đđđšïž.19 - Rondeau au fil de lâeau

Avant de dénuder la peinture rurale de ma nouvelle prosodie, il me paraßt
opportun de vous exposer les extravagantes modalités, qui ont suggéré ce
modeste et humble rondeau.
Câest au cours du mois de brumaire, que jâai essayĂ© de mâoccuper lâesprit
pendant mon éphémÚre pÚlerinage dans un établissement particulier, dont
la chronologie est liée à un assortiment confus de prescriptions spécifiées
ou acquiescĂ©es par les transcendantes administrations ĆcumĂ©niques pour
le fonctionnement énergique des missions ecclésiastiques.
En vérité, nous siégeons à des années lumiÚres de tous ces préventoriums
confidentiels, de ces sanatoriums confessionnels, de ces saints hospices
compatissants accueillant les infirmes nécessiteux, les vieillards disetteux,
les orphelins besogneux.
Selon de patents et notoires mĂ©morialistes, il semble que lâĂ©closion des
sanctuaires privĂ©s est gĂ©nĂ©rĂ©e par lâembrasement intense de la querelle
intestine ayant opposé ces précurseurs de la propagation des méthodes
prophylactiques et des traitements éradiquant la prolifération des virus,
bactĂ©ries et autres microbes Ă lâobscurantisme des institutions mĂ©dicales
du secteur public.
Suite Ă lâaccrĂ©ditation des interventions des maisons de santĂ© privĂ©es et Ă
lâacquittement des soins par les caisses primaires de lâassurance maladie, les
cliniques ont poussé comme des champignons au cours périodes cossues
et fastueuses
AprÚs des bénéfiques décennies, il faut, séance tenante, mettre en place des
instances de surveillance, et opĂ©rer une hiĂ©rarchisation de lâensemble de ces
pompeuses fondations.
Ă lâheure prĂ©sente les impĂ©ratifs financiers impliquent concentration et
association de ces implantations, afin de sâacclimater face aux excessives
pressions barémiques décrétées par des recommandations économiques.
Comme je lâai prĂ©cisĂ© dans la partie haute de ma rĂ©daction, je suis contraint
de subir une intervention chirurgicale débonnaire, afin de pallier à des
problÚmes anatomiques bénins, troubles pathologiques anodins des voies
expulsives survenant frĂ©quemment chez lâhomme dĂšs ses cinquante ans.
Je suis hospitalisé dans une acceptable chambre individuelle de forme
rectangulaire, aux cloisons de couleur pistache, au sol cuirassĂ© dâun
revĂȘtement spĂ©cial imitant un marbre mouchetĂ©, au plafond canari perforĂ©
par deux sources lumineuses commandées par des interrupteurs alternatifs.
DiscrĂštement, Ă une faible amplitude de la porte subalterne, repose, sur la
paroi dextre de la piĂšce, un distributeur obligatoire, contenant un fluide
antiseptique, conseillé pour les éventuels visiteurs, quant au mur senestre
rasant lâaccĂšs secondaire, il est dĂ©corĂ© de boutons servant Ă de multiples
attributions, dont la principale est de solliciter le personnel soignant au
moyen dâun avertisseur sonore assistĂ© dâun signal rubescent.
LâamĂ©nagement de lâespace habitable est succinct, mais correct, avec
prĂ©sence dâun tĂ©lĂ©viseur approvisionnĂ© par une borne de connexion externe,
non réfractaire aux paiements par carte bancaire, située à proximité du
service dâaccueil.
Sous le rĂ©cepteur dâimages sommeille une table recouverte dâune pellicule
mélaminée thermorésistante de teinte acajou, assignée à réceptionner le
plateau servi par lâaide-soignante, avec en devanture une chaise rustique,
attendant courageusement le patient.
En face du petit Ă©cran, prĂ©side lâinvariable et irrĂ©ductible Ă©lĂ©ment majeur
symbolisé par le lit médicalisé, adoubé aux nécessités impérieuses du
souffreteux.
Il nâest pas dans ma compĂ©tence de dĂ©finir la totalitĂ© des caractĂ©ristiques
allouées à cette alcÎve thérapeutique, comme son piÚtement équipé de
roulettes favorisant son dĂ©placement, son panneau sĂ©dentaire de tĂȘte,
son support de pied, son dispositif autorisant la fluctuation des jambes, avec
position droite et plicature des genoux, son relĂšve-buste inclinable, son
chùssis ordonnancé généralement en trois tronçons ayant la possibilité
de manĆuvrer habilement les diffĂ©rentes parties les unes par rapport aux
autres.
NĂ©anmoins, jâai toujours eu une passion pour le dĂ©tail, aussi je nâoublie pas
de mentionner les appareils complĂ©mentaires, tel que lâaccessoire de literie
souvent garni dâun capitonnage, dâun rembourrement de laine ou de mousse
convenant à la prévention des escarres.
