" souligne la fluidité de vos vers....pour un thème pour une fois bien peu romantique - mais c'est voulu - mais si joliment écrit. Bravo, chère Micheline. Avec toute mon amitié fidèle.
Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Micheline 1940 · le mardi 7 mars 2017 à 13:52
Il m'est bien triste, las, d'avoir laissé filer le temps pour répondre à l'éloge brillant que vous fîtes sur mon texte. Comment imaginer que l'immense talent qui vous gouverne, puisse un seul instant laisser une place à ma bien jeune et modeste écriture ? Votre grande générosité, que je salue ici, et qui me donne l'allant pour persévérer et qui sait, peut-être aussi m'améliorer en chemin, me fait vous remercier avec la plus grande sincérité dont je puis faire preuve. Merci, douce Marie, pour votre chaleureux et dithyrambique commentaire !
Bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 7 mars 2017 à 14:05
Avec Marie, vous venez me combler, et votre générosité à tous deux m'émeut en ce sens qu'il est difficile, isolément, de savoir réellement ou l'on se trouve lorsque l'on écrit dans la solitude qu'est celle de l'écrivain, comme celle de la création, ou simplement l'écoute de sa propre musique... Il m'est fort plaisant de savoir que mes petites notes ont votre oreille !
Mille mercis au Poète émérite que vous êtes, et à votre gentillesse qui me conforte dans la poursuite de cette écriture que je me suis assignée à poursuivre.
Bien à vous, sincèrement, en toute amitié,
Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 7 mars 2017 à 16:36
Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 7 mars 2017 à 16:44
Vous aussi me comblez, amie en écriture, et me donnez ici, un plaisir qui ne fera rien moins que d'aiguillonner ma volonté de bien faire et de persévérer. Merci, merci pour la fidèle attention que vous portez sur mes textes successifs.
En toute amitié,
Micheline.
Micheline 1940 · le mardi 7 mars 2017 à 16:58
Ne vous méprenez pas... Je vous en veux ...un peu ! Juste un tout petit peu, mais n'en soyez pas triste. Je ne vous en veux guère car à chacun ses temps d'absence et de douleurs, ses retards et ses peines, comme aussi ses misères. Ah ! Que n'ai-je plus vingt ans !!!
Bien amicalement,
Micheline.
rivaudais · le mardi 7 mars 2017 à 22:22
Micheline 1940 · le jeudi 9 mars 2017 à 01:45
Merci d'être passé me lire !
Bien amicalement,
Micheline.
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