đ„”đąđ13 - Heurs et malheurs
Mon gnomon biologique me signale, par lâintermĂ©diaire de mes
douleurs musculaires et de mes souffrances articulaires, que
mes saisons sont comptées, aussi il est inutile de galvauder
dâinestimables heures Ă gigoter sur son matelas en espĂ©rant
le passage du marchand de sable.
Aussi, afin de conjurer le sort de ces interminables crépuscules,
ponctuĂ©s par les consonances dâinsoutenables insomnies, je
mâastreins Ă mâextirper de ma couche, afin de ne pas perturber
lâassoupissement de mon aimante dulcinĂ©e.
Câest au cours de ces pĂ©nibles intervalles, que des abstractions
lancinantes chevauchent et fermentent dans mon bulbe
encéphalique.
Afin de ne pas pervertir les filigranes adducteurs des primitives
inspirations, il convient de les transcrire immédiatement sur
un support papier, avant quâelles ne sâĂ©vadent prĂ©cipitamment
de la boĂźte crĂąnienne.
Ces levains substantiels, il faut évidemment les mouvoir à bon
escient, pour recueillir la prééminente sĂšve sâĂ©panchant des
arborescences de la pensée.
Puis, lorsque la prĂ©potence du flux imaginatif sâamenuise,
que le ruisseau fantasmagorique sâĂ©tiole, il devient prĂ©fĂ©rable
de rĂ©intĂ©grer sa chambre dans le but dây rĂȘver en toute libertĂ©.
Lâanecdote que je vais vous rĂ©vĂ©ler aujourdâhui sâinspire de
lâhistoire des classes impĂ©cunieuses, de leurs sanguinolentes
rĂ©bellions Ă lâencontre des contingents aristocratiques et
bourgeois, qui les ont pressurés depuis la nuit des temps.
Le poÚme est constitué de vers comportant treize syllabes,
combinaison dâhexasyllabes et dâheptasyllabes, avec des rimes
dites embrassées, car les consonances masculines et les
terminaisons fĂ©minines se succĂšdent dans lâordre subsĂ©quent :
â a (observateur : masculin) â b (escarmouche : fĂ©minin)
â b (bouche : fĂ©minin) â a (orateur : masculin)
et puis lâinverse.
En tant que récit narré| par des observateurs
Des vestiges, des ans, | lâoriginelleËœ escarmouche
Diligemment sâenfuit, | se dĂ©pĂȘtre de la bouche
De sculpteurs de pierres, | nitescents orateurs.
Au temps des pharaons, | bĂątisseurs de pyramides,
Privés de leurs rations, | intentent des procÚs
Devant le chef du village, | couronnés de succÚs,
Gestes paradoxaux | sous époques ramessides.
Dans les constitutions | dâantiques nations,
Dans les gouvernements, | et poussiéreux régimes
Magnats et compagnons, | sans antonymiques mimes
Sâunissent en confrĂ©ries, | et corporations.
Mais, progressivement, | les brĂšches vers les maĂźtrises,
Se ferment, et les codes, | plus cruels et cinglants
De lâexistence procrĂ©ent | des remous aveuglants
Troublant éditions | et filatures comprises.
LâĂ©cheveau des mĂ©tiers | sâaffirmeËœ antĂ©rieur,
Ă lâĂ©volution | des loups superfĂ©tatoires
Parsemant rémouleurs, | taillandiers méritoires
Ou divergents arbitres, | de rang supérieur.
Lentement, sâĂ©rigent | les spectaculaires forges,
Les fonderies empourprées, | les objets rubiconds,
QualifiĂ©s dâhauts-fourneaux, | les refrains furibonds
Dâimplacables machines | dilatant de chaudes gorges.
Puis, les loges rassises | promeuvent le contrat
Personnel reposant | sur autonome foucade,
Pour offrir au captif | lâinexorableËœ estocade
Lâobligeant Ă sâĂ©changer, | en loqueteux forçat.
Jouxtant sidérurgies, | bancs et gisements de houille,
Les appareils enragés | de pompeux fabricants,
Happent les prisonniers. | Des sifflets urticants
Les propulsent sans soins | vers un calvaire de rouille.
Durant cetteËœ Ă©ternitĂ©, | bateaux, chemins de fer
Livrent la main â dâĆuvre, | la cloisonnent dans des villes,
Favorisant baisses | des paies, diffusant pupilles
Dans un climat inhumain, | aux portes de lâenfer.
