đđ€Šââïžđ17 - Ode pour Alice

Cette poésie écrite en décasyllabes, puisque la césure découpe chaque ligne
en deux hémistiches composés de cinq syllabes, adopte la forme littéraire de
lâode, destinĂ©e Ă cĂ©lĂ©brer la petite ALICE lâun des personnages primordiaux
de Charles Lutwidge Dodgson, dit Lewis.
Les dĂ©veloppements des histoires et les descriptions des hĂ©roĂŻnes sâadressant
spĂ©cialement au monde de lâenfance sont riches en imaginations, en valeurs
symboliques, que sont la grĂące, la puretĂ© et lâinnocence, en contradiction avec
les conventions établies lors de la période victorienne.
La fillette dĂ©crite dans cet Ă©crit sâinspire de faits utopiques narrĂ©s par lâesprit
crĂ©atif et logique de lâauteur, mais ne respecte pas lâordre chronologique de
lâaventure, ni les lieux oĂč Alice accomplit ses prouesses.
La rĂ©alisation de cette Ćuvre a mis Ă mal mon sens de la composition, car
pendant de longues heures, jâĂ©tais assis en face dâune page blanche, et jâavais
beau me torturer lâesprit, aucune exaltation ne venait Ă©clairer ma pensĂ©e.
Il nâest pire souffrance, que cette excavation expirante, qui vous interdit
la moindre communication avec lâunivers de lâĂ©criture, vous avez beau prier et
supplier, cependant Dieu nâest pas toujours Ă lâĂ©coute, et quand un rayon de
soleil surgit, il ne peut exister une liesse aussi intense, vu que la planĂšte bleue
de lâimaginaire mâaide Ă tolĂ©rer les alĂ©as de lâexistence.
Le crépuscule | sourdement propage
Lâombre dâun manteau | tenant capuchon :
Rabat complaisant, | pensé pour alpage,
Ou pour errance | portant balluchon.
Cette cuirasse| trempant lâapparence
Approche étoiles, | nuit en déshérence.
Lâample penaille, | dâinsolite coule
Issue dâun tissu | conçu en coton
GrÚge, pénÚtre | dans le peloton
De charmes pétris | de cristal en boule.
Sur le dos meurtri, | le grand paquetage,
Dâoripeaux semĂ©s | Ă califourchon.
Du bois calomnie | le doux caquetage.
Sur des haillons tors | en tire-bouchon,
Le volumineux faix, | fait dâincohĂ©rence,
Tangue et cahote | dans lâindiffĂ©rence,
Sans nul relĂąche | pour cette cagoule
Orbiculaire, | qui, tel un toton,
Tourne et pivote, | mimant le proton,
Redoutant lâhumain, | esquivant la foule.
Adieu pardon, | fin abrogatoire,
UsĂ© le rĂ©pit, | plus dâagenouilloir,
Exclu le salut, | plus dâĂ©chappatoire,
Pour sâenorgueillir, | ou se prĂ©valoir.
Ă ce moment-lĂ , | le croquemitaine,
Brésille à terre | ballot et poulaine.
De lâĂ©pais fardeau, | sâĂ©vade un grimoire,
Sans un repentir, | sans un aurevoir,
Ăvitant ponton, | et bateau-lavoir,
Surplombant la mer | et bravant lâhistoire.
Au cours du circuit : | route transitoire,
Aller sans retour, | astreint au pouvoir,
Dâun vent inconstant, | lâĆuvre ambulatoire
Tombe en un jardin | dâun vaste manoir.
Un ange, apparu | dâune chĂątelaine,
Prend le manuscrit, | mis en quarantaine.
Aucun prodrome | sur la trajectoire,
De lâopuscule, | tĂ©nĂ©breux savoir,
Dont le silence | tu par lâĂ©touffoir,
Semble partial | plus que vexatoire.
Dans un bourg coquet, | du lointain Cheshire,
Dort, sur les genoux | fins et gracieux
Dâune fillette | au dĂ©licat sourire,
Un livre crasseux| et tendancieux.
Tout recto ouvert, | pendant la lecture,
Sabre lâimage, | gomme lâĂ©criture.
Proche de ses sĆurs, | drapant cachemire,
La jeune pousse, | regard soucieux,
Ćil suspicieux, | songe Ă des cieux,
OĂč la fantaisie | emplit tout dĂ©lire.
Fuir Daresbury, | pour ne pas maudire,
Ce climat si lourd, | si fastidieux,
Vaincre lâunivers | sur un long navire,
Joindre les Indes, | aux divins lieux.
