Un lac en plein hiver
Un lac en plein hiver s’était comme endormi
Sous un drap de flocons venu le protéger
De nos cœurs desséchés et si bien enneigés
Qu’ils en avaient omis la chaleur d’un regard.
Dans la foule qui danse au rythme des sonars
Dans les longs corridors des métros trop usés
Où l’air est noir de suie et le temps bien cadré
L’on s’agrippe à la vie entre deux compromis.
Les matins parisiens sont gris sous le soleil
Ils abritent les corps des nombreux marginaux
Qui traînent tout le jour dans nos pieds à l’assaut
De conquêtes sans nom et de tendres sommeils.
Je demande un instant, juste un temps de répit
Sous la neige qui tombe éparpillant ses fleurs
Qui embrasent la peau et le cœur des rêveurs.
Je demande un instant, juste un brin, un sursis
Et qu’ici ou ailleurs, tout s’arrête en un geste
Que l’on prenne le temps d’entrevoir l’indigeste,
De ne plus ignorer la misère et sa lie
Et que dans nos yeux brille un élan d’empathie.
Un lac en plein hiver s’était comme endormi
Comme un homme oublié sur le bord d’un trottoir
Comme un homme ivre mort laissé à l’abattoir
Sous nos yeux suspendus, hagards et tant soumis.
Sous un drap de flocons venu le protéger
De nos cœurs desséchés et si bien enneigés
Qu’ils en avaient omis la chaleur d’un regard.
Dans la foule qui danse au rythme des sonars
Dans les longs corridors des métros trop usés
Où l’air est noir de suie et le temps bien cadré
L’on s’agrippe à la vie entre deux compromis.
Les matins parisiens sont gris sous le soleil
Ils abritent les corps des nombreux marginaux
Qui traînent tout le jour dans nos pieds à l’assaut
De conquêtes sans nom et de tendres sommeils.
Je demande un instant, juste un temps de répit
Sous la neige qui tombe éparpillant ses fleurs
Qui embrasent la peau et le cœur des rêveurs.
Je demande un instant, juste un brin, un sursis
Et qu’ici ou ailleurs, tout s’arrête en un geste
Que l’on prenne le temps d’entrevoir l’indigeste,
De ne plus ignorer la misère et sa lie
Et que dans nos yeux brille un élan d’empathie.
Un lac en plein hiver s’était comme endormi
Comme un homme oublié sur le bord d’un trottoir
Comme un homme ivre mort laissé à l’abattoir
Sous nos yeux suspendus, hagards et tant soumis.
Note : 3/10
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3 commentaires
onyx31 · le lundi 11 janvier 2010 à 12:10
douceur · le samedi 16 janvier 2010 à 03:35
christine · le mardi 26 octobre 2010 à 18:42
Quel magnifique écris!Rien a dire!
Si vous aimiez les poèmes venez sur mes vers :http://chezcris.blogspace.fr
Christine
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