Premier rendez-vous
L’instant du premier rendez-vous
Est un instant magique.
Je l’avais invitée, elle avait accepté.
Nous avions choisi
Le petit parc
Au centre de la ville,
A peine un grand jardin,
Non, pas celui des Hespérides.
Les pommes n’étaient pas d’or.
J’y trouvai pourtant un trésor.
J’avais trop peur d’être en retard
Aussi j’arrivai, tout fébrile,
Une demi-heure à l’avance.
Je m’étais assis sur un banc
Pour tromper mon impatience
Et regardais sur l’étang
Une querelle de canards,
Cancanant, battant des ailes,
Tandis qu’un cygne blanc,
Majestueux et digne,
Glissait lentement sur l’onde.
J’admirais de son col,
La courbe gracieuse.
Sur la berge, riant,
Des enfants regardaient
Les cailloux qu’ils jetaient
Faire des ronds dans l’eau ;
Des promeneurs,
Seuls ou en couples,
Se pressaient sans hâte.
A l’instant où la cloche des Carmes
Annonçait none aux fidèles,
Elle apparut
Au bout de l’allée de tilleuls.
Le soleil se glissait
Sous le voûte de feuillage
Et maculait sa robe
De taches aux tons changeants,
Tantôt douce blancheur d’une colombe,
Tantôt éclat grisé du vif-argent.
Sur son passage, les parterres de fleurs
Semblaient avoir perdu leurs couleurs.
Ses yeux étaient rieurs
Et sa bouche si fraîche.
Elle était à la fois
La fée de mon enfance,
La jeune fille modèle,
La femme de mon rêve.
J’aurais voulu lui dire
Des stances de Musset
De Vigny, de Nerval...
Mais n’en trouvais aucune
Assez douce pour elle.
Alors je n’ai trouvé
Qu’une banalité :
«Merci d’être aussi belle».
Est un instant magique.
Je l’avais invitée, elle avait accepté.
Nous avions choisi
Le petit parc
Au centre de la ville,
A peine un grand jardin,
Non, pas celui des Hespérides.
Les pommes n’étaient pas d’or.
J’y trouvai pourtant un trésor.
J’avais trop peur d’être en retard
Aussi j’arrivai, tout fébrile,
Une demi-heure à l’avance.
Je m’étais assis sur un banc
Pour tromper mon impatience
Et regardais sur l’étang
Une querelle de canards,
Cancanant, battant des ailes,
Tandis qu’un cygne blanc,
Majestueux et digne,
Glissait lentement sur l’onde.
J’admirais de son col,
La courbe gracieuse.
Sur la berge, riant,
Des enfants regardaient
Les cailloux qu’ils jetaient
Faire des ronds dans l’eau ;
Des promeneurs,
Seuls ou en couples,
Se pressaient sans hâte.
A l’instant où la cloche des Carmes
Annonçait none aux fidèles,
Elle apparut
Au bout de l’allée de tilleuls.
Le soleil se glissait
Sous le voûte de feuillage
Et maculait sa robe
De taches aux tons changeants,
Tantôt douce blancheur d’une colombe,
Tantôt éclat grisé du vif-argent.
Sur son passage, les parterres de fleurs
Semblaient avoir perdu leurs couleurs.
Ses yeux étaient rieurs
Et sa bouche si fraîche.
Elle était à la fois
La fée de mon enfance,
La jeune fille modèle,
La femme de mon rêve.
J’aurais voulu lui dire
Des stances de Musset
De Vigny, de Nerval...
Mais n’en trouvais aucune
Assez douce pour elle.
Alors je n’ai trouvé
Qu’une banalité :
«Merci d’être aussi belle».
8 commentaires
marine · le jeudi 30 avril 2015 à 10:36
domi · le jeudi 30 avril 2015 à 12:25
fokoua jean carlos · le jeudi 30 avril 2015 à 17:17
J-C.
domidom · le jeudi 30 avril 2015 à 17:34
C'est je pense le plus beau compliment que l'on puisse faire à une femme....
C'est beau, simple, tellement bien inspiré....
J'ai adoré....
Domie/domino...
Nemo · le jeudi 30 avril 2015 à 20:30
@ Domi : libéré, libéré... pas tant que ça Domi. Mais le plus important, c'est que tu as adoré... Bises
@ Jean Carlos : merci J.-C., mais bigre, un chimiotactisme (heureusement positif) ! Effectivement, je suis (encore) une cellule vivante mais Elle, ne serait-elle qu'une substance favorable ???
J'imagine Cyrano sous le balcon de Roxane déclamant :
Du haut de ce balcon sous lequel je me trouve,
Ô mon unique amour, sentez-vous que j'éprouve
Un chimiotactisme amoureux positif ?
Si si, croyez m'en, je suis affirmatif !
@ Domie : vous allez me faire rougir... Merci Domie.
Micheline 1940 · le lundi 11 mai 2015 à 04:56
Vous distribuez tant de délices à l'Être aimée, qu'elle doit fondre en vous voyant seulement approcher ! Heureux Homme, ami Pierre ! Bien amicalement, M.
Nemo · le lundi 11 mai 2015 à 17:59
liameliavq · le mardi 24 juillet 2018 à 03:13
C'est adorable et si bien conté ....
Quel doux souvenir.
Tendres amitiés.
LN.
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