Quitter Lorina, | Ădith sans parjure,
Enfin exister, | vivre lâaventure.
Alice gagne, | brisant tirelire,
La ville dâOxford, | oĂč lâastucieux,
Pont Folly conduit | Ă lâinsidieux,
Ilot, aurore | dâun nouvel empire.
Des buissons Ă baies, | genre canneberge,
ConfĂ©rant des brins | dâaimables fraĂźcheurs,
FrĂŽlent lentement | les bords de la berge,
Léchée par les flots | constellés de fleurs.
Le tendron, scrutant | lâhorizon, remarque,
Parmi les bosquets | brumeux, une barque.
La rigue lâattend, | prĂšs de lâauberge.
LâhĂ©roĂŻne omet, | serment de prĂȘcheur,
DĂ©robe lâesquif | dâun brave pĂȘcheur,
GoĂ»tant vin, jambon | et pointes dâasperge.
Sur les flux dâIsis, | disposant flamberge,
Au suroĂźt levant, | qui dans sa fureur,
Enflamme lâhydre, | la frĂȘle vierge,
Ferraille avec fort | courage et ardeur.
Sous les coups et heurts | du mouvant monarque,
Lâembarcation | grĂȘle, soudain, sâarque.
Lâenfant prie, la foi | lui tend un cierge.
Le serpent marin, | saisi de frayeur,
Bat en retraite, | vaincu par la peur,
Lâonde trĂ©passe et | le rocher Ă©merge.
La blondinette | limoge ses rames,
Ă lâembranchement | dâĂ©troits sentiers.
Quelquâun lâobserve, | au sein des calames,
Gravant les robes | des églantiers.
Une figure, | plutĂŽt sympathique,
La guette, lâĂ©pie| de façon comique.
Le léporidé | sort des jusquiames,
La tĂȘte droite, | le port altier,
Tirant un oignon, | de son boĂźtier,
Pour se détacher | de ses amalgames.
Le lapin aux yeux | mordorĂ©s sâexclame,
En interrogeant | son calendrier,
Que cet effarant | retard le diffame.
Il doit regagner | son atelier.
Le bouquin repart, | dâun bond Ă©nergique,
Pour sâhasarder dans | une course Ă©pique.
Le sol saupoudré | de laiteux dictame,
Et de vibrisses, | en bon allier,
Guide la poupĂ©e | jusquâau terrier,
Happant lâanimal | quâil mande et rĂ©clame.
La petite fĂ©e, | lentement, sâavance,
En direction | dâun gouffre gĂ©ant,
Charmant, possĂ©dant | beaucoup dâĂ©lĂ©gance,
Qui la convoque | tout en sâĂ©tirant.
Le vĆu soulĂšve | lâexcĂšs quâil aiguise,
Et lâimprudence | mĂšne Ă la bĂȘtise.
Dans un abime | de grave importance,
Lâaudacieuse, | dâun saut voltigeant,
Se précipite, | vivement, jugeant,
Sottement lâĂ©cueil | de lâinadvertance.
Lâinterminable | glissade, par chance,
DĂ©cline Ă la fin | dâun couloir bĂ©ant.
Une flĂšche bleue | avec arrogance,
Indique lâendroit | dâun seuil accueillant,
OĂč lâhase vĂȘtue | en digne marquise,
Gouverne un guichet | avec grĂące exquise.
La badaude voit | maintes fulgurances,
Ornant parois et | murs avoisinants,
De rayonnages et | feuillets alléchants,
Couverts de sucs et | suprĂȘmes substances.
Lâexploratrice | consulte une piste,
Pentue, jonchée de | mil et touraillon,
Escortée par un | rat opportuniste,
Plus diligent que | tout un bataillon.
Le museau pointu | du muridé berce,
Une membrane| de chétive gerce.
Dans une douve, | prĂšs dâun chou palmiste,
Gardé par un if, | triste avocaillon,
Plaidant mot perdu, | mais soufflant bĂąillon,
Lâaccompagnateur | quitte la touriste.
Le délaissement | guÚre formaliste,
De lâappui, craque | lâultime maillon.
Seule, sans secours, | tel un trapéziste,
Sa survie pend au | fil dâun moraillon.
LâĂ©moi affermit | lâeffroi quâil exerce,
Lâaffolement cloue, | lâangoisse transperce.
