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🕐🕛🕧12 - Le temps

Le lundi 21 septembre 2020 à 17:38, posté par FRANCOIS · 55 lectures

Illustration du poĂšme « 🕐🕛🕧12 - Le temps »
Nous soupçonnons tous en considérable majorité, que le temps
est un concept spĂ©culatif, une sorte d’abstraction impersonnelle,
qui particularise une quelconque fluctuation de l’univers, aussi
nous imaginons selon une pertinente clairvoyance, que l’homme
a inventé une durée mesurable, afin de quantifier chaque période.



Probablement, cette astucieuse systĂ©matisation s’est dĂ©voilĂ©e
indispensable, car elle a complĂštement mĂ©tamorphosĂ© l’existence
communautaire, bouleversé entiÚrement la transition conventuelle,
et transformé habillement les pratiques économiques.



Afin de cristalliser fidĂšlement la conception des contextes et des
Ă©vĂ©nements expĂ©rimentĂ©s par l’histoire, ces enchaĂźnements, qu’ils
soient alternatifs ou consécutifs, ont été consignés sous la forme
de trois époques :

- le passĂ© garantissant l’authenticitĂ© des faits prĂ©cĂ©dents et
nécessitant de vigoureuses aptitudes de mémorisation,

- le présent racontant des occurrences plus ou moins sensibles,
auxquelles nous pouvons ĂȘtre confrontĂ©s en tant qu’acteur ou
spectateur,

- le futur intĂ©grant des projets qui seront peut-ĂȘtre rĂ©alisĂ©s dans
un avenir proche ou lointain.



Effectivement, l’ĂȘtre humain s’est efforcĂ© d’accĂ©der Ă  la perfection
en souhaitant domestiquer la locomotion permanente de l’astre
solaire, a conçu l’eurythmie saisonniĂšre pour inventorier les donnĂ©es
rĂ©gissant l’atmosphĂšre terrestre et embrocher les mystĂšres associĂ©s
aux conjonctures météorologiques sur de longues périodes et savoir
dompter les sources de chaleur par le biais des transferts thermiques.



En somme, ce qui me semble fort primordial pour entrevoir les diverses
apparences, qui peuvent signifier les concepts de la mesure du temps,
c’est d’ĂȘtre capable d’apprĂ©hender son Ă©volution Ă  travers l’évocation
des civilisations primitives, que ce soit en Égypte ou en Chine.



Il est donc convenable de se rappeler, que la quantification de tous
les événements anthropologiques a toujours été cet aphorisme majeur
des hommes, qui souhaitaient réglementer de façon cartésienne cette
existence communautaire pour cadencer harmonieusement la diligence
spirituelle et l’activitĂ© Ă©conomique.



Effectivement, l’humain s’est inspirĂ© pour l’accomplissement de sa quĂȘte
de ses nombreuses observations, tel que le mouvement chronique des
cycles lunaires et solaires, puis apparurent l’expĂ©rience et la sagesse.



L’anthropopithĂšque analysa les singularitĂ©s astrophysiques, tous ces
phénomÚnes particuliers présentant un comportement intermittent,
alors il élabora, en premier lieu, le gnomon, un piquet rudimentaire
enfoncé vigoureusement dans le sol, qui consignait durant la journée
une métamorphose notable de la grandeur et de la disposition de
l’ombre esquissĂ©e par le bĂąton lors de la trajectoire de l’astre flamboyant
dans le ciel.



AssurĂ©ment, l’homo sapiens a continuellement aspirĂ© Ă  domestiquer
les arcanes associés aux époques, aussi la reconstitution surprenante
de l’horloge solaire Ă©voquĂ©e Ă  Abydos, lieu sacrĂ© de la Haute-Égypte,
sous le rĂšgne du pharaon SĂ©thi Ier, pĂšre de l’illustre RamsĂšs II, nous
prouve les immenses progrÚs opérés lors de la confection de ce
fabuleux instrument.



Aprùs coup, les astucieux Égyptiens, qui furent d’excellents investigateurs,
nous alléguÚrent la clepsydre, un genre de régulateur aquatique, en
réunissant deux récipients, de différents diamÚtres, communicant entre
eux, le premier étant un ustensile perforé, dont le liquide se répandait
dans la seconde vasque, tout en modulant les écartements servant à la
graduation sur les cloisons inhérentes du vase, afin de retenir toutes les
fluctuations occasionnées par la longévité des jours et des nuits selon
les saisons.



