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☘🍃đŸŒș11 - Le physalis

Le mardi 23 juin 2020 à 20:13, posté par FRANCOIS · 51 lectures

Illustration du poĂšme « ☘🍃đŸŒș11 - Le physalis »
Rassurez-vous mes bien-aimés immortels, mes respectables académiciens,
vous pouvez paresser exquisément sur deux organes auditifs, car jamais un
sommaire rĂ©sidu anachronique ne tapisserie son humble carcasse d’un habit
vert protocolaire, et en aucune façon son flanc n’arborera votre pontifiante Ă©pĂ©e.


N’imaginez pas que mon esprit lymphatique attise une quelconque convoitise à
votre Ă©gard, car je suis le vellĂ©itaire dĂ©rivĂ© d’une modeste condition sociale, et
mon corps ne sera jamais drapé par les illustres couturiers, tels Jeanne Lanvin,
Pierre Balmain, Christian Dior, Pierre Cardin ou Christian Lacroix.


Je n’ambitionne nulle gratitude, car je sais trùs bien, que l’ensemble de mes
observations ne sera nullement publiĂ©, et qu’ils termineront leur destinĂ©e dans
les trĂ©fonds d’une boĂźte Ă  ordures, ou avec une petite larme d’opportunitĂ© au
fond d’un tĂ©nĂ©breux recoin aprĂšs ma mort.


Ces épouvantables et affligeantes éventualités ne doivent point asphyxier et
étouffé ce généreux appétit de dialogue et de communication rivé dans mes
viscÚres, et si je pouvais seulement distinguer quelques personnes épousant
le mĂȘme engouement que moi, ma quĂȘte serait complĂštement accomplie.


Je me suis irrespectueusement hasardé à égratigner un univers mystérieux,
constituĂ© principalement de trois empires, le monde animal, l’univers minĂ©ral,
qui seront négligés pour nous concentrer sur le rÚgne végétal.


Dans ce labyrinthe organique, je n’ausculterais pas les ramifications des
bryophytes, qu’ils soient terrestres ou aquatiques, affectionnant les
environnements détrempés, en nous écartant volontairement de ces mousses,
lichens, champignons ou algues vertes, tout en tentant de nous approcher du
monde des trachéophytes, appelées plantes vasculaires.


Toutefois, j’occulterais les lycophytes, comportant les lycopodes et les isoùtes,
j’ignorerais les filicophytes, comptant fondamentalement les fougùres et les
prĂȘles, ainsi que les gymnospermes, incluant les sapins, les Ă©picĂ©as, les
mélÚzes, les séquoias géants, les pins, les cyprÚs, les ifs, les thuyas ou ginkos,
mais je retiendrais toutes les angiospermes,présentant des organes
reproducteurs en fleurs


Dans cet indĂ©finissable imbroglio, j’écarterais les monocotylĂ©dones, dont la
jeune pousse formée de trois parties prépotentes : radicule, tigelle, et feuille
primordiale constitutive de la graine, intégrant les orchidées, les palmiers,les
bananiers, les graminées et les joncs, mais je conserverais les dicotylédones,
possédant de belles nervures ramifiées et de superbes stomates.


Dans cette poésie innovatrice, je me suis obstiné à emboutir cette science
difficulteuse pour une créature rustique, ne sachant appréhender les bases
primitives de l’étude caractĂ©ristique rĂ©servĂ©e aux plantes et aux herbes.


En creusant le thÚme, nous atteindrons une sous-classe intitulée asteridae,
divisée en onze ordres, dont les solanales, assimilant la famille des
solanacĂ©es, prĂ©sentant en outre la pomme de terre, la tomate, l’aubergine, le
pétunia, le datura, la belladone, la mandragore, le tabac et surtout le physalis.