La bénignité | paraßt attentiste,
Quand lâespoir herse | lâĂ©pais cavaillon,
Du doute paré | de son médaillon,
Mais le sort se veut | parfois altruiste.
La bergĂšre, sur | un lit de brindilles,
Choit, sans percevoir | un rapace noir,
Vil percnoptĂšre, | garni de faucilles,
PrĂȘt Ă fondre du | haut de son perchoir.
Défendue par un | courageux biÚvre,
LâoffensĂ©e gĂźte, | tout prĂšs dâun liĂšvre.
Devant les palis | taillés en ormille,
Longues oreilles | chante tous les soirs,
Pinceaux alertes | chaloupe Ă claquoirs.
Pour désopiler, | la pauvre pupille.
Iris flavescents | scrute les aiguilles,
Dâun pin, recherchant | lâinfĂąme juchoir,
De lâaigle dĂ©ment | semant banderilles,
Plus homicides | quâun simple plantoir.
La terre froissée, | par maux et fiÚvres,
Ne tolĂšre point | les Ăąmes miĂšvres.
Dans lâherbe bleutĂ©e | reposent chenilles,
Mollement versées | dans de grands dortoirs,
Qui, éclairés par | de vermeils bougeoirs.
Veillent les hĂŽtes | sans nulles bisbilles.
La sentence dit | que souvent le rĂȘve,
AllÚge la faim, | mÚne au réconfort,
Dompte lâestomac, | consent une trĂȘve.
Dolente et fourbue, | la muse sâendort.
Son esprit blessé, | brûlante fournaise
Est sevrĂ© de lait, | de crĂšme Ă lâanglaise
Le parfum subtil | du bon pain sâĂ©lĂšve,
SâĂ©vade au-delĂ | du haut contrefort
Des cimes, fleure | firmament accort,
Et serein du jour, | qui sans bruit sâachĂšve.
Un oiseau-lyre, | venant de la grĂšve,
GuĂšre dĂ©pourvu | de cĆur et ressort,
Lors dâune charge | fulgurante et brĂšve,
Soustrait la prise | des mains de la mort.
Le trépas, surpris | par tant de fadaise,
Bout dâune rage | perfide et mauvaise.
Quâelle soit du poids | dâun citron ou fĂšve,
Lâaide se nourrit | Ă travers apport,
Contribution | ou autre support,
Ainsi que lâamour : | formidable sĂšve.
en deux hémistiches composés de cinq syllabes, adopte la forme littéraire de
lâode, destinĂ©e Ă cĂ©lĂ©brer la petite ALICE lâun des personnages primordiaux
de Charles Lutwidge Dodgson, dit Lewis.
Les dĂ©veloppements des histoires et les descriptions des hĂ©roĂŻnes sâadressant
spĂ©cialement au monde de lâenfance sont riches en imaginations, en valeurs
symboliques, que sont la grĂące, la puretĂ© et lâinnocence, en contradiction avec
les conventions établies lors de la période victorienne.
La fillette dĂ©crite dans cet Ă©crit sâinspire de faits utopiques narrĂ©s par lâesprit
crĂ©atif et logique de lâauteur, mais ne respecte pas lâordre chronologique de
lâaventure, ni les lieux oĂč Alice accomplit ses prouesses.
La rĂ©alisation de cette Ćuvre a mis Ă mal mon sens de la composition, car
pendant de longues heures, jâĂ©tais assis en face dâune page blanche, et jâavais
beau me torturer lâesprit, aucune exaltation ne venait Ă©clairer ma pensĂ©e.
Il nâest pire souffrance, que cette excavation expirante, qui vous interdit
la moindre communication avec lâunivers de lâĂ©criture, vous avez beau prier et
supplier, cependant Dieu nâest pas toujours Ă lâĂ©coute, et quand un rayon de
soleil surgit, il ne peut exister une liesse aussi intense, vu que la planĂšte bleue
de lâimaginaire mâaide Ă tolĂ©rer les alĂ©as de lâexistence.
Le crépuscule | sourdement propage
Lâombre dâun manteau | tenant capuchon :
Rabat complaisant, | pensé pour alpage,
Ou pour errance | portant balluchon.
Cette cuirasse| trempant lâapparence
Approche étoiles, | nuit en déshérence.
Lâample penaille, | dâinsolite coule
Issue dâun tissu | conçu en coton
GrÚge, pénÚtre | dans le peloton
De charmes pétris | de cristal en boule.
Sur le dos meurtri, | le grand paquetage,
Dâoripeaux semĂ©s | Ă califourchon.