Parmi les équipements supplémentaires, je consigne la potence à levier
trigone accrochée au niveau du faßte du tapis, ou le perroquet posé sur pied,
le produit multi - usage crédible et opérationnel appelé table à manger avec
plate-forme inclinable entourĂ©e dâun contour, sans omettre la barriĂšre de
sécurité, la protection en filet, la ceinture avec ses diverses applications
ventrales, pelviennes, dorsales, latĂ©rales, le cousin dâabduction de hanches,
la cale de positionnement, le pied Ă sĂ©rumâŠ
La fresque de mon Ăźlot de solitude nâest aucunement terminĂ©e, puisque
lâĂ©numĂ©ration exhaustive nâa pas rĂ©pertoriĂ© lâhonorable fauteuil de relaxation
le meuble de rangement, nanti astucieusement dâun tiroir Ă©troit supĂ©rieur,
dâun compartiment infĂ©rieur, scindĂ© en deux portions Ă©gales, secrĂštement
préservé par un panonceau maniable, objet mobile supportant le téléphone :
ligne ouverte avec un crédit de consommation facilitant la communication
avec ses proches, lâarmoire avec sa penderie parĂ©e de divers cintres Ă habits,
la prise Ă oxygĂšne, les lampes de chevet pour une lecture discrĂšte.
Quitte Ă prĂ©cipiter lâinconvĂ©nient dâĂȘtre accoutrĂ© dâun hĂ©tĂ©ronyme peu
prestigieux, du fait de cette saison dâoisivetĂ©, je musarde dans le but de
poursuivre le portrait de cette superficie annexe attenant Ă ma sphĂšre de
réclusion.
Depuis son seuil, cette étendue monotone comprend un porte-serviettes
austÚre de tonalité neige de suffisante envergure, cet article jouxte un
convecteur électrique, prÚs de ce radiateur ascétique, un indispensable
cabinet dâaisances rĂ©servĂ© pour besoins naturels, gratifiĂ© dâune chasse dâeau
point de derniĂšre gĂ©nĂ©ration, coiffĂ© dâun vĂ©tuste couvercle, mais muni dâun
siĂšge fort docile.
à proximité de ce lieu de méditation, je découvre une brindille rudimentaire,
à stimuler en cas de nécessité absolue ; en continuant la prospection de cet
endroit monocorde, jâaperçois un lavabo simpliste pour ablutions, surmontĂ©
dâun miroir lacĂ©dĂ©monien.
Toujours, dans cette zone maussade destinĂ©e aux traditions dâhygiĂšne
corporelle, je rencontre une douche, sans diffĂ©rence de niveau, Ă lâenveloppe
défraßchie, dépourvue de porte et de rideau, dont le récipient collecteur
incorporé au plancher de la salle de bain, embrasse quatre déclivités
facilitant le ruissellement des déchets liquides.
En ce domaine sanitaire spartiate, sans coquette baignoire acrylique Ă remous,
procurant un effet massant et relaxant, sans spa à débordement, sans
merveilleux jacuzzi, le seul luxe réside en une encoignure de mise en ordre
servant Ă la pose des affaires de toilette.
Maintenant, je suis devenu la copie analogue dâun ours brun maintenu en
captivité, en exil dans sa cage de fer, arpentant tel un galérien furibond ce
désert si torride, cette terre brûlée et aride, pour me transformer en parfait
homologue dâun cerbĂšre sans supplĂ©ance, en sosie pitoyable dâune sentinelle,
comptant continuellement mes cent foulées, et enchaßner ma lassitude à ce
maudit matériel lourd et encombrant.
Ce machiavĂ©lique instrument armĂ© Ă son sommet dâune puissante Ă©querre
prĂ©munie de crochets supportant deux besaces dâun volume unitaire de
trois litres de sérum physiologique prolongées à leur base de tubulure
Ă perfusion, qui se rejoignent pour concrĂ©tiser lâarchitecture de la lettre Y,
est un chemin de croix.
Ce raccordement est prolongĂ© par une sonde Ă double courant, dont lâentrĂ©e
vous envoie un cathéter de lavage affecté au drainage de votre voie intime,
et la canule de sortie reliée à un collecteur vésical lessive le corps de ces
impuretés nocives et turpitudes nuisibles.
Mes réjouissances journaliÚres sont vivement décharnées, en effet mes
divertissements routiniers se rapetissent comme une vieille peau de chagrin
et impliquent essentiellement le décryptage de revues scientifiques abordant
des thĂšmes complexes, dont lâinterprĂ©tation demeure filandreuse, hermĂ©tique
et chaotique.
Dans lâintention de rĂ©frigĂ©rer le samovar cĂ©rĂ©bral, aucune broquille nâĂ©quipolle
la consultation expĂ©ditive et superficielle dâun magazine faubourien, rapportant
les indiscrétions innocentes, les confidences virginales ou les miÚvres secrets
largement Ă©ventĂ©s des bateleurs de lâactualitĂ©.
