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đŸŽ‰đŸ€Šâ€â™€ïžđŸ”†17 - Ode pour Alice

Le samedi 3 octobre 2020 à 19:33, posté par FRANCOIS · 50 lectures

Illustration du poĂšme « đŸŽ‰đŸ€Šâ€â™€ïžđŸ”†17 - Ode pour Alice »
Cette poésie écrite en décasyllabes, puisque la césure découpe chaque ligne
en deux hémistiches composés de cinq syllabes, adopte la forme littéraire de
l’ode, destinĂ©e Ă  cĂ©lĂ©brer la petite ALICE l’un des personnages primordiaux
de Charles Lutwidge Dodgson, dit Lewis.



Les dĂ©veloppements des histoires et les descriptions des hĂ©roĂŻnes s’adressant
spĂ©cialement au monde de l’enfance sont riches en imaginations, en valeurs
symboliques, que sont la grĂące, la puretĂ© et l’innocence, en contradiction avec
les conventions établies lors de la période victorienne.



La fillette dĂ©crite dans cet Ă©crit s’inspire de faits utopiques narrĂ©s par l’esprit
crĂ©atif et logique de l’auteur, mais ne respecte pas l’ordre chronologique de
l’aventure, ni les lieux oĂč Alice accomplit ses prouesses.



La rĂ©alisation de cette Ɠuvre a mis Ă  mal mon sens de la composition, car
pendant de longues heures, j’étais assis en face d’une page blanche, et j’avais
beau me torturer l’esprit, aucune exaltation ne venait Ă©clairer ma pensĂ©e.



Il n’est pire souffrance, que cette excavation expirante, qui vous interdit
la moindre communication avec l’univers de l’écriture, vous avez beau prier et
supplier, cependant Dieu n’est pas toujours Ă  l’écoute, et quand un rayon de
soleil surgit, il ne peut exister une liesse aussi intense, vu que la planĂšte bleue
de l’imaginaire m’aide Ă  tolĂ©rer les alĂ©as de l’existence.



Le crépuscule | sourdement propage
L’ombre d’un manteau | tenant capuchon :
Rabat complaisant, | pensé pour alpage,
Ou pour errance | portant balluchon.
Cette cuirasse| trempant l’apparence
Approche étoiles, | nuit en déshérence.
L’ample penaille, | d’insolite coule
Issue d’un tissu | conçu en coton
GrÚge, pénÚtre | dans le peloton
De charmes pétris | de cristal en boule.



Sur le dos meurtri, | le grand paquetage,
D’oripeaux semĂ©s | Ă  califourchon.
Du bois calomnie | le doux caquetage.
Sur des haillons tors | en tire-bouchon,
Le volumineux faix, | fait d’incohĂ©rence,
Tangue et cahote | dans l’indiffĂ©rence,
Sans nul relĂąche | pour cette cagoule
Orbiculaire, | qui, tel un toton,
Tourne et pivote, | mimant le proton,
Redoutant l’humain, | esquivant la foule.



Adieu pardon, | fin abrogatoire,
UsĂ© le rĂ©pit, | plus d’agenouilloir,
Exclu le salut, | plus d’échappatoire,
Pour s’enorgueillir, | ou se prĂ©valoir.
À ce moment-là, | le croquemitaine,
Brésille à terre | ballot et poulaine.
De l’épais fardeau, | s’évade un grimoire,
Sans un repentir, | sans un aurevoir,
Évitant ponton, | et bateau-lavoir,
Surplombant la mer | et bravant l’histoire.



Au cours du circuit : | route transitoire,
Aller sans retour, | astreint au pouvoir,
D’un vent inconstant, | l’Ɠuvre ambulatoire
Tombe en un jardin | d’un vaste manoir.
Un ange, apparu | d’une chñtelaine,
Prend le manuscrit, | mis en quarantaine.
Aucun prodrome | sur la trajectoire,
De l’opuscule, | tĂ©nĂ©breux savoir,
Dont le silence | tu par l’étouffoir,
Semble partial | plus que vexatoire.



Dans un bourg coquet, | du lointain Cheshire,
Dort, sur les genoux | fins et gracieux
D’une fillette | au dĂ©licat sourire,
Un livre crasseux| et tendancieux.
Tout recto ouvert, | pendant la lecture,
Sabre l’image, | gomme l’écriture.
Proche de ses sƓurs, | drapant cachemire,
La jeune pousse, | regard soucieux,
ƒil suspicieux, | songe à des cieux,
OĂč la fantaisie | emplit tout dĂ©lire.



Fuir Daresbury, | pour ne pas maudire,
Ce climat si lourd, | si fastidieux,
Vaincre l’univers | sur un long navire,
Joindre les Indes, | aux divins lieux.
Quitter Lorina, | Édith sans parjure,
Enfin exister, | vivre l’aventure.
Alice gagne, | brisant tirelire,
La ville d’Oxford, | oĂč l’astucieux,
Pont Folly conduit | à l’insidieux,
Ilot, aurore | d’un nouvel empire.



Des buissons Ă  baies, | genre canneberge,
ConfĂ©rant des brins | d’aimables fraĂźcheurs,
FrĂŽlent lentement | les bords de la berge,
Léchée par les flots | constellés de fleurs.
Le tendron, scrutant | l’horizon, remarque,
Parmi les bosquets | brumeux, une barque.
La rigue l’attend, | prùs de l’auberge.
L’hĂ©roĂŻne omet, | serment de prĂȘcheur,
DĂ©robe l’esquif | d’un brave pĂȘcheur,
GoĂ»tant vin, jambon | et pointes d’asperge.



