â€đđč18 â Requiem post-mortem

Par-dessous-tout, ne vous accordez pas pour présupposer, que je détiens les
clĂ©s dâun esprit scientifique, aussi je ne taquinerais point le cadran solaire en
entreprenantla classification studieuse des cinq cents espÚces de bactéries,
confortable installées dans mes entrailles.
Ces impertinentes bactĂ©ries sâapproprient ma cavitĂ© buccale sans vergogne,
puis pĂ©nĂštrent mon Ćsophage de façon intrusive, sâaventurent dans mon
estomac sur la pointe des pieds, et sâintroduisent insidieusement dans mon
colon.
Je nâaurais pas assez dâune existence pour paramĂ©trer une souscription
nationale, prédestinée à contrecarrer ce déluge de cent mille milliards
dâenvahisseurs, dont lasupĂ©rioritĂ© est dix fois plus importante que lâensemble
de mes cellules.
Je suis Ă peine finaud, nĂ©anmoins, il mâarrive dâĂ©pingler la comprĂ©hension de
cette dĂ©fection dâĂ©nergie, qui me brutalise, dĂšs potron-minet, lorsque le signal
sonore du réveille matin vint percuter violemment mon conduit auditif.
Instantanément, au saut du lit, je suis contraint de supporter, quotidiennement,
une surcharge pondérale avoisinant deux kilogrammes de microbes, aussi
depuis le jour de ma naissance, jâai en acheminĂ© quarante-six mille deux cent
vingt-cinq, sans avoir touchĂ© le moindre centime dâeuro pour ce fastidieux
travail, câest trop injuste.
Ces infections brochĂ©es| de fibres dâĂ©gocentrisme,
Ces portunes océaniques, | étrilles tentaculaires,
Dont les perpétuelles | profusions cellulaires,
Sâattaquent violemment | aux tissus de lâorganisme,
Lui enjoignent de pareil | damnation et tourment,
Qui lui voue sans relĂąche| tout effroyable moment.
Ces nombreuses et profondes | contagions souterraines,
Ces mouvantes racines | dâorigines tubĂ©reuses,
Et ces proéminences | de genÚses impétueuses,
Qui la muent en fugaces | et fragiles porcelaines,
Et la guident sans remord | vers une lente agonie,
RemodĂšlent sa vigueur | en une pĂąle atonie.
Et sous les contentions | conjointes de ces rhizomes,
Les orchidées se fanent | en bouleversants fantÎmes.
DĂšs que le dĂ©labrement | sâinfĂ©ode Ă bout de force,
Pour priver sans vergogne | les grumes de leur écorce,
AussitĂŽt, il faut savoir | surjeter les parenthĂšses,
Et ne plus élaborer | de livresques hypothÚses.
Certes, cette thérapie | de conception insigne,
Ainsi que ces mascottes, | talismans, grigris, pendules,
Et fétiches clandestins, | nébuleux et ridicules
Vilement, se plient devant | cette frénésie maligne,
Qui changent subitement | un paradis en enfer,
Sous lâagissement total | et tropical du cancer.
Oh ! douce, délectable, | petite hellébore verte,
Dont la mythologique | délivrance à peine ouverte
Ătait jubilation, | agrĂ©ment et dĂ©couverte,
Un avenir assassin | a prédestiné ta perte.
Souvent, dans cet accablant | soupir, elle geint et pleure,
Mais, lâabjecte gĂ©henne | se cristallise et demeure.
La douleur dilapide| cette auguste silhouette,
Plus vive et aĂ©rienne | quâune folle pirouette,
Aux cheveux étincelants | et légÚrement frisés.
Ce nâest plus quâunâ Ă©tique et | consternante girouette,
Cruellement cahotĂ©e | de mĂȘme quâune mouette
Aux défuntes chimÚres, | aux feus horizons brisés.