Du bois calomnie | le doux caquetage.
Sur des haillons tors | en tire-bouchon,
Le volumineux faix, | fait dâincohĂ©rence,
Tangue et cahote | dans lâindiffĂ©rence,
Sans nul relĂąche | pour cette cagoule
Orbiculaire, | qui, tel un toton,
Tourne et pivote, | mimant le proton,
Redoutant lâhumain, | esquivant la foule.
Adieu pardon, | fin abrogatoire,
UsĂ© le rĂ©pit, | plus dâagenouilloir,
Exclu le salut, | plus dâĂ©chappatoire,
Pour sâenorgueillir, | ou se prĂ©valoir.
Ă ce moment-lĂ , | le croquemitaine,
Brésille à terre | ballot et poulaine.
De lâĂ©pais fardeau, | sâĂ©vade un grimoire,
Sans un repentir, | sans un aurevoir,
Ăvitant ponton, | et bateau-lavoir,
Surplombant la mer | et bravant lâhistoire.
Au cours du circuit : | route transitoire,
Aller sans retour, | astreint au pouvoir,
Dâun vent inconstant, | lâĆuvre ambulatoire
Tombe en un jardin | dâun vaste manoir.
Un ange, apparu | dâune chĂątelaine,
Prend le manuscrit, | mis en quarantaine.
Aucun prodrome | sur la trajectoire,
De lâopuscule, | tĂ©nĂ©breux savoir,
Dont le silence | tu par lâĂ©touffoir,
Semble partial | plus que vexatoire.
Dans un bourg coquet, | du lointain Cheshire,
Dort, sur les genoux | fins et gracieux
Dâune fillette | au dĂ©licat sourire,
Un livre crasseux| et tendancieux.
Tout recto ouvert, | pendant la lecture,
Sabre lâimage, | gomme lâĂ©criture.
Proche de ses sĆurs, | drapant cachemire,
La jeune pousse, | regard soucieux,
Ćil suspicieux, | songe Ă des cieux,
OĂč la fantaisie | emplit tout dĂ©lire.
Fuir Daresbury, | pour ne pas maudire,
Ce climat si lourd, | si fastidieux,
Vaincre lâunivers | sur un long navire,
Joindre les Indes, | aux divins lieux.
Quitter Lorina, | Ădith sans parjure,
Enfin exister, | vivre lâaventure.
Alice gagne, | brisant tirelire,
La ville dâOxford, | oĂč lâastucieux,
Pont Folly conduit | Ă lâinsidieux,
Ilot, aurore | dâun nouvel empire.
Des buissons Ă baies, | genre canneberge,
ConfĂ©rant des brins | dâaimables fraĂźcheurs,
FrĂŽlent lentement | les bords de la berge,
Léchée par les flots | constellés de fleurs.
Le tendron, scrutant | lâhorizon, remarque,
Parmi les bosquets | brumeux, une barque.
La rigue lâattend, | prĂšs de lâauberge.
LâhĂ©roĂŻne omet, | serment de prĂȘcheur,
DĂ©robe lâesquif | dâun brave pĂȘcheur,
GoĂ»tant vin, jambon | et pointes dâasperge.
Sur les flux dâIsis, | disposant flamberge,
Au suroĂźt levant, | qui dans sa fureur,
Enflamme lâhydre, | la frĂȘle vierge,
Ferraille avec fort | courage et ardeur.
Sous les coups et heurts | du mouvant monarque,
Lâembarcation | grĂȘle, soudain, sâarque.
Lâenfant prie, la foi | lui tend un cierge.
Le serpent marin, | saisi de frayeur,
Bat en retraite, | vaincu par la peur,
Lâonde trĂ©passe et | le rocher Ă©merge.
La blondinette | limoge ses rames,
Ă lâembranchement | dâĂ©troits sentiers.
Quelquâun lâobserve, | au sein des calames,
Gravant les robes | des églantiers.
Une figure, | plutĂŽt sympathique,
La guette, lâĂ©pie| de façon comique.
Le léporidé | sort des jusquiames,
La tĂȘte droite, | le port altier,
Tirant un oignon, | de son boĂźtier,
Pour se détacher | de ses amalgames.
Le lapin aux yeux | mordorĂ©s sâexclame,
En interrogeant | son calendrier,
Que cet effarant | retard le diffame.
Il doit regagner | son atelier.
Le bouquin repart, | dâun bond Ă©nergique,
Pour sâhasarder dans | une course Ă©pique.
