THE LEFTLOVERS (Les amants disparus)

Où sont ensevelies toutes ces nuits prodiges
Qui bercent les amants quand le grand jour féroce
A succombé en vain sous les derniers vertiges,
Près des cloîtres vengeurs que broie ce cri atroce.
Les pâles emblaisons portent leurs ombres frêles,
Sous les derniers frissons d’une insondable ivresse,
Ecumant le parfum des sombres aquarelles,
Perdues dans les allées où se meurt la tendresse.
Dans nos humbles cerveaux, sous nos vieux oripeaux
Quand le chaste décor d’une alcove barbare
Au fantasque décor, reflète sur nos peaux
Tannées par l’océan, l’empreinte qui sépare
La raison du délire en invoquant l’amour
Dans un livide cri sur notre regard blême,
Un sursaut éperdu attendant le retour
De l’escorte fatale emportant son blasphème.
…………….........................................………………………………………
Sous les cieux tragiques, les gémissements, les Nevermore,
Emportent, fatigués, pour des après-Ailleurs,
Les imploraisons perdues des amants oubliés.
(librement inspiré par la trame de la série « The leftlovers)
Illlustration musicale : musique « The leftlovers »
https://www.youtube.com/watch?v=3PTNHQND6MA
(visionnez cette séquence musicale, le violon et le piano est le reflet
Des âmes perdues, les images reflètent la douleur du poème.
Nb : littéralement, « leftlovers » ne signifie pas forcément
« les amants disparus » mais peut désigner « les aimants perdus »
Qui bercent les amants quand le grand jour féroce
A succombé en vain sous les derniers vertiges,
Près des cloîtres vengeurs que broie ce cri atroce.
Les pâles emblaisons portent leurs ombres frêles,
Sous les derniers frissons d’une insondable ivresse,
Ecumant le parfum des sombres aquarelles,
Perdues dans les allées où se meurt la tendresse.
Dans nos humbles cerveaux, sous nos vieux oripeaux
Quand le chaste décor d’une alcove barbare
Au fantasque décor, reflète sur nos peaux
Tannées par l’océan, l’empreinte qui sépare
La raison du délire en invoquant l’amour
Dans un livide cri sur notre regard blême,
Un sursaut éperdu attendant le retour
De l’escorte fatale emportant son blasphème.
…………….........................................………………………………………
Sous les cieux tragiques, les gémissements, les Nevermore,
Emportent, fatigués, pour des après-Ailleurs,
Les imploraisons perdues des amants oubliés.
(librement inspiré par la trame de la série « The leftlovers)
Illlustration musicale : musique « The leftlovers »
https://www.youtube.com/watch?v=3PTNHQND6MA
(visionnez cette séquence musicale, le violon et le piano est le reflet
Des âmes perdues, les images reflètent la douleur du poème.
Nb : littéralement, « leftlovers » ne signifie pas forcément
« les amants disparus » mais peut désigner « les aimants perdus »
9 commentaires
Ivy · le mardi 3 novembre 2015 à 09:44
Il est des 'leftovers' qui laissent parfois un gout doux-amer.
Un texte mélancoliquement / nostalgiquement beau !
Bisous
marine · le mardi 3 novembre 2015 à 10:14
bise philip
Loïc · le mardi 3 novembre 2015 à 11:49
Encore une fois du souffle et de belles envolées. Je retiens personnellement le dernier quatrain, le plus inspiré (heureusement ! C'est ce qui est requis d'une fin). Le reste est bon aussi, mais n'oublie pas que tu as une fascination linguistique un poil trop récurrente pour les groupes nominaux "nom+adjectif" (5 déjà dans le premier quatrain, etc). Mais tant que c'est beau...
See you !
ht^p://www.mespoemes.net/cellox
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 3 novembre 2015 à 13:09
Vers 1 : pas nécessaire de dire que, par exemple la nuit est....noire (très original, n'est-il pas !!!!) mais dire que la nuit est....prodige, ça surprend et interpelle.
Idem pour l'alcove qui, au lieu d'être dépouillée, spartiate, étroite, claire est ici...."barbare", etc, etc....
C'est à la fois un truc maiiiiis il n'y a pas que ça, il y a un sens ! Car, dans tu dis qu'il y a "du souffle" et "de l'envolée" je crois que c'est l'usage de ces groupes nominaux où l'adjectif est décalé dans la fonction qu'il doit donner au nom, qui donne ce ressenti. Car, comme tu le dis, tant que c'est beau....
Persiste et signe. Un group' nominalist convaincu ! :)
A bientôt, te souhaitant des lectures farouches et de barbaresques émotions à l'incandescent chevet de tes lectures apprêtées. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
José · le mardi 3 novembre 2015 à 19:43
Contrairement à Loïc (mais il a raison car ton niveau pourrait te permettre de ne point en abuser), l'instit que je suis, pour les favoriser systématiquement auprès de ses élèves, te félicite pour ces GN aux essences savoureuses.
Amitiés.
domidom · le mardi 3 novembre 2015 à 21:45
Tu connais les mots tu sais les employer et surtout tu sais les faire jongler....
On pourrait dire que tu es en quelques sorte, un acrobate de la langue Française...
Superbe chute....
Bisous, Domie...
Sttela · le mardi 3 novembre 2015 à 23:57
A Bientôt Mon Ami.
Stella.
http://www.mespoemes.net/stella
Stella · le mardi 3 novembre 2015 à 23:58
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 4 novembre 2015 à 07:43
Merci, Ivy. Oui il y a de la mélancolie et de la nostalgie. Le film qui m'a inspiré l'idée de départ du poème est beaucoup plus dure. Mais mon texte s'en est vite éloigné. Et puis, j'ai peut-être trop lu Shelley et Byron ces temps-ci. Enfin, en tout cas je revendique ma propre "patte" romantique. Kissous. Philip
Pour STELLA :
Merci, Nathalie. Bah, le style romantique est parfois fait pour produire ses effets. Disons que parfois, je "force un peu la dose". Quand je me dis que la poésie magnifie les sensations humaines. A bientôt, avec toutes mes amitiés. Philip
Pour DOMIE (Domidom) :
Merci, ma chère Domie. Le métier d'acrobate est exigent. Il ne s'agit pas de tomber. Je vois (ou parfois ce sont les amis qui le voient pour moi) tout ce qui est loin de la perfection, sous de belles apparences. Faire jongler les mots ? Comme je le dis à Loïc, c'est une sorte de truc pour retenir l'attention. Globalement, je ne m'en tire pas trop trop mal ! (sourire). Bisous Domie. Philip
Pour JOSE :
Merci, mon ami. Ce que tu appelles les "essences savoureuses" de mes GN, j'en ai fait un peu ma marque de fabrique. Je pense qu'elles contribuent à ma conception de "la musique des mots".
Avec ce "truc" ça me permet de donner de l'effet à mes vers et ma paresse (masquée par l'argument ressassé du manque de temps) ne me pousse pas à donner une autre coloration à ma poésie en trouvant autre choses que mes adjectifs "décalés" qui accompagnent les mots. Oui, hier soir encore, Loïc me soulignait de nouveau, comme tu l'a fait, que j'étais sans doute en capacité d'améliorer mon style d'écriture. Et ma réponse fut toujours la même "je sus fainéant, ou je n'ai pas le temps". Same old song ! Amitiés, cher José.
Pour MARINE :
Oui, de jolis mots s'imposait pour souligner la beauté dérisoire et nostalgiques de ces lovers. Bah, juste une sorte d'exercice de style, cependant. Mais, merci d'avoir aimé. Bises et amitiés, Marine. Philip.
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