Ces amusements temporaires rĂ©ussissent Ă mâexacerber, malgrĂ© lâapparition
tardive dâun recueil de mots croisĂ©s, et le remplissage des cases blanches,
dont les appellations mystĂ©rieuses sâentremĂȘlent harmonieusement aprĂšs
élucidation des vocables concordant aux spécifications.
Sur ces entrefaites, je congĂ©die dâun revers de main tous ces rebutants
imprimĂ©s, jâintercepte convulsivement un transmetteur signalĂ©tique dans
lâoptique de dĂ©masquer une diffusion attrayante, en Ă©tat de me dĂ©falquer
dâune mĂ©lancolie galopante, mais vaine initiative mon communicateur
Ă distance frĂŽle lâapoplexie, car le dĂ©ploiement tourbillonnant des chaĂźnes
ne montre quâune succession ininterrompue de productions prosaĂŻques.
Comment parvient-on à acquérir la putative décence pour prétendre à faire
ingurgiter, sans sourciller, à un téléspectateur désabusé et décontenancé
une bouillie infecte constituĂ©e dâindigestes rutabagas ?
Je ne peux me résoudre à chloroformer les images universalisées par le
projecteur numérique, en raison de la vulgarisation des vibrations acoustiques
car ces sensations auditives remplacent un interlocuteur fantomatique.
Je puis vous confirmer, en toute sincérité, que cette invasion endémique
de bourdonnements indistincts, de brouhahas assourdissants supplée, de
maniĂšre mĂ©diocre, la dĂ©solante absence dâun ami dans un donjon confinĂ©,
oĂč fulmine le souffle glacial dâun silence interplanĂ©taire.
Alors, jâĂ©touffe toute source dâĂ©clairage, dans le dessein de hisser les lamelles
en plastique des deux dispositifs de protection contre la lumiĂšre, de lover
ces stores coulissants autour de leurs rouleaux horizontaux, et de libérer
les devantures des fenĂȘtres oscillo-battantes.
Dehors, il y a bien longtemps, que lâĂ©toile volcanique a immolĂ© sa toison
dâapparat, le soleil a fourvoyĂ© une formidable potentialitĂ© de son Ă©nergie
caniculaire et a cessĂ© dâĂȘtre au zĂ©nith de sa majestĂ©.
BientĂŽt, il nâoppose plus aucune rĂ©sistance opiniĂątre, il se laisse choir,
pareil Ă un infirme dâĂąge canonique, de son royal piĂ©destal, et dĂ©cline
peureusement vers le repos éternel, en délayant des aquarelles rosées, en
détrempant des gouaches orangées, en ravivant des pastels azurés, en
déployant des ellipses mordorées, en exécutant des lavis aux encres bistre,
en juxtaposant des mosaĂŻques ocre et pourpresâŠ
Dans les hébétudes bleuùtres subsistantes, je perçois correctement les profils
foisonnants dâune multitude de criques cylindriques, de golfes recourbĂ©s, de
baies ovales aux bordures lacérées, abritant des archipels tortueux, des baies
moutonneuses aux croquis extravagants, des falaises gréseuses, et autres
escarpements rocheux violacés battus par des marées lactescentes.
Comme je dĂ©sirerais zĂ©brer, pareille Ă cette Ă©vasive rafale dâoiseaux
migrateurs, ce firmament surnaturel, mâestomper et disparaĂźtre dans
ces lueurs ouatĂ©es, rien quâune microscopique seconde.
En cette geÎle taciturne, point de nuits opalescentes scandinaves, de clartés
crĂ©pusculaires jaunĂątres, de soleil couchant pourpre-lilas, dâorientations
incandescentes verniennes, aux colonnades fuselĂ©es dâune palette vert bleutĂ©,
couleur béryl, ou émeraude, car les particules pulvérulentes et les cendres
aériennes emprisonnent les ultimes apparitions du rayonnement solaire.
Jamais, je nâai espionnĂ© aussi prĂ©cautionneusement les phases hĂ©tĂ©roclites
de lâhorizon Ă la nuit descendante, Ă aucun moment je nâai remarquĂ© cette
prodigalitĂ© de chapelets Ă©quivoques, de rosaires funĂšbres, ce cortĂšge dâabĂźmes
aux excavations béantes et profondes.
Ă lâextĂ©rieur, lâobscuritĂ© apocalyptique amplifie graduellement son suaire
mystique, constellĂ© dâimpressionnantes nappes plus ou moins fibreuses et
filamenteuses, de couches granulĂ©es dâĂ©paisseur corpulente, de voiles crochus
et cambrés, de galets ombrés et pommelés, de masses lenticulaires, de solives
saturniennes et compactes.
Toute cette cohorte de nuages disparates sâamalgame dans des lambeaux de
guenilles dĂ©chiquetĂ©es, aux dimensions papillonnantes, sâentortille autour de
volumineuses spirales aux cimes panachées, se combinent avec des voilures
granulées et stratifiées.
