LE TESTAMENT DE LA BALEINE (re-post)
Comme une bile amère, fausse,
Ô mère, tu te terres !
Dans ton orbe vénal Qu’embaument les lauriers mortifères
Où git, Epitre fatal,
La sentence bornoyée de nos frères,
Voici venir, lourd tribut du Monde
Epaves noyées, nos accortes dystopies.
Ô âme sans mère, amère,
Verse ton lourd accot.
Tes sourdes utopies
Aux falbalas clairvoyants,
Pourrissent, là-bas comme ces faux plis
Qui embaument nos tripots.
Quand l'astre mourant, noircissant les cieux,
éteint enfin nos yeux. Plus d'air !
Juste refrains d'airain, beaux !
A l'infinie fête, dernière saveur,
Infime ou infirme tu perds tes têtes.
Aux pieds des sépulcres blanchis, clameurs
Que l’Eternité étreint pour une ultime fête.
Sans haine, sans perdre haleine,
Sur mes flots insomniaques
Aux jaunâtres contours des parchemins syriaques
Je livre, Jonas affranchi,
Par ces mots infinis,
Le testament de la Baleine.
(c'était un poème de facture surréaliste, que j'avais dédié à Salus, pour ceux qui l'ont connu)
Ô mère, tu te terres !
Dans ton orbe vénal Qu’embaument les lauriers mortifères
Où git, Epitre fatal,
La sentence bornoyée de nos frères,
Voici venir, lourd tribut du Monde
Epaves noyées, nos accortes dystopies.
Ô âme sans mère, amère,
Verse ton lourd accot.
Tes sourdes utopies
Aux falbalas clairvoyants,
Pourrissent, là-bas comme ces faux plis
Qui embaument nos tripots.
Quand l'astre mourant, noircissant les cieux,
éteint enfin nos yeux. Plus d'air !
Juste refrains d'airain, beaux !
A l'infinie fête, dernière saveur,
Infime ou infirme tu perds tes têtes.
Aux pieds des sépulcres blanchis, clameurs
Que l’Eternité étreint pour une ultime fête.
Sans haine, sans perdre haleine,
Sur mes flots insomniaques
Aux jaunâtres contours des parchemins syriaques
Je livre, Jonas affranchi,
Par ces mots infinis,
Le testament de la Baleine.
(c'était un poème de facture surréaliste, que j'avais dédié à Salus, pour ceux qui l'ont connu)
9 commentaires
domi/amimots · le mercredi 10 février 2016 à 18:55
encore une fois tu avais montré ton aptitude à rentrer dans l'univers de l'autre, je suis admirative car pas facile, surtout avec celui de salus.
cette strophe en particulier :
"Quand l'astre mourant, noircissant les cieux,
éteint enfin nos yeux. Plus d'air !
Juste refrains d'airain, beaux ! "
bravo !
bisous du soir..
nisti · le mercredi 10 février 2016 à 19:08
"Le testament de la baleine".
Et surtout le fait de se plonger dans un univer qui n' est pas le siens, comme domi l' as écrit plus haut.
Beau poème, amitiés, Nisti
euphonie0 · le mercredi 10 février 2016 à 20:53
Et la relucture de ce poème m'a fait plongé dans le bon vieux temps enfin pas si loi
euphonie0 · le mercredi 10 février 2016 à 20:58
Je pense qu'il n'y a que toi, qui y est arrivé d'écrire dans l'originalité du Poèt, (c'est comme cela que je l'appelait)
Un plaisir que tu nous fait Philip, de le redécouvrir
Belle nuit à vous deux
Marie
Om
spinal · le mercredi 10 février 2016 à 22:13
domidom · le mercredi 10 février 2016 à 22:29
Ce qui est surprenant, c'est que je m'en souvienne, sans doute mon amour pour la mer....
Bonne soirée...
A plus, Domie...
rose · le jeudi 11 février 2016 à 12:35
fidèle a toi même dans tes vers et comme j'aime te lire j'admire toujours...Merci pour le plaisir de partage bises cher Ami et a bientôt j'espère sylvie
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 12 février 2016 à 08:40
Pour DOMI (Amimots) :
Oh, nous avons déjà parlé en privé. Ce que tu appelles une "aptitude" c'est pour une grande part ce que je persiste à souligner, les conséquences d'exigences professionnelles. Je cite souvent cet exemple - professionnel - où pour récolter d'importantes subventions pour ma collectivité, dans le cadre d'un contrat de Plan Etat-Région, en matière de reconstruction de tennis, moi qui déteste TOUS les sports, j'ai monté un dossier, et surtout la note de motivation comme si, ma parole j'étais, par exemple, le Président de la Fédération Française de Tennis !!!!! Je n'avais pas le choix.
Pour les ami(e)s que je connais, pour une bonne part, c'est dû à l'empathie que je ressens pour eux. Pour Salus ? Différend. Ce n'était pas vraiment du Salus et juste un exercice de style.
Quand je fais "à la manière" des poètes c'est parce que je les adore et que je suis passionné par leur vie et leurs oeuvres. Mais, lis ce que j'ai écrit à DomiE, on ne peut les imiter et être à leur place. Bisous, Domi. Philip
Pour NISTI :
Le style "Salus" (et en fait, pas vraiment, lire plus haut) n'était qu'un prétexte, j'avais aussi envie d'écrire un texte, pas essentiellement surréaliste (le surréalisme se définit avec des règles biens précises), mais plutôt loufoque ou. plutôt...."déjanté" comme le dit Spinal ! Merci d'avoir aimé, Nisti. Philip.
Pour MARIE :
Oui, si Salus a déconné (ce qui lui a valu de disparaître du site), il avait son originalité. Beaucoup ne comprenait pas forcément le contenu de ses poèmes, mais ce téléscopage de mots ne laissait jamais indifférent.
Mais, une fois de plus, et c'est là rendre vraiment le respect qui est dû à Salus, mon poème - qui pouvait ressembler à du style Salus - n'était pas vraiment du Salus. Mais vous aviez aimé à l'époque. J'en suis bien heureux. Bisous, Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Philip (JARDIN DE LUNE) · le vendredi 12 février 2016 à 16:28
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