Le sol saupoudré | de laiteux dictame,
Et de vibrisses, | en bon allier,
Guide la poupĂ©e | jusquâau terrier,
Happant lâanimal | quâil mande et rĂ©clame.
La petite fĂ©e, | lentement, sâavance,
En direction | dâun gouffre gĂ©ant,
Charmant, possĂ©dant | beaucoup dâĂ©lĂ©gance,
Qui la convoque | tout en sâĂ©tirant.
Le vĆu soulĂšve | lâexcĂšs quâil aiguise,
Et lâimprudence | mĂšne Ă la bĂȘtise.
Dans un abime | de grave importance,
Lâaudacieuse, | dâun saut voltigeant,
Se précipite, | vivement, jugeant,
Sottement lâĂ©cueil | de lâinadvertance.
Lâinterminable | glissade, par chance,
DĂ©cline Ă la fin | dâun couloir bĂ©ant.
Une flĂšche bleue | avec arrogance,
Indique lâendroit | dâun seuil accueillant,
OĂč lâhase vĂȘtue | en digne marquise,
Gouverne un guichet | avec grĂące exquise.
La badaude voit | maintes fulgurances,
Ornant parois et | murs avoisinants,
De rayonnages et | feuillets alléchants,
Couverts de sucs et | suprĂȘmes substances.
Lâexploratrice | consulte une piste,
Pentue, jonchée de | mil et touraillon,
Escortée par un | rat opportuniste,
Plus diligent que | tout un bataillon.
Le museau pointu | du muridé berce,
Une membrane| de chétive gerce.
Dans une douve, | prĂšs dâun chou palmiste,
Gardé par un if, | triste avocaillon,
Plaidant mot perdu, | mais soufflant bĂąillon,
Lâaccompagnateur | quitte la touriste.
Le délaissement | guÚre formaliste,
De lâappui, craque | lâultime maillon.
Seule, sans secours, | tel un trapéziste,
Sa survie pend au | fil dâun moraillon.
LâĂ©moi affermit | lâeffroi quâil exerce,
Lâaffolement cloue, | lâangoisse transperce.
La bénignité | paraßt attentiste,
Quand lâespoir herse | lâĂ©pais cavaillon,
Du doute paré | de son médaillon,
Mais le sort se veut | parfois altruiste.
La bergĂšre, sur | un lit de brindilles,
Choit, sans percevoir | un rapace noir,
Vil percnoptĂšre, | garni de faucilles,
PrĂȘt Ă fondre du | haut de son perchoir.
Défendue par un | courageux biÚvre,
LâoffensĂ©e gĂźte, | tout prĂšs dâun liĂšvre.
Devant les palis | taillés en ormille,
Longues oreilles | chante tous les soirs,
Pinceaux alertes | chaloupe Ă claquoirs.
Pour désopiler, | la pauvre pupille.
Iris flavescents | scrute les aiguilles,
Dâun pin, recherchant | lâinfĂąme juchoir,
De lâaigle dĂ©ment | semant banderilles,
Plus homicides | quâun simple plantoir.
La terre froissée, | par maux et fiÚvres,
Ne tolĂšre point | les Ăąmes miĂšvres.
Dans lâherbe bleutĂ©e | reposent chenilles,
Mollement versées | dans de grands dortoirs,
Qui, éclairés par | de vermeils bougeoirs.
Veillent les hĂŽtes | sans nulles bisbilles.
La sentence dit | que souvent le rĂȘve,
AllÚge la faim, | mÚne au réconfort,
Dompte lâestomac, | consent une trĂȘve.
Dolente et fourbue, | la muse sâendort.
Son esprit blessé, | brûlante fournaise
Est sevrĂ© de lait, | de crĂšme Ă lâanglaise
Le parfum subtil | du bon pain sâĂ©lĂšve,
SâĂ©vade au-delĂ | du haut contrefort
Des cimes, fleure | firmament accort,
Et serein du jour, | qui sans bruit sâachĂšve.
Un oiseau-lyre, | venant de la grĂšve,
GuĂšre dĂ©pourvu | de cĆur et ressort,
Lors dâune charge | fulgurante et brĂšve,
Soustrait la prise | des mains de la mort.
Le trépas, surpris | par tant de fadaise,
Bout dâune rage | perfide et mauvaise.
Quâelle soit du poids | dâun citron ou fĂšve,
Lâaide se nourrit | Ă travers apport,
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