Je me trouve dans lâincapacitĂ© dâindiquer la dĂ©nomination de ces exhalations
abstruses, dâopĂ©rer la distinction entre cirrus, stratus, cumulus, et autres
mofettes, à géométrie inconstante, à base plate, aux protubérances arrondies,
aux mesures à développement vertical, aux sommets floconneux, aux formats
continus, aux voûtes grisùtres.
Ma toile picturale ne possÚde nulle connotation scientifique et météorologique,
elle dĂ©coule naturellement dâune Ă©troite conciliation entre mes constatations
oculaires, et mes interprétations individuelles qualifiant certaines de ces
manifestations atmosphériques de brouillards hétérogÚnes et pondéreux
chaussant quelquefois un gabarit similaire Ă un trapĂšze quelconque.
Mon imagination vagabonde place quelques nues atrabilaires dans les figures
mathĂ©matiques Ă©pousant la carrure dâun triangle scalĂšne, et poursuit de mĂȘme
la classification des autres suspensions turbulentes en alvĂ©ole dâabeille, carrĂ©
concave, cylindre cubique, groupe de frises, hélice sinusoïdale, diagramme
dâaspect patatoĂŻde, dodĂ©caĂšdre pentagonal, zome spiral et losangique, spidron
arachnéen, salinon lunulaire, prisme triÚdre.
En prolongeant mes irréfragables investigations, je discerne aux antipodes
une tour cabalistique, qui me scrute irrespectueusement, et me toise avec
superbe et condescendance, tout en clignotant ces deux gros phares
rubiconds.
Cet insupportable obĂ©lisque, qui mâexamine en permanence, brave lâhorizon
noirĂątre, et ces globes sanguinaires fusillent du regard trois fenĂȘtres Ă©clairĂ©s
situées à proximité de mon bùtiment de surveillance, couronnant un parking
lymphatique, oĂč somnolent une dizaine de voitures silencieuses croquant
le marmot, en espérant sagement la venue imminente de leur propriétaire
pour les extraire de leur engourdissement.
Dans cet empyrée exécrable et caravagesque, soudainement vrombit et rugit
un abominable bouillonnement, prédisant un effroyable orage, escorté
dâessaims catapultant leurs salves colĂ©riques dans ma direction, sans nĂ©gliger
la foudre et le marteau du dieu guerrier Thor.
Des rafales fielleuses fusionnées à des averses diluviennes assaillent des
réflecteurs esseulés aux lumignons défaillants ; ces lamentables réverbÚres
éclatent en sanglots et versent des pleurs, si bien que cette vision horrifique
mâafflige incommensurablement, et de surcroĂźt jâoblige ma main Ă entĂ©riner
une cadence dâexception pour maculer mon calepin dâhiĂ©roglyphes terminaux.
Jâenregistre fiĂ©vreusement dans mon mĂ©mento des bribes et des reliquats
sâappliquant aux exercices linguistiques manipulant ces fééries cosmiques,
ces miraculeuses arabesques immatĂ©rielles, dans un capharnaĂŒm biblique,
Ă©tant donnĂ© que ma diligence spĂ©culative flĂ©chit dangereusement, et quâun
intolérable harassement me pénÚtre et raidit mes membres endoloris.
Je mâĂ©vertue Ă occulter cette douleur lancinante, dont les perpĂ©tuelles
constrictions perforent et enflamment mon uretÚre, et je rejoins péniblement
mon cĂ©notaphe granitique de contrition, jumeau dâun automate dĂ©sarticulĂ©,
heureux et souriant, tel un enfant qui vient de téter un sein nourricier, car me
voici en compagnie de ma nouvelle poésie.
Mais, pourquoi sâenliser | au fond dâinfĂąme trame,
Conjoncture Ă rupture, | lunaison de saison,
Clore métaphore | par sésame bilame,
Brûler, sans aduler, | pavillon sans raison.
Un raisin de chemin, | rançon de nouaison,
Pour Ăąme tsigane | de gitane profane,
Un son de trahison, | un ton de véraison,
Mais, pourquoi sâenliser | au fond dâinfĂąme trame.
Ronde vagabonde, | que la faconde acclame,
Sans admonition, | leçon ou oraison.
Quel enjeu dangereux, | entame ou mélodrame,
Conjoncture Ă rupture, | lunaison de saison.
Une conclusion, | finale fenaison,
Pour tirer de son sang | lâigname, qui diffame.
Le sentiment profond |dâultime liaison,
Clore métaphore | par sésame bilame.
Nul vin de Pergame, | aucun épithalame,
Ni chapon, venaison, | oison, ou livraison,
Il faut semer daphné | colchique, jusquiame,
Brûler, sans aduler, | pavillon sans raison.
Avant quâeffusion | des plants, en floraison,
DĂ©clame ou rĂ©clame | la dame au cĆur cĂ©rame,
Que messe soit dite au | giron de cargaison,
Perfidie maudite, | jâĂ©quiperais ma prame.
opportun de vous exposer les extravagantes modalités, qui ont suggéré ce
modeste et humble rondeau.