Pourtant ! ainsi - qâun basset | sĂ©journant Ă son chevet,
Il livre combat, guerroie | pour paralyser les chutes,
Depuis une avalanche | de secondes, de minutes.
Ce fait nâengendrera pas | le plus fin entrefilet.
Nul sujet ne paraĂźtra, | dans la babillarde presse,
Pour écrire et relater | des siÚcles de détresse.
Il subit les souffrances, | quâelle cautionneËœ et endure.
Il boit son invective, | puis déglutit son injure.
Il accepte camouflet | blasphĂšme, soufflet, offense,
Car devant le navrement, | il se raidit sans défense,
Car cette affection va | profaner une jeunesse
VĂȘtue de prĂ©visions | et munie dâune promesse.
Quand en signe de malheur, | un pavillon noir en berne,
Est hissé à mi-hauteur, | et que loin de la taverne,
Un vaillant navigateur | en perdition et transport
Coule, sombre, chavire | sur les ondes de la mort,
Le nautonier sâĂ©clipse | lors du dernier voyage,
Sans jamais reconquérir | calanque, baie ou rivage.
Son haro de désespoir | résonne comme un écho
Pourvu pour démanteler | les remparts de Jéricho.
Christ miséricordieux | entends, écoute sa voix,
Dissipe ce Golgotha | fait dâĂ©pines et de croix,
Afin de le soustraire | dâun irrĂ©cusable choix,
Car sa rédemption vaut | une infime once de noix.
Eh ! toi, suprĂȘme recours, | qui dans sa mansuĂ©tude
Cache et voile les nantis | par ferme sollicitude,
Et qui devant les puissants | se prosterne et sâextasie,
Intronise un rĂšglement | permettant lâeuthanasie,
Et ne jette pas lâhomme | dans le dĂ©dale dâun gouffre,
Mais, amnistie lâindigent | qui geint, se repent et souffre.
clĂ©s dâun esprit scientifique, aussi je ne taquinerais point le cadran solaire en
entreprenantla classification studieuse des cinq cents espÚces de bactéries,
confortable installées dans mes entrailles.
Ces impertinentes bactĂ©ries sâapproprient ma cavitĂ© buccale sans vergogne,
puis pĂ©nĂštrent mon Ćsophage de façon intrusive, sâaventurent dans mon
estomac sur la pointe des pieds, et sâintroduisent insidieusement dans mon
colon.
Je nâaurais pas assez dâune existence pour paramĂ©trer une souscription
nationale, prédestinée à contrecarrer ce déluge de cent mille milliards
dâenvahisseurs, dont lasupĂ©rioritĂ© est dix fois plus importante que lâensemble
de mes cellules.
Je suis Ă peine finaud, nĂ©anmoins, il mâarrive dâĂ©pingler la comprĂ©hension de
cette dĂ©fection dâĂ©nergie, qui me brutalise, dĂšs potron-minet, lorsque le signal
sonore du réveille matin vint percuter violemment mon conduit auditif.
Instantanément, au saut du lit, je suis contraint de supporter, quotidiennement,
une surcharge pondérale avoisinant deux kilogrammes de microbes, aussi
depuis le jour de ma naissance, jâai en acheminĂ© quarante-six mille deux cent
vingt-cinq, sans avoir touchĂ© le moindre centime dâeuro pour ce fastidieux
travail, câest trop injuste.
Ces infections brochĂ©es| de fibres dâĂ©gocentrisme,
Ces portunes océaniques, | étrilles tentaculaires,
Dont les perpétuelles | profusions cellulaires,
Sâattaquent violemment | aux tissus de lâorganisme,
Lui enjoignent de pareil | damnation et tourment,
Qui lui voue sans relĂąche| tout effroyable moment.
Ces nombreuses et profondes | contagions souterraines,
Ces mouvantes racines | dâorigines tubĂ©reuses,
Et ces proéminences | de genÚses impétueuses,
Qui la muent en fugaces | et fragiles porcelaines,
Et la guident sans remord | vers une lente agonie,
RemodĂšlent sa vigueur | en une pĂąle atonie.