Manifestement, il perdurait une conséquente controverse quant à la
datation de l’introduction de la premiĂšre clepsydre, sorte de rĂ©servoir
en alabastrite, aux parois Ă©vasĂ©es, adoptant le profil d’un tronc de cĂŽne,
car si beaucoup de témoignages attestaient que son éclosion remontait
au rĂšgne de Amenhotep III, connu sous le nom d’AmĂ©nophis III, fils de
ThoutmĂŽsis IV, d’autres prĂ©tendaient que son invention dĂ©butait avec
la venue d’un puissant dignitaire de la XVIII dynastie, Amenemhat, scribe
ayant assisté Ahmosis Ier, Amenhotep Ier et ThoutmÎsis Ier, dont la
tombe se trouve sur le point culminant de la colline de Cheik Abd el- Gournah,
une nĂ©cropole de l’Égypte antique, situĂ©e sur la rive ouest du Nil, face Ă  Louxor.



Cependant, l’ĂȘtre humain devait dĂ©velopper ses recherches et ne pas
se contenter d’un appareil aussi embryonnaire, alors surgirent les
astrolabes conçus pour un contemplation plus parfaite et améliorer
la dĂ©termination inductive capable de mieux connaĂźtre l’élĂ©vation des
étoiles, et en particulier le soleil suivant le moment de sa scrutation.



Ce sensationnel outil fut Ă  juste titre respectĂ©, car il s’avĂ©rait ĂȘtre
l’indispensable souverain des instruments mathĂ©matiques, et il eut
son utilitĂ© en commençant par l’exploration des astres, qui permit
de transmettre l’heure, de se diriger, d’estimer et de pronostiquer les
extravagances sidérales.



L’univers scientifique imputa peut-ĂȘtre Ă  tort sa rĂ©alisation Ă  un
géomÚtre grec Apollonios de Perga, une de ses distinguées sommités
hellĂ©nistes, qui bien que natif d’un considĂ©rable centre culturel de la
Pamphylie, actuellement située en Turquie, résida assez longtemps
Ă  Alexandrie sous le rĂšgne de PtolĂ©mĂ©e III l’EvergĂšte.



À sa naissance, il Ă©tait composĂ© d’une paire de bulbes ou de petits
globes de verre agencĂ©s l’un au-dessus de l’autre, et connectĂ©s par
un tube fin ou un diaphragme, l’intĂ©gralitĂ© Ă©tant coordonnĂ© par un
encaustique servant Ă  sceller, puis, avec les perfectionnements des
techniques de soufflage, sa réalisation en une seule unité



Il est bon de savoir, que les sabliers n’étaient pas uniquement alimentĂ©s
d’insignifiants grains Ă©manant de la dĂ©composition d’élĂ©ments issus
de provenance rocheuse, mais comprenaient également un alliage de
particules de cristaux de calcite, d’enveloppes ovoĂŻdes, de rĂ©sidus
plombifÚres et de déchets zincifÚres.



La fiole emplie de corpuscules granuleux est perpétuellement disposée
vers la partie supĂ©rieure, et par l’agissement de l’attraction terrestre
le sable s’épanche progressivement dans l’autre ampoule, et lorsque
tout le fluide s’est rĂ©pandu dans le bulbe infĂ©rieur, on peut inverser
le processus pour évaluer une nouvelle fréquence de temps, ce qui
peut constituer un simulacre de régulateur de temps, si une norme
est codifiée.



Actuellement, les sabliers coutumiers diffusent leur contenu entre
une et cinq minutes, et leur emploi usuel et domestique se limite
Ă  la surveillance de la prĂ©paration des Ɠufs Ă  la coque, il peut en outre
ĂȘtre appliquĂ© aux distractions collectives pour contingenter les rotations
de jeux, mais au cours de la féodalité, il favorisait la durée des homélies
et des enseignements estudiantins, tandis que dans la navigation, il
était employé dans le périmÚtre des vaisseaux pour analyser leur célérité,
pour visionner la stabilitĂ© des quarts, et parfois pour juger l’étendue d’une
opération maritime.



Maintes fois, dans les didactiques chroniques des appareils adoptés
par la batellerie, l’on suggĂ©rait naturellement l’astrolabe, qui mesurait
principalement la latitude, composante spatiale, se rapportant Ă 
l’affirmation de l’emplacement d’un repùre tellurien vis-à-vis de
l’équateur, qui demeure la source de rĂ©fĂ©rence, de mĂȘme que le
chronomÚtre de marine, nécessaire pour la spécification de la longitude,
coordonnée géographique représentée par une valeur angulaire,
signifiant l’expression du positionnement est-ouest d’un point terrestre,
par rapport au méridien de Greenwich.



GĂ©nĂ©ralement, l’on nĂ©glige l’énigmatique nocturlabe, pourtant cet
incroyable objet se révéla substantiel pour les majestueux nautoniers,
car il était consacré à la définition du déroulement du temps au regard
de la localisation d’un phĂ©nomĂšne cĂ©leste dans le firmament nocturne.