Sur les flux d’Isis, | disposant flamberge,
Au suroĂźt levant, | qui dans sa fureur,
Enflamme l’hydre, | la frĂȘle vierge,
Ferraille avec fort | courage et ardeur.
Sous les coups et heurts | du mouvant monarque,
L’embarcation | grĂȘle, soudain, s’arque.
L’enfant prie, la foi | lui tend un cierge.
Le serpent marin, | saisi de frayeur,
Bat en retraite, | vaincu par la peur,
L’onde trĂ©passe et | le rocher Ă©merge.



La blondinette | limoge ses rames,
À l’embranchement | d’étroits sentiers.
Quelqu’un l’observe, | au sein des calames,
Gravant les robes | des églantiers.
Une figure, | plutĂŽt sympathique,
La guette, l’épie| de façon comique.
Le léporidé | sort des jusquiames,
La tĂȘte droite, | le port altier,
Tirant un oignon, | de son boĂźtier,
Pour se détacher | de ses amalgames.



Le lapin aux yeux | mordorĂ©s s’exclame,
En interrogeant | son calendrier,
Que cet effarant | retard le diffame.
Il doit regagner | son atelier.
Le bouquin repart, | d’un bond Ă©nergique,
Pour s’hasarder dans | une course Ă©pique.
Le sol saupoudré | de laiteux dictame,
Et de vibrisses, | en bon allier,
Guide la poupĂ©e | jusqu’au terrier,
Happant l’animal | qu’il mande et rĂ©clame.



La petite fĂ©e, | lentement, s’avance,
En direction | d’un gouffre gĂ©ant,
Charmant, possĂ©dant | beaucoup d’élĂ©gance,
Qui la convoque | tout en s’étirant.
Le vƓu soulùve | l’excùs qu’il aiguise,
Et l’imprudence | mĂšne Ă  la bĂȘtise.
Dans un abime | de grave importance,
L’audacieuse, | d’un saut voltigeant,
Se précipite, | vivement, jugeant,
Sottement l’écueil | de l’inadvertance.



L’interminable | glissade, par chance,
DĂ©cline Ă  la fin | d’un couloir bĂ©ant.
Une flĂšche bleue | avec arrogance,
Indique l’endroit | d’un seuil accueillant,
OĂč l’hase vĂȘtue | en digne marquise,
Gouverne un guichet | avec grĂące exquise.
La badaude voit | maintes fulgurances,
Ornant parois et | murs avoisinants,
De rayonnages et | feuillets alléchants,
Couverts de sucs et | suprĂȘmes substances.



L’exploratrice | consulte une piste,
Pentue, jonchée de | mil et touraillon,
Escortée par un | rat opportuniste,
Plus diligent que | tout un bataillon.
Le museau pointu | du muridé berce,
Une membrane| de chétive gerce.
Dans une douve, | prùs d’un chou palmiste,
Gardé par un if, | triste avocaillon,
Plaidant mot perdu, | mais soufflant bĂąillon,
L’accompagnateur | quitte la touriste.



Le délaissement | guÚre formaliste,
De l’appui, craque | l’ultime maillon.
Seule, sans secours, | tel un trapéziste,
Sa survie pend au | fil d’un moraillon.
L’émoi affermit | l’effroi qu’il exerce,
L’affolement cloue, | l’angoisse transperce.
La bénignité | paraßt attentiste,
Quand l’espoir herse | l’épais cavaillon,
Du doute paré | de son médaillon,
Mais le sort se veut | parfois altruiste.



La bergĂšre, sur | un lit de brindilles,
Choit, sans percevoir | un rapace noir,
Vil percnoptĂšre, | garni de faucilles,
PrĂȘt Ă  fondre du | haut de son perchoir.
Défendue par un | courageux biÚvre,
L’offensĂ©e gĂźte, | tout prĂšs d’un liĂšvre.
Devant les palis | taillés en ormille,
Longues oreilles | chante tous les soirs,
Pinceaux alertes | chaloupe Ă  claquoirs.
Pour désopiler, | la pauvre pupille.



Iris flavescents | scrute les aiguilles,
D’un pin, recherchant | l’infñme juchoir,
De l’aigle dĂ©ment | semant banderilles,
Plus homicides | qu’un simple plantoir.
La terre froissée, | par maux et fiÚvres,
Ne tolĂšre point | les Ăąmes miĂšvres.
Dans l’herbe bleutĂ©e | reposent chenilles,
Mollement versées | dans de grands dortoirs,
Qui, éclairés par | de vermeils bougeoirs.
Veillent les hĂŽtes | sans nulles bisbilles.



La sentence dit | que souvent le rĂȘve,
AllÚge la faim, | mÚne au réconfort,
Dompte l’estomac, | consent une trĂȘve.
Dolente et fourbue, | la muse s’endort.
Son esprit blessé, | brûlante fournaise
Est sevrĂ© de lait, | de crĂšme Ă  l’anglaise
Le parfum subtil | du bon pain s’élĂšve,
S’évade au-delĂ  | du haut contrefort
Des cimes, fleure | firmament accort,
Et serein du jour, | qui sans bruit s’achùve.



Un oiseau-lyre, | venant de la grĂšve,
GuĂšre dĂ©pourvu | de cƓur et ressort,
Lors d’une charge | fulgurante et brùve,
Soustrait la prise | des mains de la mort.
Le trépas, surpris | par tant de fadaise,
Bout d’une rage | perfide et mauvaise.
Qu’elle soit du poids | d’un citron ou fùve,
L’aide se nourrit | à travers apport,
Contribution | ou autre support,
Ainsi que l’amour : | formidable sùve.
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