Câest au cours du mois de brumaire, que jâai essayĂ© de mâoccuper lâesprit
pendant mon éphémÚre pÚlerinage dans un établissement particulier, dont
la chronologie est liée à un assortiment confus de prescriptions spécifiées
ou acquiescĂ©es par les transcendantes administrations ĆcumĂ©niques pour
le fonctionnement énergique des missions ecclésiastiques.
En vérité, nous siégeons à des années lumiÚres de tous ces préventoriums
confidentiels, de ces sanatoriums confessionnels, de ces saints hospices
compatissants accueillant les infirmes nécessiteux, les vieillards disetteux,
les orphelins besogneux.
Selon de patents et notoires mĂ©morialistes, il semble que lâĂ©closion des
sanctuaires privĂ©s est gĂ©nĂ©rĂ©e par lâembrasement intense de la querelle
intestine ayant opposé ces précurseurs de la propagation des méthodes
prophylactiques et des traitements éradiquant la prolifération des virus,
bactĂ©ries et autres microbes Ă lâobscurantisme des institutions mĂ©dicales
du secteur public.
Suite Ă lâaccrĂ©ditation des interventions des maisons de santĂ© privĂ©es et Ă
lâacquittement des soins par les caisses primaires de lâassurance maladie, les
cliniques ont poussé comme des champignons au cours périodes cossues
et fastueuses
AprÚs des bénéfiques décennies, il faut, séance tenante, mettre en place des
instances de surveillance, et opĂ©rer une hiĂ©rarchisation de lâensemble de ces
pompeuses fondations.
Ă lâheure prĂ©sente les impĂ©ratifs financiers impliquent concentration et
association de ces implantations, afin de sâacclimater face aux excessives
pressions barémiques décrétées par des recommandations économiques.
Comme je lâai prĂ©cisĂ© dans la partie haute de ma rĂ©daction, je suis contraint
de subir une intervention chirurgicale débonnaire, afin de pallier à des
problÚmes anatomiques bénins, troubles pathologiques anodins des voies
expulsives survenant frĂ©quemment chez lâhomme dĂšs ses cinquante ans.
Je suis hospitalisé dans une acceptable chambre individuelle de forme
rectangulaire, aux cloisons de couleur pistache, au sol cuirassĂ© dâun
revĂȘtement spĂ©cial imitant un marbre mouchetĂ©, au plafond canari perforĂ©
par deux sources lumineuses commandées par des interrupteurs alternatifs.
DiscrĂštement, Ă une faible amplitude de la porte subalterne, repose, sur la
paroi dextre de la piĂšce, un distributeur obligatoire, contenant un fluide
antiseptique, conseillé pour les éventuels visiteurs, quant au mur senestre
rasant lâaccĂšs secondaire, il est dĂ©corĂ© de boutons servant Ă de multiples
attributions, dont la principale est de solliciter le personnel soignant au
moyen dâun avertisseur sonore assistĂ© dâun signal rubescent.
LâamĂ©nagement de lâespace habitable est succinct, mais correct, avec
prĂ©sence dâun tĂ©lĂ©viseur approvisionnĂ© par une borne de connexion externe,
non réfractaire aux paiements par carte bancaire, située à proximité du
service dâaccueil.
Sous le rĂ©cepteur dâimages sommeille une table recouverte dâune pellicule
mélaminée thermorésistante de teinte acajou, assignée à réceptionner le
plateau servi par lâaide-soignante, avec en devanture une chaise rustique,
attendant courageusement le patient.
En face du petit Ă©cran, prĂ©side lâinvariable et irrĂ©ductible Ă©lĂ©ment majeur
symbolisé par le lit médicalisé, adoubé aux nécessités impérieuses du
souffreteux.
Il nâest pas dans ma compĂ©tence de dĂ©finir la totalitĂ© des caractĂ©ristiques
allouées à cette alcÎve thérapeutique, comme son piÚtement équipé de
roulettes favorisant son dĂ©placement, son panneau sĂ©dentaire de tĂȘte,
son support de pied, son dispositif autorisant la fluctuation des jambes, avec
position droite et plicature des genoux, son relĂšve-buste inclinable, son
chùssis ordonnancé généralement en trois tronçons ayant la possibilité
de manĆuvrer habilement les diffĂ©rentes parties les unes par rapport aux
autres.
NĂ©anmoins, jâai toujours eu une passion pour le dĂ©tail, aussi je nâoublie pas
de mentionner les appareils complĂ©mentaires, tel que lâaccessoire de literie
souvent garni dâun capitonnage, dâun rembourrement de laine ou de mousse
convenant à la prévention des escarres.
