Mer !
La mer est devant moi immense et infinie
Pareille à une bête enchaînée prisonnière,
Et je sens sa colère agiter les bannières
Qui s'accrochent sans fin à leurs mâts décrépis.
Je la vois s'élancer de son coeur endurci,
Vers ces tristes rochers que la vie a terni
Je l'entends se briser et dans l'air s'égarer
Sans jamais, non jamais ! Se laisser gouverner.
« Tu défies l'ouragan tu emportes d'emblée
Les navires flottant sur tes eaux corbillard
Et tu restes sans voix à étreindre leurs cris...
Mais dès lors, réponds-moi ! A quoi bon ces ruées !
Pourquoi tant de folies, de fureur, de brouillard !
Faut-il que nous soyons les acteurs de ton ire !
Tu dévastes les ports et effraies les marins
Qui pour toi ont renié bien des femmes de myrrhe
Préférant s'adonner à ton chant sibyllin !
Et ta colère est mienne en dépit de nos mondes
Car j'ai laissé partir un amour sur tes ondes !..
Je te prie te supplie de vouloir m'avouer
Si cet homme a sombré dans tes flots toumentés...»
La mer est devant moi, et ses vagues voltigent,
Pareille à une femme emparée de prestige...
Et je sens des embruns s'affoler dans mon coeur
Quand s'en vient sur la grève auprès d'écume en fleur,
Le corps d'un naufragé, tout d'algues enlacé...
Pareille à une bête enchaînée prisonnière,
Et je sens sa colère agiter les bannières
Qui s'accrochent sans fin à leurs mâts décrépis.
Je la vois s'élancer de son coeur endurci,
Vers ces tristes rochers que la vie a terni
Je l'entends se briser et dans l'air s'égarer
Sans jamais, non jamais ! Se laisser gouverner.
« Tu défies l'ouragan tu emportes d'emblée
Les navires flottant sur tes eaux corbillard
Et tu restes sans voix à étreindre leurs cris...
Mais dès lors, réponds-moi ! A quoi bon ces ruées !
Pourquoi tant de folies, de fureur, de brouillard !
Faut-il que nous soyons les acteurs de ton ire !
Tu dévastes les ports et effraies les marins
Qui pour toi ont renié bien des femmes de myrrhe
Préférant s'adonner à ton chant sibyllin !
Et ta colère est mienne en dépit de nos mondes
Car j'ai laissé partir un amour sur tes ondes !..
Je te prie te supplie de vouloir m'avouer
Si cet homme a sombré dans tes flots toumentés...»
La mer est devant moi, et ses vagues voltigent,
Pareille à une femme emparée de prestige...
Et je sens des embruns s'affoler dans mon coeur
Quand s'en vient sur la grève auprès d'écume en fleur,
Le corps d'un naufragé, tout d'algues enlacé...
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