ADIEU PALERME

Adieu Palerme, ma belle endormie,
Dans la torpeur du soir, mon cœur s’est assoupi.
………………………………………………………..
Près des miroirs ternis, se reflètent les jours,
Les rugissants matins qui bercent ma mémoire
Abreuvée de senteurs aux fragiles contours
Quand la vieille Cité devine sa victoire.
J’ai rêvé si souvent, tes chavirants sursauts
Quand, dans ces vieux boudoirs, je découvrais la nuit.
Tes murs se sont ternis sous de pâles assauts,
Tandis que ta clameur s’est effacée sans bruit.
J’ai prié si souvent pour que tes cieux vermeils
Me fassent chavirer parmi tes chastes ombres.
Comme une courtisane affrontant nos sommeils,
Tu soulèves les draps qui masquent tes décombres.
Quand, transi par l’aurore apprêtée de chagrin,
Je fermerai les yeux pour oublier ta rive,
Et tes chants audacieux, ton horizon marin,
J’arracherai au Temps l’éternité lascive.
Et me voici fardé, d’albâtre et de lumière
Sous l’odorant parfum des frêles amarantes,
Oublié de ces jours à la voix familière
Où languissent encore les fidèles amantes.
Je rêverai sans fin ton mirage immobile.
Le pas des fiacres blancs cadence ma raison,
Quand les derniers tourments de l’âme malhabile,
Arriment à mes jours, l’ultime guérison.
…………………………………......……………………….
Adieu Palerme, ma belle endormie,
Dans la moiteur du soir, sans toi mon cœur pâlit.
« La Beauté est aussi pleine d’âme et de feu » (Stendhal, récits d’Italie)
Dans la torpeur du soir, mon cœur s’est assoupi.
………………………………………………………..
Près des miroirs ternis, se reflètent les jours,
Les rugissants matins qui bercent ma mémoire
Abreuvée de senteurs aux fragiles contours
Quand la vieille Cité devine sa victoire.
J’ai rêvé si souvent, tes chavirants sursauts
Quand, dans ces vieux boudoirs, je découvrais la nuit.
Tes murs se sont ternis sous de pâles assauts,
Tandis que ta clameur s’est effacée sans bruit.
J’ai prié si souvent pour que tes cieux vermeils
Me fassent chavirer parmi tes chastes ombres.
Comme une courtisane affrontant nos sommeils,
Tu soulèves les draps qui masquent tes décombres.
Quand, transi par l’aurore apprêtée de chagrin,
Je fermerai les yeux pour oublier ta rive,
Et tes chants audacieux, ton horizon marin,
J’arracherai au Temps l’éternité lascive.
Et me voici fardé, d’albâtre et de lumière
Sous l’odorant parfum des frêles amarantes,
Oublié de ces jours à la voix familière
Où languissent encore les fidèles amantes.
Je rêverai sans fin ton mirage immobile.
Le pas des fiacres blancs cadence ma raison,
Quand les derniers tourments de l’âme malhabile,
Arriment à mes jours, l’ultime guérison.
…………………………………......……………………….
Adieu Palerme, ma belle endormie,
Dans la moiteur du soir, sans toi mon cœur pâlit.
« La Beauté est aussi pleine d’âme et de feu » (Stendhal, récits d’Italie)
13 commentaires
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 4 septembre 2015 à 05:48
Cécile · le vendredi 4 septembre 2015 à 07:15
A bien vite, de toute façon, nous on sera là à ton retour!
Bien à toi, Cécile
Guy · le vendredi 4 septembre 2015 à 08:37
Grazie e ritorno presto !
euphonie0 · le vendredi 4 septembre 2015 à 08:55
N'oublie pas de nous ramener une valise pleine de futurs poèmes déchrivant tes sentiments et émotions de ton voyage;
A bientôt Philip
Om
Marie
marine · le vendredi 4 septembre 2015 à 10:21
mais ne pars pas
marine · le vendredi 4 septembre 2015 à 15:34
PHILIP (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 4 septembre 2015 à 19:16
Pour GUY :
Grazie mille, Guy. Oui, Palerme est une belle ville. J'ai essayé de la magnifier. Car ce n'est la plus belle ville d'Italie, loin s'en faut. Mais pourquoi ce poème ?
Eh bien tout simplement, je me suis réveillé à 2 heures du matin, impossible de me rendormir. Et, comme de toute façon je voulais écrire et poster quelques poèmes avant de partir, dans le noir, pourquoi, un titre m'est venu à l'esprit : "Adieu Palerme". A 2 heures 15 du matin, je commençais à écrire : "Adieu Palerme, ma belle endormie".
