âđđș11 - Le physalis

Rassurez-vous mes bien-aimés immortels, mes respectables académiciens,
vous pouvez paresser exquisément sur deux organes auditifs, car jamais un
sommaire rĂ©sidu anachronique ne tapisserie son humble carcasse dâun habit
vert protocolaire, et en aucune façon son flanc nâarborera votre pontifiante Ă©pĂ©e.
Nâimaginez pas que mon esprit lymphatique attise une quelconque convoitise Ă
votre Ă©gard, car je suis le vellĂ©itaire dĂ©rivĂ© dâune modeste condition sociale, et
mon corps ne sera jamais drapé par les illustres couturiers, tels Jeanne Lanvin,
Pierre Balmain, Christian Dior, Pierre Cardin ou Christian Lacroix.
Je nâambitionne nulle gratitude, car je sais trĂšs bien, que lâensemble de mes
observations ne sera nullement publiĂ©, et quâils termineront leur destinĂ©e dans
les trĂ©fonds dâune boĂźte Ă ordures, ou avec une petite larme dâopportunitĂ© au
fond dâun tĂ©nĂ©breux recoin aprĂšs ma mort.
Ces épouvantables et affligeantes éventualités ne doivent point asphyxier et
étouffé ce généreux appétit de dialogue et de communication rivé dans mes
viscÚres, et si je pouvais seulement distinguer quelques personnes épousant
le mĂȘme engouement que moi, ma quĂȘte serait complĂštement accomplie.
Je me suis irrespectueusement hasardé à égratigner un univers mystérieux,
constituĂ© principalement de trois empires, le monde animal, lâunivers minĂ©ral,
qui seront négligés pour nous concentrer sur le rÚgne végétal.
Dans ce labyrinthe organique, je nâausculterais pas les ramifications des
bryophytes, quâils soient terrestres ou aquatiques, affectionnant les
environnements détrempés, en nous écartant volontairement de ces mousses,
lichens, champignons ou algues vertes, tout en tentant de nous approcher du
monde des trachéophytes, appelées plantes vasculaires.
Toutefois, jâocculterais les lycophytes, comportant les lycopodes et les isoĂštes,
jâignorerais les filicophytes, comptant fondamentalement les fougĂšres et les
prĂȘles, ainsi que les gymnospermes, incluant les sapins, les Ă©picĂ©as, les
mélÚzes, les séquoias géants, les pins, les cyprÚs, les ifs, les thuyas ou ginkos,
mais je retiendrais toutes les angiospermes,présentant des organes
reproducteurs en fleurs
Dans cet indĂ©finissable imbroglio, jâĂ©carterais les monocotylĂ©dones, dont la
jeune pousse formée de trois parties prépotentes : radicule, tigelle, et feuille
primordiale constitutive de la graine, intégrant les orchidées, les palmiers,les
bananiers, les graminées et les joncs, mais je conserverais les dicotylédones,
possédant de belles nervures ramifiées et de superbes stomates.
Dans cette poésie innovatrice, je me suis obstiné à emboutir cette science
difficulteuse pour une créature rustique, ne sachant appréhender les bases
primitives de lâĂ©tude caractĂ©ristique rĂ©servĂ©e aux plantes et aux herbes.
En creusant le thÚme, nous atteindrons une sous-classe intitulée asteridae,
divisée en onze ordres, dont les solanales, assimilant la famille des
solanacĂ©es, prĂ©sentant en outre la pomme de terre, la tomate, lâaubergine, le
pétunia, le datura, la belladone, la mandragore, le tabac et surtout le physalis.
Maintenant, je gagne du terrain Ă pas silencieux dans cette foliation luxuriante
des frondaisons vivaces, à la recherche de ce déconcertant végétal, dont le
concert des sépales me laisse penser à une infime pochemembraneuse, bien
que la fantaisie lyrique lui impartĂźt souvent desappellations funambulesques,
telles que cerise dâhiver, amour en cage, ou lanterne chinoise ou japonaise.
Il est reconnu, que le physalis, tenant de lâespĂšce potagĂšre et du fruit se
dĂ©veloppe de maniĂšre remarquable et enfantine, quoique lâaspect extĂ©rieur
de sa sĂ©duisante enveloppe prĂ©sente des signes dâune trĂšs grande fragilitĂ©.
Il est Ă©bruitĂ©, que ce dĂ©concertant vĂ©gĂ©tal serait natif dâAmĂ©rique du Sud, il
est soutenu que ce miraculeux spécimen serait pourvu en substances
nutritives, et il est dit quâil peut ĂȘtre commodĂ©ment ensemencĂ© dans un potager
ou un massif.
NĂ©anmoins, alors qâun nombre de diversitĂ©s est comestible, dâautres variĂ©tĂ©s
demeurent inconsommables, et ne sont quâutilisĂ©es que pour lâharmonie de
leurs apparences, notamment le contour de leur attrayant étui botanique, de
façon à ce que ces magiques joyaux ornementaux embellissent vos terrasses
et vos jardins.