Les soufflets des conflits, | entre puissances voisines,
Motivent la Commune˜ | et ses fraternels projets.
Au-delà , les syndicats, | légitimes sujets
Sâexpriment librement | au mitan de leurs usines.
TrĂšs loin des bacchanales, | notre premier mai,
De germeËœ amĂ©ricain, | car date dâune prochaine
Partance pour ailleurs, | est lâalcĂŽve souveraine
Des martyrs et opprimĂ©s, | dignes dâun frĂšre lai.
Vaguement achevĂ©s, | sur leurs grabats dâambulance,
Les cortÚges fusillés | hantent les défilés.
Les dépouilles mutilées | des hommes tréfilés
Solfient Ă lâunisson | lâhymne de la tolĂ©rance.
Oh ! un subtil charlatan, | patelin de tribord,
SâaventureËœ en tribun, | en prĂ©dicateur crĂ©dible,
Admonestant lâĂ©tat, | afin dâatteindre sa cible,
Dâobtenir du patronat, | soutien et accord.
Le contraste malsain | de notre aristocratie
De rebondis détenteurs | et seigneurs terriens
Ferraille factions et | flots prolétariens,
Procédant par heurts et | sans diplomatie.
Les doctrines fascistes | nâont point temporisĂ©
Pour dicter un discours | de véhémente rupture,
Souffler un massacre | de turpitude troncature,
Des soubresauts ouvriers, | quâils ont fluidisĂ©.
Les coups de colĂšre | des mutuelles senestres
Accusent les chĂątiments | dâimposants escadrons,
Brûlant les drapeaux rouges, | condamnant aux chaudrons
Presses libérales, | non-conformistes bourgmestres.
Les factieux ont pétri | un lourd potentiel,
De calleux combattants, | de coteries virulentes,
Aidées par vétérans | pour attaques violentes,
AppuyĂ©es par capitaux | du mondeËœ industriel.
Pourtant, des clans locaux | se rebellent envers hausses
Des tributs, privations | farouches en produits
Dâusages quotidiens, | bannetons Ă©conduits,
Sébiles malingres | raccommodant haut-de-chausses.
Désormais, des potentats, | des pandours, des soldats,
Dans un enclos fini, | dâun Ă©ther Ă©conomique
Noir, engendrent mutins, | secouent la république,
Ălucubrent profiteurs | investis de mandats.
Les slogans soutenus | de la magistrale droite,
Exploitent le tumulte | des cris injurieux,
InfĂ©conds pour sâassembler | en ordre sĂ©rieux,
Donnant Ă leurs frissons | une consĂ©quenceËœ Ă©troite.
Les vastes difficultés, | de ravitaillement,
Croissent traumatismes, | séditions générales,
Causent affrontements, | et haines bilatérales,
Coupent la sociĂ©tĂ© | dâun prompt cisaillement.
La plÚbe contrainte | par crises spéculatives,
Cessations dâenseignes, | pĂ©nurie de charbon,
Misanthropie bourgeoise | dâun insolent barbon,
Doit endurer croix ou | géhennes cumulatives.
Les poussées réformistes, | contre les gestions
Collectives, visent | Ă floculer dans lâimpasse
Les fédérations | de la miséreuse classe,
Pour capter finalement | les exploitations.
Chutant sur des terrains | munificents en embauches,
Dans lâesprit des campagnes, |les rogues subversifs,
Recrutent des faisceaux mûrs| pour des chocs agressifs,
De rĂȘches sicaires| scrupuleux dans leurs Ă©bauches.
Sans aucunes missions| strictes, capacités,
Autres que passives, | conjugaisons entre sites
De travail, les houles| sociales composites,
SâĂ©tranglent par carence| de spontanĂ©itĂ©s.
DĂšs que lâapaisement | dĂ©mantĂšle les menaces,
Que la grĂšve sâĂ©puise, |du fait dâarrangements,
Que les compromis matent| ces fĂącheux mouvements,
Les agents sont punis| de maniĂšres pugnaces.
Il sied de sâacquitter,| sans efforts explosifs,
Du prix des différends, | sans profits, ni avantages,
Du coût des brisements,| des fulgurants abattages,
De sâĂŽter incontinent| des dĂ©clins occlusifs.