Comme mon errance va me conduire notamment, dans les jours à venir à Nashville (Tennessee), les cartes postale poétiques seront bien différentes. Amitiés, cher gUY; a très bientôt. Philip.
Pour CECILE :
Merci de tes souhaits (ps : j'ai pris, enfin, le temps de te commenter, ainsi que Jérôme !!!). Revenir avec toutes sortes d'inspirations : oh oui. Comme l'an passé je vais voir encore plusieurs états des USA, aussi divers que variés....mais l'an dernier, le temps a passé si vite, qu'à mon retour, j'ai posté peu de cartes postales poétiques. Cette année, il y aura de la salsa, du blues, les nobles monts Appalaches.....et la Maison Blanche ! Mouais, de quoi écrire quelques vers. Mais un poète n'a pas besoin de se déplacer. Les voyages immobiles sont aussi beaux.
Bon, eh bien si tu dis que vous serez tous là à mon retour, chouette !
Amitiés, chère Cécile. Philip.
Pour EUPHONIE :
Chère Marie,
Compte sur moi, mes yeux, mon coeur vont faire le plein d'émotions que j'essayerai de retranscrire (comme je l'ai fait sur mon autre poème "indien" d'aujourd'hui, témoignage d'un voyage en Inde hors des sentiers battus. A bientôt, chère Marie. Mais je ne pars que jeudi à l'aube et j'ai bien l'intention d'écrire et poster d'autres poèmes d'ici là (et pas des bêtises !). Bisous et amitiés, Marie. Philip.
Pour MARINE :
Oui, j'ai mis un peu de beauté (enfin, j'ai essayé) dans mes vers. Mais je ne savais pas qu'à la suite, j'allais écrire mon autre poème, que je trouve plus humain, sur l'Inde.
"Ne pars pas" ? J'ai la bougeotte, tu sais. Sans doute une fuite en avant, qui sait. Ou le besoin d'éblouir mes éternels yeux d'enfant. Si ça peut me rendre meilleur que je ne le suis, tant mieux. Bisous et amitiés. Philip.
domidom · le vendredi 4 septembre 2015 à 20:58
Gros bisous à vs deux....
Marraine...
Claude · le vendredi 4 septembre 2015 à 23:07
C' est vrai que lorsque l' on n' arrive pas à dormir ( c' est souvent mon cas ) me meilleur somnifère pour rester bien éveillé c' est d' essayer d' écrire un poème et quand on arrive à la démarrer, rien de tel que pour écrire quelque chose de bien.
C' est le cas pour toi le poème me plait.
Je te souhaite un bon séjour à Nasville.....country...country.....country j' espère que tu vas emmener ta gratte et que tu vas revenir avec un chapeau de cow-boy, l' harmonica et pourquoi pas un cheval !
N' oublie pas pour aller à Nasville de prendre le parcours BISON fûté.
Sincèrement à toi
Profite en pour nous écrire un poème sur quelques filles du saloon (lol)
Micheline 1940 · le samedi 5 septembre 2015 à 15:27
Voilà les souvenirs que vos vers, Cher Philippe, ont en moi réveillé dans un instantané ! Merci pour cette belle lecture d'émotions retrouvées !
Très bon voyage à vous, Philippe, que Dieu vous accompagne, et bien vite revenez-nous prolifique et prolixe, tout comme autant joyeux !
Mille amitiés,
M.
Philip (JARDIN DE LUNE) · le dimanche 6 septembre 2015 à 10:32
Bien chère Micheline, je suis heureux que ces quelques vers t’aient rappelé de beau souvenirs. Quelles sages et belles paroles prononça ton père. Oui, quand on a le privilège de voir des petits coins de monde, il faut « se remplir les yeux de ces merveilles ». Et, oui, ce sont des choses qui restent à jamais gravée dans le cœur. D’ailleurs, un peu hors sujet (mais pas tant que ça), je dirai qu’il n’est pas nécessaire d’avoir la grâce de voyager, contempler une fleur, l’océan, le ciel, les étoiles, c’est tout autant merveilleux ! A très bientôt chère Micheline. J’essaierai d’être prolixe (!!) à mon retour, mais seuls, de « vrais » endroits plein d’émotion m’inspireront. Je ne crains hélas que des endroits tels que Miami Beach soient générateurs de belles émotions, mais la traversée des Monts Appalaches, au dur pays des anciens mineurs, sera bien plus émouvante. Mille amitiés à toi/vous aussi, chère Micheline. Philip.
