Etalée
Si brève fut l’étreinte, si longue fut l’attente, la terre promise désormais atteinte perdit son gout de rêverie interdite, tantôt tentante, si tôt lassante…
Remplacée, y a-t-il en mon être quelque sentiment qui vaille ?je me torture de mon souvenir qui désormais s’écaille… j’ai beau crier mon indépendance et nier ma douleur, sur ma souffrance, pourtant, nul ne se leurre. A mon propre filet voyez-vous me suis-je prise, les jeux interdits en ayant irrésistiblement le gout, je fus le chasseur et vous fûtes ma prise, je fus votre reine je suis désormais votre fou.
Imperceptiblement passée de l’autre coté du miroir, cette inclination noble si loin de mes idées noires, mes idéaux et mes exigences mis au placard, ce sacrifice je vous crus le valoir et vous avez veillé à m y faire croire.
Ainsi donc vous êtes-vous raconté si facilement à une fille facile, à la confidence nullement hostile, ni à vos bassesses et vos déballages qui me repoussent et m’horripilent, pas un détail avez-vous tu de moi, pauvre imbécile, suis-je donc de celles qu’on étale non de celles qu’on dissimule ?
A vous me suis-je livrée sans retenue sans rempart, qu’avez donc pu ressentir à mon égard ? Vous vous êtes affairé à me décevoir sans freins ni retard, n’ai-je donc point mérité votre amour ni votre regard ? Où juste quelque respect et un soupçon d’égard ?
De mes hésitations naïves vous êtes vous cruellement moqué, amusante histoire à dire, à redire et à calquer, par l’attirante occasion alléché, le sadique appétit ouvert et la lèvre léchée, sur mon cas vous êtes vous savamment penché, dans le tas avez vous donc foncé, forcé la caricature, foncé le tableau, tablé sur ce que j’avais de moins beau…
Mon imagination je le crois, m’as certes lésée, mes espérances m’ont brisé, à vos récitations de paroles je fus crédule, je ne vous soutirerai aucun élan, au mieux des relents de goujaterie que rien ne dissimule.
Votre poison désormais savamment déversé, sans vous mordre la langue sans lèvre pincée, maintenant que vous m’avez vidée, que vous m’avez rincée, de toute valeur de toute douce pensée, comment vous sentez vous la houle désormais passée ? A la suivante oreille ou en avez-vous désormais assez ?
Dans ce cœur tantôt de glace tantôt rosé, vos contradictions me pressent, me tassent, avec le temps entassées. Vous sonnez creux, vous sonnez faux, faut-il creuser ? Pour trouver un cœur qui brille par son absence et, savoir s’il me faut vous retenir ou vous envoyer valser.
Sur deux tableaux avez-vous avancé, et à votre rythme avons-nous dansé, bien trop longtemps vous fus-je docile, désespérée de comprendre vos cotés face et cotés piles, libérée de votre âme d’escroc, je sors les crocs, je dicte désormais mon propre tempo.
Remplacée, y a-t-il en mon être quelque sentiment qui vaille ?je me torture de mon souvenir qui désormais s’écaille… j’ai beau crier mon indépendance et nier ma douleur, sur ma souffrance, pourtant, nul ne se leurre. A mon propre filet voyez-vous me suis-je prise, les jeux interdits en ayant irrésistiblement le gout, je fus le chasseur et vous fûtes ma prise, je fus votre reine je suis désormais votre fou.
Imperceptiblement passée de l’autre coté du miroir, cette inclination noble si loin de mes idées noires, mes idéaux et mes exigences mis au placard, ce sacrifice je vous crus le valoir et vous avez veillé à m y faire croire.
Ainsi donc vous êtes-vous raconté si facilement à une fille facile, à la confidence nullement hostile, ni à vos bassesses et vos déballages qui me repoussent et m’horripilent, pas un détail avez-vous tu de moi, pauvre imbécile, suis-je donc de celles qu’on étale non de celles qu’on dissimule ?
A vous me suis-je livrée sans retenue sans rempart, qu’avez donc pu ressentir à mon égard ? Vous vous êtes affairé à me décevoir sans freins ni retard, n’ai-je donc point mérité votre amour ni votre regard ? Où juste quelque respect et un soupçon d’égard ?
De mes hésitations naïves vous êtes vous cruellement moqué, amusante histoire à dire, à redire et à calquer, par l’attirante occasion alléché, le sadique appétit ouvert et la lèvre léchée, sur mon cas vous êtes vous savamment penché, dans le tas avez vous donc foncé, forcé la caricature, foncé le tableau, tablé sur ce que j’avais de moins beau…
Mon imagination je le crois, m’as certes lésée, mes espérances m’ont brisé, à vos récitations de paroles je fus crédule, je ne vous soutirerai aucun élan, au mieux des relents de goujaterie que rien ne dissimule.
Votre poison désormais savamment déversé, sans vous mordre la langue sans lèvre pincée, maintenant que vous m’avez vidée, que vous m’avez rincée, de toute valeur de toute douce pensée, comment vous sentez vous la houle désormais passée ? A la suivante oreille ou en avez-vous désormais assez ?
Dans ce cœur tantôt de glace tantôt rosé, vos contradictions me pressent, me tassent, avec le temps entassées. Vous sonnez creux, vous sonnez faux, faut-il creuser ? Pour trouver un cœur qui brille par son absence et, savoir s’il me faut vous retenir ou vous envoyer valser.
Sur deux tableaux avez-vous avancé, et à votre rythme avons-nous dansé, bien trop longtemps vous fus-je docile, désespérée de comprendre vos cotés face et cotés piles, libérée de votre âme d’escroc, je sors les crocs, je dicte désormais mon propre tempo.
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