Quand Le Souvenir Tangue...
POÈMES EN CONFIDENCES
VIII
QUAND LE SOUVENIR TANGUE…
Mon verger de l’enfance, ô combien tu persistes
En ma mémoire, et viens en un bouquet chantant
Visiter ma narine et mon cœur chancelant...
Quand le souvenir tangue, alors que tu résistes !
Ah ! nos abricotiers, rangés en lignes droites,
Ployant sur les fruits d’or nous offraient du comptant !
Les figuiers blancs et noirs, tous nous ensorcelant,
Aguichaient nos palais de leurs saveurs benoîtes !
Et toi pamplemoussier, rafraîchissant nos gorges…
L’imposant cédratier, au fruit oblong, pesant,
Cuisait tout doucement dans le sirop brûlant,
Qui donnait des bonbons damant le sucre d’orge !
Le cognassier était notre arbre à papillotes.
Ses fruits mis en bassine et tournés longuement,
Finissaient en petits carrés qui, tout gaiement,
Saluaient l’aventure en chatouillant nos glottes !
La fraise en fin sorbet, nous faisait vite atteindre
Le Nirvana du goût, pur délice en plaisir
Raffiné de saveurs comblant notre désir,
Et mes chers souvenirs peinent à se contraindre…
Quand la mémoire émerge, éclaboussant l’enfance
D’une lumière étrange explorant le plus doux
De ces moments heureux, sans heurts et sans courroux,
J’aspire à leur retour dans ma pénible errance…
M.A.B.M.
Cannes le 26 Janvier 2018
Page 9
Droits Réservés.
VIII
QUAND LE SOUVENIR TANGUE…
Mon verger de l’enfance, ô combien tu persistes
En ma mémoire, et viens en un bouquet chantant
Visiter ma narine et mon cœur chancelant...
Quand le souvenir tangue, alors que tu résistes !
Ah ! nos abricotiers, rangés en lignes droites,
Ployant sur les fruits d’or nous offraient du comptant !
Les figuiers blancs et noirs, tous nous ensorcelant,
Aguichaient nos palais de leurs saveurs benoîtes !
Et toi pamplemoussier, rafraîchissant nos gorges…
L’imposant cédratier, au fruit oblong, pesant,
Cuisait tout doucement dans le sirop brûlant,
Qui donnait des bonbons damant le sucre d’orge !
Le cognassier était notre arbre à papillotes.
Ses fruits mis en bassine et tournés longuement,
Finissaient en petits carrés qui, tout gaiement,
Saluaient l’aventure en chatouillant nos glottes !
La fraise en fin sorbet, nous faisait vite atteindre
Le Nirvana du goût, pur délice en plaisir
Raffiné de saveurs comblant notre désir,
Et mes chers souvenirs peinent à se contraindre…
Quand la mémoire émerge, éclaboussant l’enfance
D’une lumière étrange explorant le plus doux
De ces moments heureux, sans heurts et sans courroux,
J’aspire à leur retour dans ma pénible errance…
M.A.B.M.
Cannes le 26 Janvier 2018
Page 9
Droits Réservés.
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10 commentaires
joey de Provence · le vendredi 9 février 2018 à 07:04
Debbie · le vendredi 9 février 2018 à 08:57
Belle journée
Amitié Poétique
Debbie http://www.mespoemes.net/debbie/
Rêveuse · le vendredi 9 février 2018 à 11:53
C'est superbe cette immersion dans les saveurs inoubliables de l'enfance, tout un tas d'images flottent devant mes yeux!!!!!!
merci chère poétesse sensible et talentueuse!
amitiés toutes poétiques et chaleureuses aussi
Isabelle · le vendredi 9 février 2018 à 12:43
Quel magnifique poème, la douceur de vos mots me fait dire que nous avons eu la même enfance avec la nature, bravo
Merci de ce beau partage!
Mes amitiés
Isabelle :-)
Pierre · le samedi 10 février 2018 à 20:55
comme on se délecte d'un sorbet à la
fraise !!!!! Amitiés Chère Micheline !
Micheline 1940 · le lundi 12 février 2018 à 02:23
Comme vous le constatez, et obéissant à ma triste habitude, j'ouvre mon PC la nuit, dans la plénitude du calme où je peux mieux me concentrer pour écrire... Le jour, je ne vaux rien et n'arrive à rien ! Est-ce bête tout de même ! C'est vrai que les fleurs du cognassier sont à tomber ! Mais savez-vous aussi la surprenante fleur du grenadier ? C'est un pur enchantement ! Que dis-je ! Un réel ravissement ! Je ne l'ai pas citée sur ce texte, mais j'en ai fait une longue description dans "Le Verger Des Regrets" posté le mercredi 26 Mars en l'an 2014. Que c'est loin déjà ! Le texte est en prose Alexandrine. Il vous évoquera très certainement d'autres souvenirs d'enfance... du moins je l'espère, pour ce qu'il peut apporter de joyeux de cette nostalgique époque !
Je vous remercie d'être passée me lire, et vous dis à bientôt sur votre page !
Bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le lundi 12 février 2018 à 02:26
Amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le lundi 12 février 2018 à 02:46
Le temps passe si vite ! Et je ne trouve de temps pour entreprendre et faire ! Mais je ne veux pas pour cela me stresser plus qu'il n'est raisonnable de le faire ! Après tout, comme disait Scarlett O'Hara, demain est un autre jour, et le soleil brillera encore ! Je vous remercie, chère amie pour être passée ma lire, et de plus, de me trouver autant de talent ! J'en rosis de plaisir !
Bonne nuit pour maintenant, et belle journée pour demain !
Bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le lundi 12 février 2018 à 02:56
La Nature est essentielle, et l'homme ne peut s'en passer...Pour ma part, elle est plus que vitale, et mes chers souvenirs, comme je suppose très certainement les vôtres, sont délicieusement empreints de nostalgies parfumées, odorantes et goûteuses ! Merci pour votre passage sur ma page et pour votre commentaire où l'émotion y est tangible !
Bien amicalement,
Micheline.
Micheline 1940 · le lundi 12 février 2018 à 03:06
Merci pour votre commentaire, cher Vous, et trouvez ici, toute mon amitié,
Micheline.
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