Parmi les équipements supplémentaires, je consigne la potence à levier
trigone accrochée au niveau du faßte du tapis, ou le perroquet posé sur pied,
le produit multi - usage crédible et opérationnel appelé table à manger avec
plate-forme inclinable entourĂ©e dâun contour, sans omettre la barriĂšre de
sécurité, la protection en filet, la ceinture avec ses diverses applications
ventrales, pelviennes, dorsales, latĂ©rales, le cousin dâabduction de hanches,
la cale de positionnement, le pied Ă sĂ©rumâŠ
La fresque de mon Ăźlot de solitude nâest aucunement terminĂ©e, puisque
lâĂ©numĂ©ration exhaustive nâa pas rĂ©pertoriĂ© lâhonorable fauteuil de relaxation
le meuble de rangement, nanti astucieusement dâun tiroir Ă©troit supĂ©rieur,
dâun compartiment infĂ©rieur, scindĂ© en deux portions Ă©gales, secrĂštement
préservé par un panonceau maniable, objet mobile supportant le téléphone :
ligne ouverte avec un crédit de consommation facilitant la communication
avec ses proches, lâarmoire avec sa penderie parĂ©e de divers cintres Ă habits,
la prise Ă oxygĂšne, les lampes de chevet pour une lecture discrĂšte.
Quitte Ă prĂ©cipiter lâinconvĂ©nient dâĂȘtre accoutrĂ© dâun hĂ©tĂ©ronyme peu
prestigieux, du fait de cette saison dâoisivetĂ©, je musarde dans le but de
poursuivre le portrait de cette superficie annexe attenant Ă ma sphĂšre de
réclusion.
Depuis son seuil, cette étendue monotone comprend un porte-serviettes
austÚre de tonalité neige de suffisante envergure, cet article jouxte un
convecteur électrique, prÚs de ce radiateur ascétique, un indispensable
cabinet dâaisances rĂ©servĂ© pour besoins naturels, gratifiĂ© dâune chasse dâeau
point de derniĂšre gĂ©nĂ©ration, coiffĂ© dâun vĂ©tuste couvercle, mais muni dâun
siĂšge fort docile.
à proximité de ce lieu de méditation, je découvre une brindille rudimentaire,
à stimuler en cas de nécessité absolue ; en continuant la prospection de cet
endroit monocorde, jâaperçois un lavabo simpliste pour ablutions, surmontĂ©
dâun miroir lacĂ©dĂ©monien.
Toujours, dans cette zone maussade destinĂ©e aux traditions dâhygiĂšne
corporelle, je rencontre une douche, sans diffĂ©rence de niveau, Ă lâenveloppe
défraßchie, dépourvue de porte et de rideau, dont le récipient collecteur
incorporé au plancher de la salle de bain, embrasse quatre déclivités
facilitant le ruissellement des déchets liquides.
En ce domaine sanitaire spartiate, sans coquette baignoire acrylique Ă remous,
procurant un effet massant et relaxant, sans spa à débordement, sans
merveilleux jacuzzi, le seul luxe réside en une encoignure de mise en ordre
servant Ă la pose des affaires de toilette.
Maintenant, je suis devenu la copie analogue dâun ours brun maintenu en
captivité, en exil dans sa cage de fer, arpentant tel un galérien furibond ce
désert si torride, cette terre brûlée et aride, pour me transformer en parfait
homologue dâun cerbĂšre sans supplĂ©ance, en sosie pitoyable dâune sentinelle,
comptant continuellement mes cent foulées, et enchaßner ma lassitude à ce
maudit matériel lourd et encombrant.
Ce machiavĂ©lique instrument armĂ© Ă son sommet dâune puissante Ă©querre
prĂ©munie de crochets supportant deux besaces dâun volume unitaire de
trois litres de sérum physiologique prolongées à leur base de tubulure
Ă perfusion, qui se rejoignent pour concrĂ©tiser lâarchitecture de la lettre Y,
est un chemin de croix.
Ce raccordement est prolongĂ© par une sonde Ă double courant, dont lâentrĂ©e
vous envoie un cathéter de lavage affecté au drainage de votre voie intime,
et la canule de sortie reliée à un collecteur vésical lessive le corps de ces
impuretés nocives et turpitudes nuisibles.
Mes réjouissances journaliÚres sont vivement décharnées, en effet mes
divertissements routiniers se rapetissent comme une vieille peau de chagrin
et impliquent essentiellement le décryptage de revues scientifiques abordant
des thĂšmes complexes, dont lâinterprĂ©tation demeure filandreuse, hermĂ©tique
et chaotique.
Dans lâintention de rĂ©frigĂ©rer le samovar cĂ©rĂ©bral, aucune broquille nâĂ©quipolle
la consultation expĂ©ditive et superficielle dâun magazine faubourien, rapportant
les indiscrétions innocentes, les confidences virginales ou les miÚvres secrets
largement Ă©ventĂ©s des bateleurs de lâactualitĂ©.
Ces amusements temporaires rĂ©ussissent Ă mâexacerber, malgrĂ© lâapparition
tardive dâun recueil de mots croisĂ©s, et le remplissage des cases blanches,
dont les appellations mystĂ©rieuses sâentremĂȘlent harmonieusement aprĂšs
élucidation des vocables concordant aux spécifications.
