A l’abri de la treille
Une rose en mourant vient poser un pétale
Sur la page du livre ouvert sur mes genoux,
Et dans le clair-obscur de l’ombre qui s’étale,
Resurgit le passé : je me souviens de nous.
Assis l’un près l’autre, à l’abri de la treille,
Nous avions des projets, bâtissions l’avenir
Et quand je te disais : « Lorsque vous serez vieille »
Tu riais de Ronsard, faisant la sourde oreille.
Oh ! ces jours ne semblaient jamais devoir finir !
Je crois encor sentir ta tête qui repose
Au creux de mon épaule, il me paraît revoir
Le matin merveilleux où j’ai cueilli la rose
Pareille à celle qui vient de mourir ce soir.
Sur la page du livre ouvert sur mes genoux,
Et dans le clair-obscur de l’ombre qui s’étale,
Resurgit le passé : je me souviens de nous.
Assis l’un près l’autre, à l’abri de la treille,
Nous avions des projets, bâtissions l’avenir
Et quand je te disais : « Lorsque vous serez vieille »
Tu riais de Ronsard, faisant la sourde oreille.
Oh ! ces jours ne semblaient jamais devoir finir !
Je crois encor sentir ta tête qui repose
Au creux de mon épaule, il me paraît revoir
Le matin merveilleux où j’ai cueilli la rose
Pareille à celle qui vient de mourir ce soir.
4 commentaires
Micheline 1940 · le mardi 31 janvier 2017 à 03:38
Bonsoir Pierre,
J'ai, par dessus tout, aimé la beauté de votre poème où le souvenir ne peut qu'inlassablement étreindre tout coeur qui n'a cessé d'aimer...
Bien amicalement,
Micheline.
dulcinée · le mardi 31 janvier 2017 à 07:52
Nemo · le vendredi 3 février 2017 à 09:33
liameliavq · le dimanche 22 avril 2018 à 12:47
J'en pousse des soupirs poétiques...
LN.
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