Pour CLAUDE :
Cher Claude,
Merci d’avoir aimé, ce poème. Palerme n’est pas la plus belle ville d’Italie. Tu évoques Capri, le Capri de la chanson (!!!). Mais sache que j’ai eu la faveur de me rendre à Capri, également, qui est un endroit merveilleux (encore plus à partir de 16 h 30 quand les touristes d’un jour repartent ! Capri o ù, à la pointe de la petite ile, se trouve la Villa de Malaparte où fut tourné le film « Le mépris ». Capri où d’ailleurs, j’ai eu le bonheur de rencontrer Alberto Moravia, un an avant sa mort. Un moment rare. Moravia parlait couramment français ! D’ailleurs, j’entends à mon retour, écrire une série de poème en hommage à Moravia, que j’admire.
Mais, dans quelques jours, mes errances me conduiront encore aux Etats-Unis. Et une longue étape est en effet prévue à Nashville. Où je me saoulerai de blues et de country music. Je penserai bien à toi en allant au Johnny Cash museum, où en écoutant les groupes au mythique Grand Ole Opry. Et, moment merveilleux que j’espère, l’une des journée où je serai à Nashville, en cet autre mythique lieu qu’est le Music Hall of Fame, au rang des rencontres avec les grands nom de la country, j’aurai l’occasion de rencontrer Rosanne Cash, merveilleuse chanteuse de country que j’adore….et qui est la fille de Johnny Cash, de surcroît. Sois-en sûr, je penserai bien à toi en ce moments-là. Plein d’amitié pour toi Claude.
(PS : tu sais, je le redirai sans doute, mes voyages, encore et encore, ne sont qu’une sorte de fuite en avant. Voir le monde avant de partir !) Philip.
Pour DOMIE(no) :
Bien chère Domie,
Je suis heureux de t'avoir promené à travers Palerme, le temps de quelques vers. Je vais repartir en d'autres lieux, si différents, regarder encre une fois les hommes vivre (même si je dois aller en quelques lieux bien superficiels. Mais il me restera à contempler les flots turquoise et le soleil éclatant !). Quelle leçon, de regarder vivre les hommes ! L'on prend conscience de beaucoup de choses. Comme je voudrais emmener aussi dans mes bagages ceux qui me sont si chers. Je suis, quoi qu'on en pense, assez pudique dans mes écrits, mais je pense à ma chère mère, qui m'a quitté alors que je n'avais que 7 ans. Elle m'a peut-être légué son amour, alors que mon père ne m'en a pas vraiment donné mais m'a transmis sa culture, une bonne éducation et les bonnes manières (c'est déjà ça !). Alors, tous ces voyages que la vie me donne la faveur de faire, je les dédie à ma chère mère. Je suis encore ses yeux, pour ne transmettre que l'amour et rien d'autre.
A très bientôt à la rentrée, chère Domie, où nous aurons le bonheur de nous revoir avec d'autres amis. Je t'embrasse très fort. Philip.
imparfait · le mardi 8 septembre 2015 à 13:45
Bon voyage vers ce jeune pays que sont les USA, mais je ne suis pas certaine que tu en ramèneras d'aussi beaux vers que ceux que tu as écrit sur Palerme.
L'histoire entre ces deux Univers est loin d'être la même!!!
Bises amicales Philip et au plaisir de te lire
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 8 septembre 2015 à 14:45
Coucou, oh merci d'avoir pris le temps de passer avant mon départ. Ca me fait plaisir. Je parlais justement de toi, hier à ta Mam, en disant que les exigences de l'exploitation, en cette période de l'année, te donnait certainement moins de dispo pour passer sur le site.
Moui, c'est certain, les USA ont un petit côté magique (ça fait 27 ans maintenant que je les sillonne) mais ça n'a rien à voir avec notre vieux monde. L'Italie mais aussi ta chère Espagne, dont j'ai sillonné longtemps l'Andalousie et même tout le pays. Mon attrait pour les USA c'est ma culture rock et cinéphile, où je traverse l'écran pour m'immerger dans mes repères en la matière. L'année dernière, je m'étais promis de revenir avec des poèmes relatant ce qui m'avait marqué à Washington, Atlanta, le Sud etc... Je n'ai en fait fait qu'un petit poème sur les droits de l'Homme et la Liberté. On verra bien. Merci encore mon amie, et je te fais à mon tour de grosses bises. Prends soin de toi. Philip.
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