Usuellement, confectionné en bois ou en laiton, le nocturlabe se montra
providentiel pour les occupations humaines liées à la circulation sur
les mers et ocĂ©ans, et de la mĂȘme maniĂšre pour la supputation de la
condescendance de l’affluence marine.



Il arborait un cadre circulaire pĂ©riphĂ©rique, oĂč Ă©taient incrustĂ©s les mois
de l’annĂ©e, affichait une circonfĂ©rence interne gravĂ©e avec des heures,
présentait quelquefois des divisions en trente minutes, avec un marqueur
orienté vers le disque extérieur ; cette élégante combinaison était
parachevée par un pointeur régenté vers un astre désigné comme
critĂšre, en somme dans l’hĂ©misphĂšre borĂ©al, toutes les Ă©toiles semblent
se déplacer autour de la cynosure mentionnant le PÎle Nord terrestre.



Ultérieurement, tous les instruments ayant eu recours aux infimes et
minuscules poussiÚres cristallines et siliceuses, qui réclamaient une
inversion répétitive et ennuyeuse, furent progressivement évincés
par des machines ignescentes, ont les rudiments s’appuyaient sur le
brĂ»lage d’une chandelle ou sur la combustion d’un irrĂ©fragable volume
de matiÚres incandescentes enfermées dans un réceptacle.



Néanmoins, tous ces divers moyens étaient jugés inappropriés et
extrĂȘmement prĂ©judiciables, si bien qu’ils furent balayĂ©s par des
mĂ©canismes, qui ponctuaient le temps grĂące au brimbalement d’un
contrepoids, qui au commencement entraĂźnait des engrenages par
le biais de la descente d’une masse.



Alors, au fil des siÚcles, les pendules mécaniques, dépourvues au départ
de cadrans et d’aiguilles, dont la principale tĂąche Ă©tait de sonner les heures
apparurent approximatives, leurs précisions fluctuant de façon courante
durant la journée, et elles furent relayées par des horloges électriques
munis d’électro-aimant, puis par des instruments atomiques au cĂ©sium.



Le temps, thÚme brûlant | suscitant le dépit,

Car nul ne peut stopper | la progression de l’heure,

Enumérant les jours, | passés dans ta demeure,

OĂč les minutes fluent | sans relĂąche, sans rĂ©pit.




Certes, tu bats, souvent, | avec fausse˜ assurance,

L’illusoire ride, | survenant tout-à-coup,

Et flambes tes printemps, | d’un appĂ©tit de loup,

Mais le faix de l’ñge | ronge ta rĂ©sistance.




Quand tu testes le sel | d’un enivrant moment,

Le bonheur et la joie |t’insùrent dans la ronde.

De bon grĂ©, l’abandon| te tient une seconde,

Car les plis de la vie | te renvoient au présent.




Les gnomons des aĂŻeux, | scandant les permanences,

Cadencent les destins| des cours des potentats,

Et les cartels rythment | ces ribauds en éclats,

Sans égard, sans écart, | et sans intermittences.




Ères, dates giclent | en flux hallucinants.

Bien sĂ»r, l’humain refond, | un fait n’est pas coutume,

Legs du passĂ©, us, mƓurs, |habit, tenue, costume,

Mais, ne saura jamais | maĂźtriser les instants.




Des maisons aux clochers | d’enfantements baroques,

Fendent les champs des ans, | pour d’illustres raisons.

L’angĂ©lus carillonneËœ| aux suprĂȘmes saisons,

Glorifiant traités, | ou rappelant époques.




Dùs que l’ouïe perçoit | le chant du sablier,

Comme la fauvette, | par prudente mesure,

VoltigeËœ Ă  la sauvette, | onduleËœ Ă  touteËœ allure,

Ondoie, quoi qu’il en soit, | et rend ton tablier.



Contre tous ces phénix, | et leurs brÚves phases,

Dont les cycles pervers | se plient aux changements,

Il faut, au dĂ©botter, | s’équiper d’arguments

Pour tailler les risques, | et définir les bases.




Ah ! si le sort coude| cas sans discussion,

Qu’une rĂ©mission | pipe la conjoncture,

Que demain requiert| quiĂ©tudeËœ et coupure,

Alors, sans sourciller, | fond sur l’occasion.




L’évĂ©nement ne suit | aucune loi, ou clause,

Pour se gausser d’autrui | en pareilleËœ occurrence,

Et déguster le fruit | de la coïncidence,

Ou d’un forfait fortuit | sans t’accorder de pause.




ForcĂ©ment, au stade | d’un nouveau palier,

Te voici en rade | pour la crypteËœ Ă©ternelle,

En tant que parade | telle la caravelle,

Proie de l’algarade, | lùpre du voilier.
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