SORTILEGES BOREALS

La ligne régulière
Des banquises du Grand Nord
Est comme une frontière
Entre la Vie et la Mort.
Au poste d’équipage,
Cerveau givré d’alcool,
L’ombre des nécropoles
De glace et de feu
Qui lentement l’attirent
Vers l’écueil oublieux,
En exigeant vampire.
Et du flanc éventré
Du tanker en déroute
L’Or Noir éparpillé
S’échappe de la soute.
C’est comme une blessure,
Dernier cri d’un géant,
Comme une éclaboussure
Dans le sang du levant.
Une dernière fêlure
De neurones en hypnose,
Révélation obscure
Qui, soudain, s’interpose.
Refrain :
LES FIEVRES BOREALES SONT D’ETRANGES OISEAUX.
PERNICIEUSES ET FATALES
ELLES RONGENT NOS CERVEAUX
JE SAIS, MOI, QU’IL EXISTE
DES SORCIERS ESQUIMAUX,
INVISIBLES EXORCISTES,
NAUFRAGEURS DE FUSEAUX
Tandis que sur la scène,
Les prêtres du dollar,
S’agitent et se démènent,
Le marin se prépare
Aux dernières partances,
Aux ultimes trépas.
Sous les cieux antarctiques
L’huile de phoque, lourde et rance,
Rythme l’incantation magique
Des vieux prêtres lapons,
Qui, d’un signe algébrique,
Coulent les cargaisons.
LES FIEVRES BOREALES
SONT D’ETRANGES OISEAUX.
PERNICIEUSES ET FATALES
ELLES RONGENT NOS CERVEAUX
JE SAIS, MOI, QU’IL EXISTE
DES SORCIERS ESQUIMAUX,
INVISIBLES EXORCISTES,
NAUFRAGEURS DE FUSEAUX
(Je crois qu'il s'agit d'un post que j'avais dû effacer ? Cet écrit était le texte d'une chanson que le groupe n'a finalement jamais joué. Il relatait les mystérieuses raisons (imaginées) du naufrage du pétrolier Exxon Valdes sur les rivages de l'Alaska. C'est le récent naufrage du cargo près des côtes française qui m'a donné l'idée de reparler de ces bateaux à la dérive)
Des banquises du Grand Nord
Est comme une frontière
Entre la Vie et la Mort.
Au poste d’équipage,
Cerveau givré d’alcool,
L’ombre des nécropoles
De glace et de feu
Qui lentement l’attirent
Vers l’écueil oublieux,
En exigeant vampire.
Et du flanc éventré
Du tanker en déroute
L’Or Noir éparpillé
S’échappe de la soute.
C’est comme une blessure,
Dernier cri d’un géant,
Comme une éclaboussure
Dans le sang du levant.
Une dernière fêlure
De neurones en hypnose,
Révélation obscure
Qui, soudain, s’interpose.
Refrain :
LES FIEVRES BOREALES SONT D’ETRANGES OISEAUX.
PERNICIEUSES ET FATALES
ELLES RONGENT NOS CERVEAUX
JE SAIS, MOI, QU’IL EXISTE
DES SORCIERS ESQUIMAUX,
INVISIBLES EXORCISTES,
NAUFRAGEURS DE FUSEAUX
Tandis que sur la scène,
Les prêtres du dollar,
S’agitent et se démènent,
Le marin se prépare
Aux dernières partances,
Aux ultimes trépas.
Sous les cieux antarctiques
L’huile de phoque, lourde et rance,
Rythme l’incantation magique
Des vieux prêtres lapons,
Qui, d’un signe algébrique,
Coulent les cargaisons.
LES FIEVRES BOREALES
SONT D’ETRANGES OISEAUX.