Et sous les contentions | conjointes de ces rhizomes,
Les orchidées se fanent | en bouleversants fantÎmes.
DĂšs que le dĂ©labrement | sâinfĂ©ode Ă bout de force,
Pour priver sans vergogne | les grumes de leur écorce,
AussitĂŽt, il faut savoir | surjeter les parenthĂšses,
Et ne plus élaborer | de livresques hypothÚses.
Certes, cette thérapie | de conception insigne,
Ainsi que ces mascottes, | talismans, grigris, pendules,
Et fétiches clandestins, | nébuleux et ridicules
Vilement, se plient devant | cette frénésie maligne,
Qui changent subitement | un paradis en enfer,
Sous lâagissement total | et tropical du cancer.
Oh ! douce, délectable, | petite hellébore verte,
Dont la mythologique | délivrance à peine ouverte
Ătait jubilation, | agrĂ©ment et dĂ©couverte,
Un avenir assassin | a prédestiné ta perte.
Souvent, dans cet accablant | soupir, elle geint et pleure,
Mais, lâabjecte gĂ©henne | se cristallise et demeure.
La douleur dilapide| cette auguste silhouette,
Plus vive et aĂ©rienne | quâune folle pirouette,
Aux cheveux étincelants | et légÚrement frisés.
Ce nâest plus quâunâ Ă©tique et | consternante girouette,
Cruellement cahotĂ©e | de mĂȘme quâune mouette
Aux défuntes chimÚres, | aux feus horizons brisés.
Pourtant ! ainsi - qâun basset | sĂ©journant Ă son chevet,
Il livre combat, guerroie | pour paralyser les chutes,
Depuis une avalanche | de secondes, de minutes.
Ce fait nâengendrera pas | le plus fin entrefilet.
Nul sujet ne paraĂźtra, | dans la babillarde presse,
Pour écrire et relater | des siÚcles de détresse.
Il subit les souffrances, | quâelle cautionneËœ et endure.
Il boit son invective, | puis déglutit son injure.
Il accepte camouflet | blasphĂšme, soufflet, offense,
Car devant le navrement, | il se raidit sans défense,
Car cette affection va | profaner une jeunesse
VĂȘtue de prĂ©visions | et munie dâune promesse.
Quand en signe de malheur, | un pavillon noir en berne,
Est hissé à mi-hauteur, | et que loin de la taverne,
Un vaillant navigateur | en perdition et transport
Coule, sombre, chavire | sur les ondes de la mort,
Le nautonier sâĂ©clipse | lors du dernier voyage,
Sans jamais reconquérir | calanque, baie ou rivage.
Son haro de désespoir | résonne comme un écho
Pourvu pour démanteler | les remparts de Jéricho.
Christ miséricordieux | entends, écoute sa voix,
Dissipe ce Golgotha | fait dâĂ©pines et de croix,
Afin de le soustraire | dâun irrĂ©cusable choix,
Car sa rédemption vaut | une infime once de noix.
Eh ! toi, suprĂȘme recours, | qui dans sa mansuĂ©tude
Cache et voile les nantis | par ferme sollicitude,
Et qui devant les puissants | se prosterne et sâextasie,
Intronise un rĂšglement | permettant lâeuthanasie,
Et ne jette pas lâhomme | dans le dĂ©dale dâun gouffre,
Mais, amnistie lâindigent | qui geint, se repent et souffre.
Note : 10/10
(2 votes)
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2 commentaires
worrell02 · le lundi 5 octobre 2020 à 07:03
Un texte qui laisse sans voix.
Mais, les voies du Seigneur sont impénétrables.
Amicalement,
Ivy
DOLENC · le vendredi 30 octobre 2020 à 20:34
Bisous
Assunta
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