Comment atrophier, | sous lâombreËœ accusatrice,
Lâardeur dĂ©vastatrice | dâun pauvre physalis,
Amoureux Ă©perdu | de bellesËœ amaryllis,
Le snobant de leur haut | par dédain et caprice.
Le gueux confie son mal | Ă un volubilis,
Recherchant un savant | et puissant artifice,
Afin de suturer| la large cicatrice,
DâoĂč surgit la douleur | maculant lâoasis.
Pour calmer son chagrin | reclus dans un cilice,
Il doit, sur oukase | dâun pĂ©dant cochylis,
Fumer ou inhaler | des feuilles de cannabis,
Pourtant lâarmistice | ne vainc point son supplice.
Soit, il faut se muer | en hautain adonis,
Dompter ou maßtriser | les prises séductrices
De Diane pourvue | de fascinatrices
Prunelles subjuguant | lys et mirabilis.
LĂ©siner sur les soins | par besoins dâavarices,
Suivre les hypnoses | dâun vif hamamĂ©lis,
Ourdir scripts intrigants, | ou subtils synopsis,
Font des lois rĂ©vĂ©rĂ©es | dâĂąmes calculatrices.
Stupre˜ et perdition | valent psoriasis
Minant et ravageant, | par idées directrices,
Les décents sentiments, | avec esprits factices,
Et frappant les cĆurs purs, | de satyriasis.
Alors, faut-il craindre | la fin diffamatrice,
Et sâenfouir lentement, | tel un fol ascaris,
Ou fuir dans la toison | dâun duveteux pubis,
Pour dormir dans un lit| de douceur corruptrice.
Quelquefois, les chastes | fraĂźcheurs dâampĂ©lopsis
Essuient les pleurs du cil | par des baisers complices,
Biffent les fils des peurs | déstabilisatrices,
Et couvrent les iris | de cistes dâibĂ©ris.
Lâamour est le dĂ©but | de faims dĂ©vastatrices,
BrĂ»lant lâintĂ©rieur | de cents myosotis,
Consumant par lâeffet | dâun vilain onyxis,
Les doigts enchevĂȘtrĂ©s | dans des nids de dĂ©lices.
Quand les nuits, sans sommeil, | imprĂ©gnĂ©es dâanthĂ©mis,
Joncheront nos yeux | de voiles zélatrices,
Pour museler lâenvie | dans gaines protectrices,
Nous pourrons éteindre | les désirs du ptÎsis.
Seule, lâexistence | de joies rĂ©paratrices
Se moquant joliment | des dogmes, des praxis,
Dont lâunique dessein | est de chĂ©rir lâaxis,
Brigue la thérapie | pour des plaies destructrices.
vous pouvez paresser exquisément sur deux organes auditifs, car jamais un
sommaire rĂ©sidu anachronique ne tapisserie son humble carcasse dâun habit
vert protocolaire, et en aucune façon son flanc nâarborera votre pontifiante Ă©pĂ©e.
Nâimaginez pas que mon esprit lymphatique attise une quelconque convoitise Ă
votre Ă©gard, car je suis le vellĂ©itaire dĂ©rivĂ© dâune modeste condition sociale, et
mon corps ne sera jamais drapé par les illustres couturiers, tels Jeanne Lanvin,
Pierre Balmain, Christian Dior, Pierre Cardin ou Christian Lacroix.
Je nâambitionne nulle gratitude, car je sais trĂšs bien, que lâensemble de mes
observations ne sera nullement publiĂ©, et quâils termineront leur destinĂ©e dans
les trĂ©fonds dâune boĂźte Ă ordures, ou avec une petite larme dâopportunitĂ© au
fond dâun tĂ©nĂ©breux recoin aprĂšs ma mort.
Ces épouvantables et affligeantes éventualités ne doivent point asphyxier et
étouffé ce généreux appétit de dialogue et de communication rivé dans mes
viscÚres, et si je pouvais seulement distinguer quelques personnes épousant
le mĂȘme engouement que moi, ma quĂȘte serait complĂštement accomplie.
Je me suis irrespectueusement hasardé à égratigner un univers mystérieux,
constituĂ© principalement de trois empires, le monde animal, lâunivers minĂ©ral,
qui seront négligés pour nous concentrer sur le rÚgne végétal.
Dans ce labyrinthe organique, je nâausculterais pas les ramifications des
bryophytes, quâils soient terrestres ou aquatiques, affectionnant les
environnements détrempés, en nous écartant volontairement de ces mousses,
lichens, champignons ou algues vertes, tout en tentant de nous approcher du
monde des trachéophytes, appelées plantes vasculaires.
Toutefois, jâocculterais les lycophytes, comportant les lycopodes et les isoĂštes,
jâignorerais les filicophytes, comptant fondamentalement les fougĂšres et les
prĂȘles, ainsi que les gymnospermes, incluant les sapins, les Ă©picĂ©as, les
mélÚzes, les séquoias géants, les pins, les cyprÚs, les ifs, les thuyas ou ginkos,
mais je retiendrais toutes les angiospermes,présentant des organes
reproducteurs en fleurs
Dans cet indĂ©finissable imbroglio, jâĂ©carterais les monocotylĂ©dones, dont la
jeune pousse formée de trois parties prépotentes : radicule, tigelle, et feuille
primordiale constitutive de la graine, intégrant les orchidées, les palmiers,les
bananiers, les graminées et les joncs, mais je conserverais les dicotylédones,
possédant de belles nervures ramifiées et de superbes stomates.