Maintenant, je gagne du terrain Ă  pas silencieux dans cette foliation luxuriante
des frondaisons vivaces, à la recherche de ce déconcertant végétal, dont le
concert des sépales me laisse penser à une infime pochemembraneuse, bien
que la fantaisie lyrique lui impartĂźt souvent desappellations funambulesques,
telles que cerise d’hiver, amour en cage, ou lanterne chinoise ou japonaise.


Il est reconnu, que le physalis, tenant de l’espùce potagùre et du fruit se
dĂ©veloppe de maniĂšre remarquable et enfantine, quoique l’aspect extĂ©rieur
de sa sĂ©duisante enveloppe prĂ©sente des signes d’une trĂšs grande fragilitĂ©.


Il est Ă©bruitĂ©, que ce dĂ©concertant vĂ©gĂ©tal serait natif d’AmĂ©rique du Sud, il
est soutenu que ce miraculeux spécimen serait pourvu en substances
nutritives, et il est dit qu’il peut ĂȘtre commodĂ©ment ensemencĂ© dans un potager
ou un massif.


NĂ©anmoins, alors q’un nombre de diversitĂ©s est comestible, d’autres variĂ©tĂ©s
demeurent inconsommables, et ne sont qu’utilisĂ©es que pour l’harmonie de
leurs apparences, notamment le contour de leur attrayant étui botanique, de
façon à ce que ces magiques joyaux ornementaux embellissent vos terrasses
et vos jardins.




Comment atrophier, | sous l’ombreËœ accusatrice,

L’ardeur dĂ©vastatrice | d’un pauvre physalis,

Amoureux Ă©perdu | de bellesËœ amaryllis,

Le snobant de leur haut | par dédain et caprice.



Le gueux confie son mal | Ă  un volubilis,

Recherchant un savant | et puissant artifice,

Afin de suturer| la large cicatrice,

D’oĂč surgit la douleur | maculant l’oasis.



Pour calmer son chagrin | reclus dans un cilice,

Il doit, sur oukase | d’un pĂ©dant cochylis,

Fumer ou inhaler | des feuilles de cannabis,

Pourtant l’armistice | ne vainc point son supplice.



Soit, il faut se muer | en hautain adonis,

Dompter ou maßtriser | les prises séductrices

De Diane pourvue | de fascinatrices

Prunelles subjuguant | lys et mirabilis.




LĂ©siner sur les soins | par besoins d’avarices,

Suivre les hypnoses | d’un vif hamamĂ©lis,

Ourdir scripts intrigants, | ou subtils synopsis,

Font des lois rĂ©vĂ©rĂ©es | d’ñmes calculatrices.




Stupre˜ et perdition | valent psoriasis

Minant et ravageant, | par idées directrices,

Les décents sentiments, | avec esprits factices,

Et frappant les cƓurs purs, | de satyriasis.




Alors, faut-il craindre | la fin diffamatrice,

Et s’enfouir lentement, | tel un fol ascaris,

Ou fuir dans la toison | d’un duveteux pubis,

Pour dormir dans un lit| de douceur corruptrice.




Quelquefois, les chastes | fraĂźcheurs d’ampĂ©lopsis

Essuient les pleurs du cil | par des baisers complices,

Biffent les fils des peurs | déstabilisatrices,

Et couvrent les iris | de cistes d’ibĂ©ris.




L’amour est le dĂ©but | de faims dĂ©vastatrices,

BrĂ»lant l’intĂ©rieur | de cents myosotis,

Consumant par l’effet | d’un vilain onyxis,

Les doigts enchevĂȘtrĂ©s | dans des nids de dĂ©lices.




Quand les nuits, sans sommeil, | imprĂ©gnĂ©es d’anthĂ©mis,

Joncheront nos yeux | de voiles zélatrices,

Pour museler l’envie | dans gaines protectrices,

Nous pourrons éteindre | les désirs du ptÎsis.




Seule, l’existence | de joies rĂ©paratrices

Se moquant joliment | des dogmes, des praxis,

Dont l’unique dessein | est de chĂ©rir l’axis,

Brigue la thérapie | pour des plaies destructrices.
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