Antipodes
Dans la fraîcheur du soir, moi, j’ai le privilège
D’être assis sur la plage à regarder la mer
Caressé par le vent, quand chez toi, c’est l’hiver,
Que peut-être déjà tu vois tomber la neige.
Au printemps, j’ai semé - je sais que tu les aimes -
A l’abri d’un muret, quelques pois de senteur,
Il se couvre aujourd’hui d’une tendre couleur
Alors qu’en ton jardin meurent les chrysanthèmes.
Pourtant mes sentiments ignorent la distance ;
Quand je ferme les yeux, je te sais près de moi
Et je sens que ton corps frémit d’un doux émoi
Car l’espace et le temps n’ont aucune importance.
D’être assis sur la plage à regarder la mer
Caressé par le vent, quand chez toi, c’est l’hiver,
Que peut-être déjà tu vois tomber la neige.
Au printemps, j’ai semé - je sais que tu les aimes -
A l’abri d’un muret, quelques pois de senteur,
Il se couvre aujourd’hui d’une tendre couleur
Alors qu’en ton jardin meurent les chrysanthèmes.
Pourtant mes sentiments ignorent la distance ;
Quand je ferme les yeux, je te sais près de moi
Et je sens que ton corps frémit d’un doux émoi
Car l’espace et le temps n’ont aucune importance.
4 commentaires
clairedeterre · le samedi 17 décembre 2016 à 14:07
Où la distance est source de poésie..
Sensible poème semblable à une aquarelle..
Micheline 1940 · le dimanche 18 décembre 2016 à 16:50
Passante, et dans l'attente, je trouve avec bonheur vos vers si nostalgiques qui me vont droit au coeur, pansant avec douceur mes propres bleus à l'âme.
Soyez en remercié, cher ami, qui avez par d'infinis talents, placé de beaux rayons dans le jour qui descend... car, je suis restée muette et longtemps, trop longtemps, sans envies et sans goût, qu'il m'a été joyeux de me sentir revivre dans l'instant où je vous ai lu !
Merci, cher ami, pour cette renaissance et pour l'excellence et la beauté de votre poème ! Bien sincèrement, votre obligée,
Micheline.
mespoemes.net/bluegirl · le dimanche 18 décembre 2016 à 18:53
Amicalement, Lola.
liameliavq · le dimanche 22 avril 2018 à 13:00
on peut faire l'amour sans jamais se toucher
L'enfer peut ressembler au paradis des autres
Jusqu'au Jardin désert qu'on n'avait pas cherché"
Paroles de Dimey par Jehan qu'un être très cher m'a fait découvrir, que je trouve sublimes et se rapportant si bien à ce merveilleux poème sur l'art d'aimer à distance...
Poétiquement.
LN.
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