Conscience
LE CHANT DU CYGNE
XIII
CONSCIENCE
J’ai conscience de vivre un Temps qui n’est vôtre,
Et ce qui m’intéresse en rien n’impulse l’autre.
Il m’en coûte d’errer dans un Désert pierreux
D’où le moindre caillou m’est un lot douloureux.
Vous qui ne voyez plus les Beautés de ce Monde
Et cherchez dans l’ailleurs l’éclat d’une autre ronde,
Ouvrez donc grands les yeux et donnez de vos cœurs !
Ne retenez vos freins et lâchez vos rancœurs !
J’ai conscience d’être en un lieu qui n’est vôtre,
Et ce qui m’intéresse, en rien, n’émeut l’apôtre.
Il se peut que la Lune, en soi, m’est grand Soleil,
Et le Soleil une ombre à mon cœur en sommeil.
Allons ! Venez à moi ! Traversons tous ensemble
Cette contrée absurde, et qui ne nous ressemble.
Avec un grand courage il nous faut, sans regret,
Changer ce monde frustre ou le quitter de gré.
M.A.B.M.
Cannes le 9 Février 2017
Page 14
Droits Réservés.
XIII
CONSCIENCE
J’ai conscience de vivre un Temps qui n’est vôtre,
Et ce qui m’intéresse en rien n’impulse l’autre.
Il m’en coûte d’errer dans un Désert pierreux
D’où le moindre caillou m’est un lot douloureux.
Vous qui ne voyez plus les Beautés de ce Monde
Et cherchez dans l’ailleurs l’éclat d’une autre ronde,
Ouvrez donc grands les yeux et donnez de vos cœurs !
Ne retenez vos freins et lâchez vos rancœurs !
J’ai conscience d’être en un lieu qui n’est vôtre,
Et ce qui m’intéresse, en rien, n’émeut l’apôtre.
Il se peut que la Lune, en soi, m’est grand Soleil,
Et le Soleil une ombre à mon cœur en sommeil.
Allons ! Venez à moi ! Traversons tous ensemble
Cette contrée absurde, et qui ne nous ressemble.
Avec un grand courage il nous faut, sans regret,
Changer ce monde frustre ou le quitter de gré.
M.A.B.M.
Cannes le 9 Février 2017
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4 commentaires
rivaudais · le mardi 7 mars 2017 à 13:51
Micheline 1940 · le mardi 7 mars 2017 à 17:26
Sachez que votre compliment m'est allé droit au coeur, et m'a ramenée bien des années en arrière, car à l'instant je pense à ce que me disait ma chère Maman, et ce, d'une façon plus que péremptoire qui ne souffrait réplique " Toi, ma fille, on ne sait d'où tu viens ! Tu ne ressemble en rien à aucun d'entre nous !" Et cela me faisait souffrir infiniment... Je voulais leur ressembler, être des leurs, être des "miens" ! Et j'ai su, bien plus tard, que chacun est unique, ou plus ou moins unique, ou moins ou plus pareil !
C'est un choix direz-vous, mais, choisis t-on vraiment ? Nous sommes, je le crois, tous et chacun "unique", et cette unicité donne parfois vertige, celui du Vide creux qu'il nous faut, las, combler !
C'est à moi de vous remercier, René, de votre courtoise sollicitude qui, positivement, m'enchante infiniment !
Bien à vous et tout aussi amicalement,
Micheline.
Plumeflore · le mardi 7 mars 2017 à 20:54
Marc!
Micheline 1940 · le jeudi 9 mars 2017 à 23:52
Combien vous avez raison ! Se pourrait- il qu'un jour ce monde fou s'arrête, et que l'homme se pose enfin la question du devenir de sa propre espèce ? Détruisant la forêt, polluant la terre; la mer et l'air, quel espoir laisse t-il aux générations futures ? La glace, le feu et un mouroir d'éternité ? Perspectives en effet peu engageantes !!!
Merci d'être passé me lire, cher Poète. Ce me fut un plaisir !
Bien amicalement,
Micheline.
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