Pluie d'orage
Furieux, l'atmosphère
Verse ses dévidoirs
Trop remplis sur la Terre ;
Les toits, tristes miroirs
Au tain gris des ardoises
Des demeures bourgeoises,
Boivent les nimbus noirs.
La gueule des gouttières
Avale goulûment
Le flot de ces rivières
Tombant du firmament ;
L'eau descend avec rage
Dans cet étroit passage
Et sort en écumant.
Elle court sur la rue
Cherchant un caniveau ;
On la croit disparue...
Elle naît à nouveau !
Dans un élan farouche,
Elle atteint une bouche
Et se jette au caveau.
Verse ses dévidoirs
Trop remplis sur la Terre ;
Les toits, tristes miroirs
Au tain gris des ardoises
Des demeures bourgeoises,
Boivent les nimbus noirs.
La gueule des gouttières
Avale goulûment
Le flot de ces rivières
Tombant du firmament ;
L'eau descend avec rage
Dans cet étroit passage
Et sort en écumant.
Elle court sur la rue
Cherchant un caniveau ;
On la croit disparue...
Elle naît à nouveau !
Dans un élan farouche,
Elle atteint une bouche
Et se jette au caveau.
5 commentaires
lilo · le lundi 27 avril 2015 à 21:54
domi · le mardi 28 avril 2015 à 08:46
bisous
Michel (Signes de Vie) · le mardi 28 avril 2015 à 11:10
Mais parfaitement maîtrisé, bravo !
Nemo · le mercredi 29 avril 2015 à 17:42
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 29 avril 2015 à 19:02
Pluie, orage, toits ruisselants, déluges, tu donnes VIE à ces éléments avec la force de tes mots. Oui, soudain, ce sont des être vivants. Coïncidence, cela me rappelle un violent orage que j'ai traversé, il y a quelque temps à la sortie de Namur, en revenant sur la frontière. Ta Wallonie n'est pourtant pas un pays de tornades et de cyclones comme le Mid West des Etats-Unis !!!!! Les vers courts, comme le souligne Domi, contribue à la force de ce court orage ! Merci pour ces vers tempétueux et ruisselants, Pieter. Amitiés. A bientôt. Tot ziens ! Philip.
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