Dans cette poésie innovatrice, je me suis obstiné à emboutir cette science
difficulteuse pour une créature rustique, ne sachant appréhender les bases
primitives de lâĂ©tude caractĂ©ristique rĂ©servĂ©e aux plantes et aux herbes.
En creusant le thÚme, nous atteindrons une sous-classe intitulée asteridae,
divisée en onze ordres, dont les solanales, assimilant la famille des
solanacĂ©es, prĂ©sentant en outre la pomme de terre, la tomate, lâaubergine, le
pétunia, le datura, la belladone, la mandragore, le tabac et surtout le physalis.
Maintenant, je gagne du terrain Ă pas silencieux dans cette foliation luxuriante
des frondaisons vivaces, à la recherche de ce déconcertant végétal, dont le
concert des sépales me laisse penser à une infime pochemembraneuse, bien
que la fantaisie lyrique lui impartĂźt souvent desappellations funambulesques,
telles que cerise dâhiver, amour en cage, ou lanterne chinoise ou japonaise.
Il est reconnu, que le physalis, tenant de lâespĂšce potagĂšre et du fruit se
dĂ©veloppe de maniĂšre remarquable et enfantine, quoique lâaspect extĂ©rieur
de sa sĂ©duisante enveloppe prĂ©sente des signes dâune trĂšs grande fragilitĂ©.
Il est Ă©bruitĂ©, que ce dĂ©concertant vĂ©gĂ©tal serait natif dâAmĂ©rique du Sud, il
est soutenu que ce miraculeux spécimen serait pourvu en substances
nutritives, et il est dit quâil peut ĂȘtre commodĂ©ment ensemencĂ© dans un potager
ou un massif.
NĂ©anmoins, alors qâun nombre de diversitĂ©s est comestible, dâautres variĂ©tĂ©s
demeurent inconsommables, et ne sont quâutilisĂ©es que pour lâharmonie de
leurs apparences, notamment le contour de leur attrayant étui botanique, de
façon à ce que ces magiques joyaux ornementaux embellissent vos terrasses
et vos jardins.
Comment atrophier, | sous lâombreËœ accusatrice,
Lâardeur dĂ©vastatrice | dâun pauvre physalis,
Amoureux Ă©perdu | de bellesËœ amaryllis,
Le snobant de leur haut | par dédain et caprice.
Le gueux confie son mal | Ă un volubilis,
Recherchant un savant | et puissant artifice,
Afin de suturer| la large cicatrice,
DâoĂč surgit la douleur | maculant lâoasis.
Pour calmer son chagrin | reclus dans un cilice,
Il doit, sur oukase | dâun pĂ©dant cochylis,
Fumer ou inhaler | des feuilles de cannabis,
Pourtant lâarmistice | ne vainc point son supplice.
Soit, il faut se muer | en hautain adonis,
Dompter ou maßtriser | les prises séductrices
De Diane pourvue | de fascinatrices
Prunelles subjuguant | lys et mirabilis.
LĂ©siner sur les soins | par besoins dâavarices,
Suivre les hypnoses | dâun vif hamamĂ©lis,
Ourdir scripts intrigants, | ou subtils synopsis,
Font des lois rĂ©vĂ©rĂ©es | dâĂąmes calculatrices.
Stupre˜ et perdition | valent psoriasis
Minant et ravageant, | par idées directrices,
Les décents sentiments, | avec esprits factices,
Et frappant les cĆurs purs, | de satyriasis.
Alors, faut-il craindre | la fin diffamatrice,
Et sâenfouir lentement, | tel un fol ascaris,
Ou fuir dans la toison | dâun duveteux pubis,
Pour dormir dans un lit| de douceur corruptrice.
Quelquefois, les chastes | fraĂźcheurs dâampĂ©lopsis
Essuient les pleurs du cil | par des baisers complices,
Biffent les fils des peurs | déstabilisatrices,
Et couvrent les iris | de cistes dâibĂ©ris.
Lâamour est le dĂ©but | de faims dĂ©vastatrices,
BrĂ»lant lâintĂ©rieur | de cents myosotis,
Consumant par lâeffet | dâun vilain onyxis,
Les doigts enchevĂȘtrĂ©s | dans des nids de dĂ©lices.
Quand les nuits, sans sommeil, | imprĂ©gnĂ©es dâanthĂ©mis,
Joncheront nos yeux | de voiles zélatrices,
Pour museler lâenvie | dans gaines protectrices,
Nous pourrons éteindre | les désirs du ptÎsis.
Seule, lâexistence | de joies rĂ©paratrices
Se moquant joliment | des dogmes, des praxis,
Dont lâunique dessein | est de chĂ©rir lâaxis,
Brigue la thérapie | pour des plaies destructrices.
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