Bon sang ne peut mentir
Il est bientôt une heure un quart,
J’entends un pas qui se rapproche ;
Je crois bien que c’est dans la poche
Puisqu’elle accepte mon rancart.
Il faut se montrer fin renard
Si l’on veut se taper la cloche !
Ah ! nom de Dieu comme elle est moche !
Que j’aimerais être Abélard…
Viens dans mes bras que je t’enlace,
Donne ton cou que je l’embrasse…
(Pas de recul, elle consent !)
Tant pis, j’ai déjà connu pire !
A la curée ! Oui, mais bon sang,
C’est pas marrant d’être un vampire !
J’entends un pas qui se rapproche ;
Je crois bien que c’est dans la poche
Puisqu’elle accepte mon rancart.
Il faut se montrer fin renard
Si l’on veut se taper la cloche !
Ah ! nom de Dieu comme elle est moche !
Que j’aimerais être Abélard…
Viens dans mes bras que je t’enlace,
Donne ton cou que je l’embrasse…
(Pas de recul, elle consent !)
Tant pis, j’ai déjà connu pire !
A la curée ! Oui, mais bon sang,
C’est pas marrant d’être un vampire !
6 commentaires
bluegirl · le mercredi 19 décembre 2012 à 17:40
quel fardeau de devoir se coltiner une mocheté facile!
...mais ce qui est surtout domage, c'est qu'il n'a peut être même pas immaginé être autre chose qu'un vampire. n'est-ce pas?
ahh, je suis restée en suspend. ça donne faim tout ça!
amitiés.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 20 décembre 2012 à 15:42
nemo · le vendredi 21 décembre 2012 à 12:51
Bonjour Philip, dans ton commentaire ‘vampirique’, tu apprécies le mariage humour+poésie.
Rien de nouveau sous le soleil puisque Baudelaire nous a laissé cette réflexion sur…
La Propreté des demoiselles Belges
Elle puait comme une fleur moisie.
Moi, je lui dis (mais avec courtoisie) :
« Vous devriez prendre un bain régulier
Pour dissiper ce parfum de bélier. »
Que me répond cette jeune hébétée ?
« Je ne suis pas, moi, de vous dégoûtée ! »
— Ici pourtant on lave le trottoir
Et le parquet avec un savon noir !
J’ajouterai :
Quand le grand Charles vint en visite à Bruxelles,
(non, pas le Général, il n’eût point parlé d’ « Elles »)
Il nous gratifia de bien vilains propos !
Quand la nuit finissait, il quittait les bistrots
Pour regagner sa chambre, hôtel du grand Miroir,
Qui lui semblait avoir des relents de mouroir.
Il composait alors, d’une main moins habile,
Des vers pleins d’amertume où s’épanchait sa bile,
Jetant sur notre ville un affreux discrédit.
Avons-nous condamné ce poète maudit ?
Avons-nous, contre lui, fait remontrance ? Aucune !
Car dans l’âme du Belge, il n’est point de rancune.
Amicalement Philip.
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nemo · le vendredi 21 décembre 2012 à 12:53
Que pouvait-il faire d'autre qu'assumer son destin ?
Il brille dans vos yeux comme un regard coquin...
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http://www.mespoemes.net/nemo
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 21 décembre 2012 à 13:07
Il est vrai que nos poètes français sont tous passés par ta Belgique. Le couple Verlaine-Rimbaud s'y est écharpé ! L'ami Verlaine y a eu tout le temps de méditer dans les geôles de Bergen !!!
Amitiés. Philip.
rejane · le jeudi 3 janvier 2013 à 21:21
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