Fatalité
LE CHANT DU CYGNE
XIX
FATALITÉ
Je n’ai jamais reçu, pour ce qu’il m’en souvienne,
Autant d’affections, comme pareils amours,
Et l’inquiétude en tes yeux ! Qu’elle me vienne !
Pour m’émouvoir encor, pour en frémir toujours !
Aussi, mon plus banal et moindre bleu de l’âme,
Faisait d’un coup pâlir ton franc sourire heureux.
Quand tu prenais ma main, sourdait en moi la flamme
Brûlante d’un penchant vif et voluptueux.
Et dans le même temps, je tremblais de rejoindre
Les veuves aux draps noirs pleurant leurs doux amours…
Fatalité qu’il me fallût, en vain, contraindre,
M’arrachant tout le cœur au fil de tristes jours.
M.A.B.M.
Cannes le 3 Mars 2017
Page 20
Droits Réservés.
XIX
FATALITÉ
Je n’ai jamais reçu, pour ce qu’il m’en souvienne,
Autant d’affections, comme pareils amours,
Et l’inquiétude en tes yeux ! Qu’elle me vienne !
Pour m’émouvoir encor, pour en frémir toujours !
Aussi, mon plus banal et moindre bleu de l’âme,
Faisait d’un coup pâlir ton franc sourire heureux.
Quand tu prenais ma main, sourdait en moi la flamme
Brûlante d’un penchant vif et voluptueux.
Et dans le même temps, je tremblais de rejoindre
Les veuves aux draps noirs pleurant leurs doux amours…
Fatalité qu’il me fallût, en vain, contraindre,
M’arrachant tout le cœur au fil de tristes jours.
M.A.B.M.
Cannes le 3 Mars 2017
Page 20
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5 commentaires
jekarev · le vendredi 10 mars 2017 à 16:30
la lecture de vos vers nous rappelle que tous ceux qu'on a aimés reviennnent toujours autour de nous. Ils étaient beaux comme des matins d'été. Après ce que la vie nous a offert, il semble que le cours du temps nous laisse pour toujours de la mélancolie. Les vers que vous avez posés nous retourne le coeur. Oui, le souffle du temps suit son cours. S'il parvient, par surprise, à déposer un instant d'oubli dans nos regards, nous ne pourrons jamais perdre nos souvenirs perpétuels d'humains !
Jérôme
Micheline 1940 · le samedi 11 mars 2017 à 10:06
Bien belle journée à vous, et peut-être à bientôt ? !
Micheline.
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 13 mars 2017 à 11:43
Des vers d'une émouvante beauté, où chaque mot fait revivre un passé de moments merveilleux. Alors, pour s'émouvoir, juste se dire que ce n'est que comme cela que l'on peut donner vie, un instant, mais sis précieux instant, notre passé. La vie est fatalité et l'on ne peut rien y faire. Sinon, fleurir le coeur de nos souvenirs. Belle semaine qui commence, Micheline. Avec ma toujours délicate amitié. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Micheline 1940 · le lundi 13 mars 2017 à 15:06
Il me faut faire attention et revenir sans cesse sur mes textes pour ne pas oublier un ami qui ne m'oublie et me l'écrit si gentiment. Voila qui est fait, et je vous remercie d'avoir pris la plume pour me faire part de votre sentiment sur ce poème qui n'a pas eu l'heur, comme tant d’autres, d'attacher pléthore de lecteurs ! J'ai en ce moment une tristesse automnale qui me colle à la fibre et supplante l'air du temps, pourtant ensoleillé et harmonieusement empli de sonores chants d'oiseaux ! Mais cela ne suffit pour éclairer mon âme, vagissante en des lieux hors de nos horizons.
Toujours bien amicalement, cher Poète et ami !
Micheline.
Plumeflore · le mardi 28 mars 2017 à 19:39
magnifique comme toujours!
Marc!
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