En Cette Veille Du 2 Novembre
EN CETTE VEILLE DU 2 NOVEMBRE..
Hier le soleil dardait ses rayons somptueux,
Aujourd'hui le ciel noir pousse un vent furieux
Apportant cet orage absent de tout l'été
Qui, peut-être, aurait éteint les feux de forêts...
Le ciel d'encre est triste comme le sont nos cœurs,
Car se sont enfuis tous nos menus bonheurs.
Aussi me sont venus, sans prendre de manière,
Ces vers poignants et superbes de Baudelaire...
LES FLEURS DU MAL
LA SERVANTE AU GRAND CŒUR
La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse,
Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs,
Et quand Octobre souffle, émondeur des vieux arbres,
Son vent mélancolique à l'entour de leurs marbres,
Certe, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,
Tandis que, dévorés de noires songeries,
Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,
Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,
Ils sentent s'égoutter les neiges de l'hiver
Et le siècle couler, sans qu'amis ni famille
Remplacent les lambeaux qui pendent à leur grille.
Lorsque la bûche siffle et chante, si le soir,
Calme, dans le fauteuil, je la voyais s'asseoir,
Si, par une nuit bleue et froide de décembre,
Je la trouvais tapie en un coin de ma chambre,
Grave, et venant du fond de son lit éternel
Couver l'enfant grandi de son œil maternel,
Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,
Voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse ?
CHARLES BAUDELAIRE
Hier le soleil dardait ses rayons somptueux,
Aujourd'hui le ciel noir pousse un vent furieux
Apportant cet orage absent de tout l'été
Qui, peut-être, aurait éteint les feux de forêts...
Le ciel d'encre est triste comme le sont nos cœurs,
Car se sont enfuis tous nos menus bonheurs.
Aussi me sont venus, sans prendre de manière,
Ces vers poignants et superbes de Baudelaire...
LES FLEURS DU MAL
LA SERVANTE AU GRAND CŒUR
La servante au grand cœur dont vous étiez jalouse,
Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs,
Et quand Octobre souffle, émondeur des vieux arbres,
Son vent mélancolique à l'entour de leurs marbres,
Certe, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,
Tandis que, dévorés de noires songeries,
Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,
Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,
Ils sentent s'égoutter les neiges de l'hiver
Et le siècle couler, sans qu'amis ni famille
Remplacent les lambeaux qui pendent à leur grille.
Lorsque la bûche siffle et chante, si le soir,
Calme, dans le fauteuil, je la voyais s'asseoir,
Si, par une nuit bleue et froide de décembre,
Je la trouvais tapie en un coin de ma chambre,
Grave, et venant du fond de son lit éternel
Couver l'enfant grandi de son œil maternel,
Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,
Voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse ?
CHARLES BAUDELAIRE
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3 commentaires
capucine812 · le mercredi 2 novembre 2022 à 05:46
Tout comme vous j'appréhende ce moi de novembre qui n'est pas un de mes préférés
Mais il est sur la liste donc on va passer outre sans trop réfléchir au mal qu'il peut nous faire
Bonne journée à vous
Je vous embrasse bien affectueusement
Votre amie Maryse
debbie · le jeudi 3 novembre 2022 à 09:48
Mais c'est la vie et il faut continuer et se rattacher à ce qu'il reste et profiter des moment comme si c'était le dernier. C'est ce que nos êtres chers qui sont partis voudraient ça j'en suis certaine.
Je vous souhaite une bien agréable journée avec du soleil au coeur.
Je vous embrasse très tendrement
Debbie
rivaudais · le samedi 5 novembre 2022 à 01:03
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