La révolution | des masses laborieuses,
Dans une contention |dâĂ©quitables valeurs,
Doit corriger ses pertes,| oublier ses pĂąleurs,
Par lâimbrication| dâactions audacieuses.
douleurs musculaires et de mes souffrances articulaires, que
mes saisons sont comptées, aussi il est inutile de galvauder
dâinestimables heures Ă gigoter sur son matelas en espĂ©rant
le passage du marchand de sable.
Aussi, afin de conjurer le sort de ces interminables crépuscules,
ponctuĂ©s par les consonances dâinsoutenables insomnies, je
mâastreins Ă mâextirper de ma couche, afin de ne pas perturber
lâassoupissement de mon aimante dulcinĂ©e.
Câest au cours de ces pĂ©nibles intervalles, que des abstractions
lancinantes chevauchent et fermentent dans mon bulbe
encéphalique.
Afin de ne pas pervertir les filigranes adducteurs des primitives
inspirations, il convient de les transcrire immédiatement sur
un support papier, avant quâelles ne sâĂ©vadent prĂ©cipitamment
de la boĂźte crĂąnienne.
Ces levains substantiels, il faut évidemment les mouvoir à bon
escient, pour recueillir la prééminente sĂšve sâĂ©panchant des
arborescences de la pensée.
Puis, lorsque la prĂ©potence du flux imaginatif sâamenuise,
que le ruisseau fantasmagorique sâĂ©tiole, il devient prĂ©fĂ©rable
de rĂ©intĂ©grer sa chambre dans le but dây rĂȘver en toute libertĂ©.
Lâanecdote que je vais vous rĂ©vĂ©ler aujourdâhui sâinspire de
lâhistoire des classes impĂ©cunieuses, de leurs sanguinolentes
rĂ©bellions Ă lâencontre des contingents aristocratiques et
bourgeois, qui les ont pressurés depuis la nuit des temps.
Le poÚme est constitué de vers comportant treize syllabes,
combinaison dâhexasyllabes et dâheptasyllabes, avec des rimes
dites embrassées, car les consonances masculines et les
terminaisons fĂ©minines se succĂšdent dans lâordre subsĂ©quent :
â a (observateur : masculin) â b (escarmouche : fĂ©minin)
â b (bouche : fĂ©minin) â a (orateur : masculin)
et puis lâinverse.
En tant que récit narré| par des observateurs
Des vestiges, des ans, | lâoriginelleËœ escarmouche
Diligemment sâenfuit, | se dĂ©pĂȘtre de la bouche
De sculpteurs de pierres, | nitescents orateurs.
Au temps des pharaons, | bĂątisseurs de pyramides,
Privés de leurs rations, | intentent des procÚs
Devant le chef du village, | couronnés de succÚs,
Gestes paradoxaux | sous époques ramessides.
Dans les constitutions | dâantiques nations,
Dans les gouvernements, | et poussiéreux régimes
Magnats et compagnons, | sans antonymiques mimes
Sâunissent en confrĂ©ries, | et corporations.
Mais, progressivement, | les brĂšches vers les maĂźtrises,
Se ferment, et les codes, | plus cruels et cinglants
De lâexistence procrĂ©ent | des remous aveuglants
Troublant éditions | et filatures comprises.
LâĂ©cheveau des mĂ©tiers | sâaffirmeËœ antĂ©rieur,
Ă lâĂ©volution | des loups superfĂ©tatoires
Parsemant rémouleurs, | taillandiers méritoires
Ou divergents arbitres, | de rang supérieur.
Lentement, sâĂ©rigent | les spectaculaires forges,
Les fonderies empourprées, | les objets rubiconds,
QualifiĂ©s dâhauts-fourneaux, | les refrains furibonds
Dâimplacables machines | dilatant de chaudes gorges.
Puis, les loges rassises | promeuvent le contrat
Personnel reposant | sur autonome foucade,
Pour offrir au captif | lâinexorableËœ estocade
Lâobligeant Ă sâĂ©changer, | en loqueteux forçat.
Jouxtant sidérurgies, | bancs et gisements de houille,
Les appareils enragés | de pompeux fabricants,
Happent les prisonniers. | Des sifflets urticants
Les propulsent sans soins | vers un calvaire de rouille.
Durant cetteËœ Ă©ternitĂ©, | bateaux, chemins de fer
Livrent la main â dâĆuvre, | la cloisonnent dans des villes,
Favorisant baisses | des paies, diffusant pupilles
Dans un climat inhumain, | aux portes de lâenfer.
