Et Je Me Vois Aller
CRÉPUSCULES
XIV
ET JE ME VOIS ALLER…
Comment faire pour vivre avec le vide en soi ?
L’affreux manque de tout ? L’absolue solitude ?
Le fait de ne plus connaître la plénitude ?
Allant jusqu’à penser n’avoir connu d’émoi ?
Se sentir toute seule, avec la certitude
Que sous mes pieds l’enfer attend le genre humain,
Qu’au ciel plane la guerre… un conflit pour demain ?
Et ma pensée s’étiole au vent d’incertitude…
Rien ne vient accrocher mon regard inquiet,
Et je plonge, hélas, et m’enfonce en hébétude,
Où plus rien ne viendra chatouiller l’habitude,
Et je me vois aller, claudiquant sur un pied…
M.A.B.M
Cannes, le 30 Avril 2022
Page 19
Droits Réservés.
XIV
ET JE ME VOIS ALLER…
Comment faire pour vivre avec le vide en soi ?
L’affreux manque de tout ? L’absolue solitude ?
Le fait de ne plus connaître la plénitude ?
Allant jusqu’à penser n’avoir connu d’émoi ?
Se sentir toute seule, avec la certitude
Que sous mes pieds l’enfer attend le genre humain,
Qu’au ciel plane la guerre… un conflit pour demain ?
Et ma pensée s’étiole au vent d’incertitude…
Rien ne vient accrocher mon regard inquiet,
Et je plonge, hélas, et m’enfonce en hébétude,
Où plus rien ne viendra chatouiller l’habitude,
Et je me vois aller, claudiquant sur un pied…
M.A.B.M
Cannes, le 30 Avril 2022
Page 19
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9 commentaires
capucine812 · le dimanche 30 octobre 2022 à 08:03
Je viens de vous lire et vos textes me touchent beaucoup je vous sens un peu perdue et désorientée
Je vous envoie toutes mes pensées positives pour vous donner du courage
Je vous embrasse bien affectueusement
Votre amie Maryse
micheline1940 · le dimanche 30 octobre 2022 à 10:08
Tous mes vœux vous accompagnent en ce clair et dernier Dimanche d'Octobre !
Je vous serre dans mes bras avec tendresse,
Micheline.
rivaudais · le vendredi 11 novembre 2022 à 00:43
rivaudais · le vendredi 11 novembre 2022 à 00:53
rivaudais · le vendredi 11 novembre 2022 à 01:04
C'est dans ce contexte que je precise ma pensee. Ou certains diraient que votre style est delicieusement retro, moi j'affirme qu'il est non seulement actuel mais intemporel ...Pour ceux-la qui possedent un peu de culture, de curiosite et de connaissance litteraires. Le romantisme n'est pas mort, vous en etes la meilleure preuve. Et je vous prie de recevoir, avec mes remerciements, ma vive reconnaissance.
micheline1940 · le jeudi 17 novembre 2022 à 21:19
Je pensais vous avoir perdu, las, pour jamais !
Et lorsque je m'affectionne ainsi, je m'envole,
Et je plane en un Azur léger qui m'emporte...
Je me suis sentie ramper en un chemin glacé,
Déserté par la vie qui me chantait : assez !
Ai-je souffert de ce fébrile romantisme
Qui accapare l’âme usant de terrorisme,
M’imposant de prier pour ne point trépasser ?
L’âme en solitude s’élève à des nivaux
Que l’extrême peut seul contenir et gérer,
Et dans la profondeur de ce vide abyssal
Je referme les yeux pour ne pas me noyer.
Vous me gâtez, ami, louant mon écriture,
Mais elle me vient d’ailleurs, d’une sphère inconnue,
Faisant couler de l’encre à ma plume servile,
Toujours fort étonnée de se surprendre habile.
Je vous ai livré là de secrètes pensées,
Qui tournent et me reviennent, sans se lasser,
Mais il me faudra cesser là mon verbiage
Qui me fait tourner tête tant il décourage…
Et voici Baudelaire pour vous consoler
De mes divagations sans nul intérêt…
Je vous embrasse bien tendrement,
Micheline
Charles BAUDELAIRE
1821 - 1867
SPLEEN
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Bonne nuit ami René !
plumeflore · le vendredi 18 novembre 2022 à 18:28
je vous souhaite encore de belles pages et de grâce ne doutez point de vous!!
Marc!
micheline1940 · le dimanche 20 novembre 2022 à 00:38
Oui, depuis le temps....
.J'avais cru vous déplaire en ce jour malheureux où vous aviez perdu votre cher compagnon à quatre pattes, et ce chagrin qui vous touchait au plus profond, je le connaissais bien, le ressentais avec vous, et le comprenais ô combien ! car moi-même avais perdu deux chers et très doux compagnons d'amour et de tendresse, qu'avec mon cher mari nous avons pleuré, mais pleuré comme deux enfants... Aussi, les condoléances que je vous présentais étaient aussi bien sincères qu' amicales.... Croyez alors que je suis demeurée attristée de ne plus avoir de vos nouvelles après ces condoléances....
Et de ce fait, je n'ai pas éprouvé après, l'outrecuidance de vous importuner avec mes commentaires....
Il n'est point une surprise pour vous de connaître mon goût pour vos écrits qui sont la quintessence du lyrisme poétique, et votre plume est plus que belle.
Je vous remercie d'être passé sur mes lignes, et veuillez trouver ici, mon amical souvenir.
Micheline
rivaudais · le lundi 21 novembre 2022 à 12:22
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