Mon Ulysse
LE CHANT DU CYGNE
XXI
MON ULYSSE
Lorsque tu reviendras de ce mortel voyage,
Éprouveras-tu les sentiments d’autrefois ?
Ne seras-tu pas trop dépaysé, trop sage,
Pour reprendre le cours de nos amours ? Parfois,
Je me demande si tu ne fus qu’un mirage …
Je ne puis, sans terreur, voir sous cet éclairage,
Un passé qui ne m’est qu’un songe mille fois
Répété, pour finir en un équarrissage !
Ô mon amour gentil ! Enlève moi ce poids
Qui m’impose souffrance ! Ô mon cœur ! Et j’enrage
À ressentir le temps qui passe, or, je ne gage
À maintenir en ordre et l’amour et ma foi !
Sais-tu qu’en moi sourd cet indicible courage
De remémorer nos souvenirs pour l’émoi ?
Et sais-tu qu'en un heurt mon cœur sombre en naufrage ?
Je ne prendrai jamais l’oubli comme l’image
D’un renouveau joyeux, qui tiendrait aux abois
Tout mon passé frileux de souvenirs en cage,
De pleurs versés pour nous dans ce désert sans lois !
Ô ! Régis donc pour moi ce flou qui décourage !
Si comme j’en prie Dieu d’adoucir mon vieil âge,
De transcender ma longue agonie et ma foi,
Sois encor près de moi quand mon âme s’engage
À quitter mon vieux corps, sans regret, sans effroi...
M’offrirez-vous, Seigneur, ce cadeau ? ce doux gage ?
M.A.B.M.
Cannes le 15 Mars 2017
Page 22
Droits Réservés.
XXI
MON ULYSSE
Lorsque tu reviendras de ce mortel voyage,
Éprouveras-tu les sentiments d’autrefois ?
Ne seras-tu pas trop dépaysé, trop sage,
Pour reprendre le cours de nos amours ? Parfois,
Je me demande si tu ne fus qu’un mirage …
Je ne puis, sans terreur, voir sous cet éclairage,
Un passé qui ne m’est qu’un songe mille fois
Répété, pour finir en un équarrissage !
Ô mon amour gentil ! Enlève moi ce poids
Qui m’impose souffrance ! Ô mon cœur ! Et j’enrage
À ressentir le temps qui passe, or, je ne gage
À maintenir en ordre et l’amour et ma foi !
Sais-tu qu’en moi sourd cet indicible courage
De remémorer nos souvenirs pour l’émoi ?
Et sais-tu qu'en un heurt mon cœur sombre en naufrage ?
Je ne prendrai jamais l’oubli comme l’image
D’un renouveau joyeux, qui tiendrait aux abois
Tout mon passé frileux de souvenirs en cage,
De pleurs versés pour nous dans ce désert sans lois !
Ô ! Régis donc pour moi ce flou qui décourage !
Si comme j’en prie Dieu d’adoucir mon vieil âge,
De transcender ma longue agonie et ma foi,
Sois encor près de moi quand mon âme s’engage
À quitter mon vieux corps, sans regret, sans effroi...
M’offrirez-vous, Seigneur, ce cadeau ? ce doux gage ?
M.A.B.M.
Cannes le 15 Mars 2017
Page 22
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4 commentaires
Plumeflore · le jeudi 23 mars 2017 à 03:43
je vous souhaite beaucoup de poèmes comme celui là!
bonne soirée chère Micheline!
Micheline 1940 · le dimanche 26 mars 2017 à 06:13
Je viens seulement de récupérer l'usage du Site qui brusquement et sans raison présenta un blocage m'empêchant totalement d'y accéder. Notre ami Philip est venu à mon secours avec tant de gentillesse, que je puis ainsi et de suite vous répondre. Vous dire que je suis absolument peinée de l'affreux malheur qui a douloureusement bouleversé votre vie est faible... et n'ai aucune difficulté à imaginer le chagrin qui frappât, alors, votre existence... Grâce soit rendue à Dieu qui, dans sa grande miséricorde, vous a fait rencontrer Marie, la plus que douce, pour apaiser votre chagrin et vous ouvrir à nouveau la porte du divin bonheur. Que celui-ci vous accompagne jusqu'en éternité, et c'est ce que je vous souhaite très sincèrement du plus profond de mon coeur ! Merci cher Marc d'être passé sur mon texte, avec toujours votre grande générosité comme aussi votre délicatesse de Poète !
Bon Dimanche à vous, sans oublier votre chère Muse et incomparable Poétesse Marie.
Avec mille amitiés,
Micheline.
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 27 mars 2017 à 13:19
Un poème douloureux qui traduit ces moments de la vie où l'on croit que le temps terrestre est une funeste horloge qui nous rappelle que tout semble s'être arrêté que que l'instant présent ne sert à rien, tant il parait inutile.
Alors on s'imagine l'autre parti pour un très long voyage. Mais pas à l'appel de quelque sirène, vers un inconnu que parfois l'on a hâte de rejoindre. Mais il reste la vie, la vie pendant laquelle, plutôt qu'une non-exsitence, on peut encore et encore faire vivre nos plus beau souvenirs. Bien affectueusement à vous, Micheline, avec toute mon amitié. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Micheline 1940 · le lundi 27 mars 2017 à 15:58
Vous m'écrivez des choses si belles et si vraies, comme autant ressenties, qu'il me semblerait un instant, les avoir écrites moi-même... Je vous remercie d'être venu me commenter avec autant d'amitié, cher ami, et croyez en ma bien chaleureuse et amicale pensée !
Micheline.
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