Sur ces entrefaites, je congĂ©die dâun revers de main tous ces rebutants
imprimĂ©s, jâintercepte convulsivement un transmetteur signalĂ©tique dans
lâoptique de dĂ©masquer une diffusion attrayante, en Ă©tat de me dĂ©falquer
dâune mĂ©lancolie galopante, mais vaine initiative mon communicateur
Ă distance frĂŽle lâapoplexie, car le dĂ©ploiement tourbillonnant des chaĂźnes
ne montre quâune succession ininterrompue de productions prosaĂŻques.
Comment parvient-on à acquérir la putative décence pour prétendre à faire
ingurgiter, sans sourciller, à un téléspectateur désabusé et décontenancé
une bouillie infecte constituĂ©e dâindigestes rutabagas ?
Je ne peux me résoudre à chloroformer les images universalisées par le
projecteur numérique, en raison de la vulgarisation des vibrations acoustiques
car ces sensations auditives remplacent un interlocuteur fantomatique.
Je puis vous confirmer, en toute sincérité, que cette invasion endémique
de bourdonnements indistincts, de brouhahas assourdissants supplée, de
maniĂšre mĂ©diocre, la dĂ©solante absence dâun ami dans un donjon confinĂ©,
oĂč fulmine le souffle glacial dâun silence interplanĂ©taire.
Alors, jâĂ©touffe toute source dâĂ©clairage, dans le dessein de hisser les lamelles
en plastique des deux dispositifs de protection contre la lumiĂšre, de lover
ces stores coulissants autour de leurs rouleaux horizontaux, et de libérer
les devantures des fenĂȘtres oscillo-battantes.
Dehors, il y a bien longtemps, que lâĂ©toile volcanique a immolĂ© sa toison
dâapparat, le soleil a fourvoyĂ© une formidable potentialitĂ© de son Ă©nergie
caniculaire et a cessĂ© dâĂȘtre au zĂ©nith de sa majestĂ©.
BientĂŽt, il nâoppose plus aucune rĂ©sistance opiniĂątre, il se laisse choir,
pareil Ă un infirme dâĂąge canonique, de son royal piĂ©destal, et dĂ©cline
peureusement vers le repos éternel, en délayant des aquarelles rosées, en
détrempant des gouaches orangées, en ravivant des pastels azurés, en
déployant des ellipses mordorées, en exécutant des lavis aux encres bistre,
en juxtaposant des mosaĂŻques ocre et pourpresâŠ
Dans les hébétudes bleuùtres subsistantes, je perçois correctement les profils
foisonnants dâune multitude de criques cylindriques, de golfes recourbĂ©s, de
baies ovales aux bordures lacérées, abritant des archipels tortueux, des baies
moutonneuses aux croquis extravagants, des falaises gréseuses, et autres
escarpements rocheux violacés battus par des marées lactescentes.
Comme je dĂ©sirerais zĂ©brer, pareille Ă cette Ă©vasive rafale dâoiseaux
migrateurs, ce firmament surnaturel, mâestomper et disparaĂźtre dans
ces lueurs ouatĂ©es, rien quâune microscopique seconde.
En cette geÎle taciturne, point de nuits opalescentes scandinaves, de clartés
crĂ©pusculaires jaunĂątres, de soleil couchant pourpre-lilas, dâorientations
incandescentes verniennes, aux colonnades fuselĂ©es dâune palette vert bleutĂ©,
couleur béryl, ou émeraude, car les particules pulvérulentes et les cendres
aériennes emprisonnent les ultimes apparitions du rayonnement solaire.
Jamais, je nâai espionnĂ© aussi prĂ©cautionneusement les phases hĂ©tĂ©roclites
de lâhorizon Ă la nuit descendante, Ă aucun moment je nâai remarquĂ© cette
prodigalitĂ© de chapelets Ă©quivoques, de rosaires funĂšbres, ce cortĂšge dâabĂźmes
aux excavations béantes et profondes.
Ă lâextĂ©rieur, lâobscuritĂ© apocalyptique amplifie graduellement son suaire
mystique, constellĂ© dâimpressionnantes nappes plus ou moins fibreuses et
filamenteuses, de couches granulĂ©es dâĂ©paisseur corpulente, de voiles crochus
et cambrés, de galets ombrés et pommelés, de masses lenticulaires, de solives
saturniennes et compactes.
Toute cette cohorte de nuages disparates sâamalgame dans des lambeaux de
guenilles dĂ©chiquetĂ©es, aux dimensions papillonnantes, sâentortille autour de
volumineuses spirales aux cimes panachées, se combinent avec des voilures
granulées et stratifiées.
Je me trouve dans lâincapacitĂ© dâindiquer la dĂ©nomination de ces exhalations
abstruses, dâopĂ©rer la distinction entre cirrus, stratus, cumulus, et autres
mofettes, à géométrie inconstante, à base plate, aux protubérances arrondies,
aux mesures à développement vertical, aux sommets floconneux, aux formats
continus, aux voûtes grisùtres.
