Au Tout Commencement
LE CHANT DU CYGNE
XXXVI
AU TOUT COMMENCEMENT
Il me faut commencer par le commencement.
Au tout commencement fut la Grande Lumière.
Lorsqu’elle nous parvint du jeune Firmament,
Éclairant notre Monde en sa vaste litière,
Il grouillait dans le froid, en affreux tremblements,
D’étranges ombres qui s’agrippaient comme lierre,
Dont les plaintes sourdaient, rappelant les mourants,
À vous fendre le cœur, même s’il fut de pierre.
S’écrasant, s’emmêlant à l’assaut du sommet,
Des corps s’amoncelaient en une pyramide,
D’où glissaient des déchets avec des cris d’archet
Grinçant sur une corde entaillée à l’acide.
Notre vie commença justement ce jour là !
Un atome d’atome et deux mains qui s’espèrent,
Deux regards s’éprenant, s’envolant au-delà,
Pour retrouver nos cœurs perdus qui désespèrent,
Afin que plus jamais, jamais plus ne souffrissent,
Ces deux amants pour qui l’important affleurait.
Ô se voir ! Se toucher ! Que nos vies refleurissent
Dans une apothéose et qui ne finirait !
M.A.B.M.
Cannes le 3 Mai 2017
Page 37
Droits Réservés.
XXXVI
AU TOUT COMMENCEMENT
Il me faut commencer par le commencement.
Au tout commencement fut la Grande Lumière.
Lorsqu’elle nous parvint du jeune Firmament,
Éclairant notre Monde en sa vaste litière,
Il grouillait dans le froid, en affreux tremblements,
D’étranges ombres qui s’agrippaient comme lierre,
Dont les plaintes sourdaient, rappelant les mourants,
À vous fendre le cœur, même s’il fut de pierre.
S’écrasant, s’emmêlant à l’assaut du sommet,
Des corps s’amoncelaient en une pyramide,
D’où glissaient des déchets avec des cris d’archet
Grinçant sur une corde entaillée à l’acide.
Notre vie commença justement ce jour là !
Un atome d’atome et deux mains qui s’espèrent,
Deux regards s’éprenant, s’envolant au-delà,
Pour retrouver nos cœurs perdus qui désespèrent,
Afin que plus jamais, jamais plus ne souffrissent,
Ces deux amants pour qui l’important affleurait.
Ô se voir ! Se toucher ! Que nos vies refleurissent
Dans une apothéose et qui ne finirait !
M.A.B.M.
Cannes le 3 Mai 2017
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6 commentaires
Larose · le lundi 15 mai 2017 à 12:36
je comprends chaque vers à sa juste valeur, je sais ce feu incandescent qui ne s'éteint jamais, que recouvre nos jours d'un ruban de tendresse!
quand le cœur parle les yeux s'éblouissent de paillettes d'or!!
merci pour ce joli moment d'amour!
et que le printemps vous apporte autant de fleurs que vous offrez de vos mots!
Marie
Plumeflore · le lundi 15 mai 2017 à 14:02
quand la tendresse guide votre plume il pleut des pétales sur nos jours de printemps et c'est bien agréable pour les yeux, c'est même un régal!!!
dans le seul but de la beauté!
marc!
Micheline 1940 · le mercredi 17 mai 2017 à 02:56
Vous savez, oh combien, j'aime votre poésie ! Et lorsque vous m'écrivez d'aussi jolie façon, j'apprécie à sa mesure que la Poétesse que vous êtes emploie d'aussi jolis mots et des adjectifs d'une rare délicatesse ! Avec Marc, vous me comblez, et je me sens moins perdue lorsque vous venez si délicieusement commenter mes textes ! J'accepte avec bonheur vos souhaits, chère Marie, aussi, soyez remerciée mille fois pour votre générosité qui n'a d'égale que votre sentiment précieux et amical de la délicieuse personne que vous êtes !
Mille amitiés d'une admiratrice qui n'aspire qu'à vous lire ! Micheline.
Micheline 1940 · le mercredi 17 mai 2017 à 03:15
Nous parlons de ce même sentiment qui emporte tout et supplante tous les autres : le bel Amour ! Imaginons que l'humain eût été privé de cette pure étincelle ! Que nous resterait-il ? Ah ! Je n'ose y penser ! Le printemps, lui, semble vouloir nous offrir de plus chaleureuses journées. Tiendra t-il ses promesses ? Je l'en supplie afin que mon être se réchauffe un peu ! J'ai toujours si froid !
Merci d'être passé, cher Marc, avec toujours une prose aussi délicatement ouvragée que vos vers ! Vous me gâtez par trop ! Aussi, vous m'en voyez infiniment comblée ! Merci encore cher Poète, de venir sur mes textes ! C'est toujours un immense plaisir que de vous y rencontrer !
Bien à vous, comme toujours amicalement,
Micheline.
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 18 mai 2017 à 11:33
Me voici enfin, avec beaucoup de retard.
Voici ici, un texte soigné, comme toujours, chez vous, qui a la particularité de ressembler à une version poétique de la Genèse. Mais, plus l'on avance dans la poésie, plus l'on comprend qu'il s'agit de la genèse d'une aventure personnelle, incroyable et forte pour ce qu'elle représente. L'apothéose ? Tant que vit le souvenir, croît l'émotion du coeur. Alors, l'apothéose se renouvelle à l'infini.
Bien à vous, Micheline, continuez à écrire d'aussi belles choses. Avec toute mon amitié. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Micheline 1940 · le lundi 22 mai 2017 à 08:23
Je vous croyais perdu dans vos pensées lointaines,
Au point de déserter mes bien pâles poèmes...
Ils ne doivent que peu vous accrocher le cœur,
Or combien ils devraient le faire avec bonheur,
Si je développais quelque talent pour l’heur !
Et l'ennui me taraude… Or, voilà que j’hésite...
Allons ! Ne boudons pas votre belle visite,
Ce qui serait un comble, et je sais mon ami
Combien il me faut vous dire encore merci !
Bien amicalement,
Micheline.
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