PERNICIEUSES ET FATALES
ELLES RONGENT NOS CERVEAUX
JE SAIS, MOI, QU’IL EXISTE
DES SORCIERS ESQUIMAUX,
INVISIBLES EXORCISTES,
NAUFRAGEURS DE FUSEAUX
(Je crois qu'il s'agit d'un post que j'avais dû effacer ? Cet écrit était le texte d'une chanson que le groupe n'a finalement jamais joué. Il relatait les mystérieuses raisons (imaginées) du naufrage du pétrolier Exxon Valdes sur les rivages de l'Alaska. C'est le récent naufrage du cargo près des côtes française qui m'a donné l'idée de reparler de ces bateaux à la dérive)
7 commentaires
euphonie0 · le mercredi 10 février 2016 à 08:22
En lisant ton écrit, je ne sais pourquoi, j"ai ressenti de la colère, pas la mienne.
Philip cette chanson doit-on la chanter a une allure rapide, et le refrain plus lentement?
Car je l'ai lu deux fois et, à chaque fois tes mots m'entrainaient vers un rythme plus rapide.
J'adore tes chants, mais regrette de ne pouvoir les entendre de ta voix
Bisous Philip
Om
Marie Paule
mespoèmes.net/euphonie0
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 10 février 2016 à 12:56
Coucou, Marie. Oui, la colère peut très bien être sous-jacente, car j'ai enjolivé l'histoire pour lui donner un tournure mystérieuse : des sorciers esquimaux qui détournent des bateaux ! (Gainsbourg avait fait une séquence un peu comme ça, dans son album "Mélody Nelson" où c'était des vaudous africains qui faisaient s'écraser des avions). Mais quand j'avais écrit cette chanson (en 1989/90 je crois, en réalité le capitaine d'un pétrolier, par une faute inexcusable, avait crashé son bateau sur les rivages blancs de l'Alaska, provoquant une des plus grandes marées noires, un désastre écologique ! Par cette faute humaine (et non pas surnaturelle) il y avait de quoi avori de la colère ! Le rythme de la chanson ? Il était lent et lourd. Mais je ne pourrais plus te la chanter, on ne l'a jamais interprété et j'ai perdu la musique que j'avais écrite ! Tant pis. Mais je t'en chanterai d'autre et si à St-Omer ou dans le coin, il y a un bar avec un piano, je me mettrai au piano.Tant pis. Gros bisous, Marie. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
spinal · le mercredi 10 février 2016 à 21:48
merci pour cette chanson j'adore la résonance des mots (hypnose, obscure...)
domidom · le mercredi 10 février 2016 à 22:43
Philip, j'ai aimé ton poème, il est super, mais, le rythme d'un texte de chanson, ne peut pas être compatible à 100/100 avec une poésie....
J'ai écrit suffisamment de textes de chansons, pour en avoir compris la différence, quand je suis venue à la poésie...
Bonne nuit...
A plus, Domie...
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 16 février 2016 à 07:24
- d'une part, et c'est le plus important, de donner une belle image que se doit de garder notre site quoi qu'il advienne. Nous sommes ici en poésie.
- d'autre part, je suis suffisamment perturbé pour ne pas avoir à garder ici des traces conflictuelles. Je remets donc ci-dessous, la part de vos coms qui ne donne un avis que sur le poème proprement dit (j'ai gardé l'original des coms). Assuré de la sagesse de votre appréciation, je vous adresse à tous mes plus vives amitiés. Philip.
Imparfait · le mardi 16 février 2016 à 07:25
Juste un petit mot pour te dire que j'aime bien ce mélange nature environnante, nature humaine, noirceur de l'une à cause de l'autre, mystère, authenticité du monde, des choses, du temps, du rien....
Ce mélange de sentiments qui va de la colère à la haine puis qui revient et retombe en pitié presque en culpabilité de soi comme une vague qui s’excuserait de noircir la blancheur de cette banquise avec le noir qui s'échappe de ce bateau.
Sous les fièvres boréales la nature meurt mais tout le monde s'en moque.
domi/amimots · le mardi 16 février 2016 à 07:33
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