Ma toile picturale ne possÚde nulle connotation scientifique et météorologique,
elle dĂ©coule naturellement dâune Ă©troite conciliation entre mes constatations
oculaires, et mes interprétations individuelles qualifiant certaines de ces
manifestations atmosphériques de brouillards hétérogÚnes et pondéreux
chaussant quelquefois un gabarit similaire Ă un trapĂšze quelconque.
Mon imagination vagabonde place quelques nues atrabilaires dans les figures
mathĂ©matiques Ă©pousant la carrure dâun triangle scalĂšne, et poursuit de mĂȘme
la classification des autres suspensions turbulentes en alvĂ©ole dâabeille, carrĂ©
concave, cylindre cubique, groupe de frises, hélice sinusoïdale, diagramme
dâaspect patatoĂŻde, dodĂ©caĂšdre pentagonal, zome spiral et losangique, spidron
arachnéen, salinon lunulaire, prisme triÚdre.
En prolongeant mes irréfragables investigations, je discerne aux antipodes
une tour cabalistique, qui me scrute irrespectueusement, et me toise avec
superbe et condescendance, tout en clignotant ces deux gros phares
rubiconds.
Cet insupportable obĂ©lisque, qui mâexamine en permanence, brave lâhorizon
noirĂątre, et ces globes sanguinaires fusillent du regard trois fenĂȘtres Ă©clairĂ©s
situées à proximité de mon bùtiment de surveillance, couronnant un parking
lymphatique, oĂč somnolent une dizaine de voitures silencieuses croquant
le marmot, en espérant sagement la venue imminente de leur propriétaire
pour les extraire de leur engourdissement.
Dans cet empyrée exécrable et caravagesque, soudainement vrombit et rugit
un abominable bouillonnement, prédisant un effroyable orage, escorté
dâessaims catapultant leurs salves colĂ©riques dans ma direction, sans nĂ©gliger
la foudre et le marteau du dieu guerrier Thor.
Des rafales fielleuses fusionnées à des averses diluviennes assaillent des
réflecteurs esseulés aux lumignons défaillants ; ces lamentables réverbÚres
éclatent en sanglots et versent des pleurs, si bien que cette vision horrifique
mâafflige incommensurablement, et de surcroĂźt jâoblige ma main Ă entĂ©riner
une cadence dâexception pour maculer mon calepin dâhiĂ©roglyphes terminaux.
Jâenregistre fiĂ©vreusement dans mon mĂ©mento des bribes et des reliquats
sâappliquant aux exercices linguistiques manipulant ces fééries cosmiques,
ces miraculeuses arabesques immatĂ©rielles, dans un capharnaĂŒm biblique,
Ă©tant donnĂ© que ma diligence spĂ©culative flĂ©chit dangereusement, et quâun
intolérable harassement me pénÚtre et raidit mes membres endoloris.
Je mâĂ©vertue Ă occulter cette douleur lancinante, dont les perpĂ©tuelles
constrictions perforent et enflamment mon uretÚre, et je rejoins péniblement
mon cĂ©notaphe granitique de contrition, jumeau dâun automate dĂ©sarticulĂ©,
heureux et souriant, tel un enfant qui vient de téter un sein nourricier, car me
voici en compagnie de ma nouvelle poésie.
Mais, pourquoi sâenliser | au fond dâinfĂąme trame,
Conjoncture Ă rupture, | lunaison de saison,
Clore métaphore | par sésame bilame,
Brûler, sans aduler, | pavillon sans raison.
Un raisin de chemin, | rançon de nouaison,
Pour Ăąme tsigane | de gitane profane,
Un son de trahison, | un ton de véraison,
Mais, pourquoi sâenliser | au fond dâinfĂąme trame.
Ronde vagabonde, | que la faconde acclame,
Sans admonition, | leçon ou oraison.
Quel enjeu dangereux, | entame ou mélodrame,
Conjoncture Ă rupture, | lunaison de saison.
Une conclusion, | finale fenaison,
Pour tirer de son sang | lâigname, qui diffame.
Le sentiment profond |dâultime liaison,
Clore métaphore | par sésame bilame.
Nul vin de Pergame, | aucun épithalame,
Ni chapon, venaison, | oison, ou livraison,
Il faut semer daphné | colchique, jusquiame,
Brûler, sans aduler, | pavillon sans raison.
Avant quâeffusion | des plants, en floraison,
DĂ©clame ou rĂ©clame | la dame au cĆur cĂ©rame,
Que messe soit dite au | giron de cargaison,
Perfidie maudite, | jâĂ©quiperais ma prame.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
1 commentaire
janedeau · le jeudi 8 octobre 2020 à 19:16
Une longue et intĂ©ressante prose je dirais oĂč l'inspiration vous seid bien, superbe !
J'aimerais lire tes autres Ă©crits car ils mĂ©ritent assurĂ©ment d'ĂȘtre lu et commenter., rejoins-moi sur http://merveillespoetiques.forumperso.com/forum
Ă bientĂŽt
Jane
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.