Les soufflets des conflits, | entre puissances voisines,
Motivent la Commune˜ | et ses fraternels projets.
Au-delà , les syndicats, | légitimes sujets
Sâexpriment librement | au mitan de leurs usines.
TrĂšs loin des bacchanales, | notre premier mai,
De germeËœ amĂ©ricain, | car date dâune prochaine
Partance pour ailleurs, | est lâalcĂŽve souveraine
Des martyrs et opprimĂ©s, | dignes dâun frĂšre lai.
Vaguement achevĂ©s, | sur leurs grabats dâambulance,
Les cortÚges fusillés | hantent les défilés.
Les dépouilles mutilées | des hommes tréfilés
Solfient Ă lâunisson | lâhymne de la tolĂ©rance.
Oh ! un subtil charlatan, | patelin de tribord,
SâaventureËœ en tribun, | en prĂ©dicateur crĂ©dible,
Admonestant lâĂ©tat, | afin dâatteindre sa cible,
Dâobtenir du patronat, | soutien et accord.
Le contraste malsain | de notre aristocratie
De rebondis détenteurs | et seigneurs terriens
Ferraille factions et | flots prolétariens,
Procédant par heurts et | sans diplomatie.
Les doctrines fascistes | nâont point temporisĂ©
Pour dicter un discours | de véhémente rupture,
Souffler un massacre | de turpitude troncature,
Des soubresauts ouvriers, | quâils ont fluidisĂ©.
Les coups de colĂšre | des mutuelles senestres
Accusent les chĂątiments | dâimposants escadrons,
Brûlant les drapeaux rouges, | condamnant aux chaudrons
Presses libérales, | non-conformistes bourgmestres.
Les factieux ont pétri | un lourd potentiel,
De calleux combattants, | de coteries virulentes,
Aidées par vétérans | pour attaques violentes,
AppuyĂ©es par capitaux | du mondeËœ industriel.
Pourtant, des clans locaux | se rebellent envers hausses
Des tributs, privations | farouches en produits
Dâusages quotidiens, | bannetons Ă©conduits,
Sébiles malingres | raccommodant haut-de-chausses.
Désormais, des potentats, | des pandours, des soldats,
Dans un enclos fini, | dâun Ă©ther Ă©conomique
Noir, engendrent mutins, | secouent la république,
Ălucubrent profiteurs | investis de mandats.
Les slogans soutenus | de la magistrale droite,
Exploitent le tumulte | des cris injurieux,
InfĂ©conds pour sâassembler | en ordre sĂ©rieux,
Donnant Ă leurs frissons | une consĂ©quenceËœ Ă©troite.
Les vastes difficultés, | de ravitaillement,
Croissent traumatismes, | séditions générales,
Causent affrontements, | et haines bilatérales,
Coupent la sociĂ©tĂ© | dâun prompt cisaillement.
La plÚbe contrainte | par crises spéculatives,
Cessations dâenseignes, | pĂ©nurie de charbon,
Misanthropie bourgeoise | dâun insolent barbon,
Doit endurer croix ou | géhennes cumulatives.
Les poussées réformistes, | contre les gestions
Collectives, visent | Ă floculer dans lâimpasse
Les fédérations | de la miséreuse classe,
Pour capter finalement | les exploitations.
Chutant sur des terrains | munificents en embauches,
Dans lâesprit des campagnes, |les rogues subversifs,
Recrutent des faisceaux mûrs| pour des chocs agressifs,
De rĂȘches sicaires| scrupuleux dans leurs Ă©bauches.
Sans aucunes missions| strictes, capacités,
Autres que passives, | conjugaisons entre sites
De travail, les houles| sociales composites,
SâĂ©tranglent par carence| de spontanĂ©itĂ©s.
DĂšs que lâapaisement | dĂ©mantĂšle les menaces,
Que la grĂšve sâĂ©puise, |du fait dâarrangements,
Que les compromis matent| ces fĂącheux mouvements,
Les agents sont punis| de maniĂšres pugnaces.
Il sied de sâacquitter,| sans efforts explosifs,
Du prix des différends, | sans profits, ni avantages,
Du coût des brisements,| des fulgurants abattages,
De sâĂŽter incontinent| des dĂ©clins occlusifs.
La révolution | des masses laborieuses,
Dans une contention |dâĂ©quitables valeurs,
Doit corriger ses pertes,| oublier ses pĂąleurs,
Par lâimbrication| dâactions audacieuses.

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