Quand nait l'aube sur les hauts rivages du Monde

L’aube est pâle et timide au détour du Levant,
Comme une effervescente envie
De pure broderie
Qui tisse dans le ciel comme un refrain savant.
Passent les jours félins
Où les nuits ont un parfum courtois
Quand leurs chants mélancoliques abreuvent nos émois
De soupirs orphelins.
Et nos languides mystères
Mêlés de poésies,
Achèvent de fouler le cœur des jalousies
Quand nos humbles sacrilèges…
….murmurent à notre oreille et nous laisse pantois.
……………………………………………………………..
That beats upon the high shore of this world.
Cela bat – comme un cœur – sur le(s) haut(s) rivage(s) de ce Monde)
William Shakespeare, Henry V
Illustration : photo Philip – toits à l’aube, à Staford upon Avon
Illustration musicale : Nordic - Lady of the Dawn (la dame de l’Aube)
https://www.youtube.com/watch?v=ABn1vPwpwug
Comme une effervescente envie
De pure broderie
Qui tisse dans le ciel comme un refrain savant.
Passent les jours félins
Où les nuits ont un parfum courtois
Quand leurs chants mélancoliques abreuvent nos émois
De soupirs orphelins.
Et nos languides mystères
Mêlés de poésies,
Achèvent de fouler le cœur des jalousies
Quand nos humbles sacrilèges…
….murmurent à notre oreille et nous laisse pantois.
……………………………………………………………..
That beats upon the high shore of this world.
Cela bat – comme un cœur – sur le(s) haut(s) rivage(s) de ce Monde)
William Shakespeare, Henry V
Illustration : photo Philip – toits à l’aube, à Staford upon Avon
Illustration musicale : Nordic - Lady of the Dawn (la dame de l’Aube)
https://www.youtube.com/watch?v=ABn1vPwpwug
14 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 18 novembre 2017 à 17:14
Au départ, des bribes de mots retrouvés, écrits sur des bouts de papier. Sans doute écrits au temps de ma post adolescence.
Les assembler, en faire un semblant de trame...
Puis y rajouter mes "tics littéraires" (je ne pense pas que je faisais usage de groupes nominaux inhabituels à l'époque).
Compléter ces mots, essayer de dire quelque chose et trouver un titre, illustrer....
Puis l'idée d'une photo, prise au petit matin à Statford upon Avon, la ville de William Shakespeare. Retrouver une belle citation du maître sur l'Aube (je l'avais notée un jour). Emprunter son génie pour mettre un titre à mon poème. Trouver une musique un peu planante et mystérieuse.
Et ça donne ce petit écrit, très très très modeste.
Bonne lecture quand même et très beau week-end. Amitiés. Philip
Rêveuse · le samedi 18 novembre 2017 à 20:34
envoutante, voilà une aube qui a de quoi nous faire rêver !
J'ai beaucoup aimé , merci de ce beau cadeau offert! Oui on reste "pantois"!
belle soirée Philip avec toutes mes amitiés
Isabelle · le dimanche 19 novembre 2017 à 01:21
Une petite balade sur le site et je découvre ton poème avec bonheur, ouah que c'est doux à lire!J'aime la photo et c'est toujours un plaisir d'écouter la musique de ton choix...Bravo et Merci du partage
Bon Dimanche
Amitiés
Isabelle :-)
J'aime ce passage:
"Passent les jours félins
Où les nuits ont un parfum courtois
Quand leurs chants mélancoliques abreuvent nos émois
De soupirs orphelins"
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 19 novembre 2017 à 05:39
Merci pour ton si sympathique commentaire.
Les aubes et les crépuscules font rêver.
Mais l'aube annonce un nouveau jour, donc un nouveau rêve, parfois.
Je ne savais quelle musique mettre pour illustrer l'ambiance de ce poème. Et puis...j'ai donc trouvé celle-là. Et puis, comme tu l'as remarqué, Shakespeare est venu à mon secours de façon inattendue.
Beau dimanche à toi. Amitiés rêveuse.
Philip.
Pour ISABELLE :
Ah, la douceur, je n'y avais pas pensé. Le poème était plutôt "atmosphérique" dans son ensemble. Il est vrai que, très souvent, inconsciemment, la petite touche romantique n'est jamais loin. C'est l'attribut de bien des poètes.
Je me fais souvent le plaisir, quand j'ai le temps, de bâtir un triptyque Poème-Musique-Photo perso...
Bon, on dira que là, l'ensemble est assez cohérent.
Beau dimanche à toi Isabelle. Amitiés. Philip.
guillaume · le dimanche 19 novembre 2017 à 21:47
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 20 novembre 2017 à 12:52
Ce qui me touche le plus ce n’est pas ce que tu exprimes de ma poésie (trop d’ami(e)s – mais je ne bouderai pas mon plaisir – surestiment mon écriture !!!!
Ce qui me touche vraiment, c’est que tu n’es pas le seul à laisser entendre que j’ai du respect pour les autres et le montre. Humble ? On n’est jamais assez humble. C’est un long travail. Mais mon humilité est dans le fait que chacun sur un lieu de partage, comme notre cher site de poésie, se doit , parce qu’il y a partage, justement, de savoir aller vers l’autre et apporter juste sa sympathie et savoir recevoir celle de l’autre. Amitiés Guillaume et à bientôt. Philip
taia · le mardi 21 novembre 2017 à 10:52
taia
taia · le mardi 21 novembre 2017 à 10:58
taïa
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 21 novembre 2017 à 19:03
Très fatigué ce soir, j'accomplis cependant mon plaisant devoir de répondre à ton commentaire. Peu importe le retard, tes mots sont les bienvenus.
Mon poème est court.
Il est bâti sur une improvisation où Shakespeare s'est invité un instant.
Alors, amoureux de son théatre, j'ai laissé ma plume dresser juste un décor, rien que le court instant de quelques vers.
J'accepte avec plaisir tes compliments que je sais sincères.
Avais-je des poches secrètes ?
Je tire mes métaphore d'une part d'écriture automatique et d'une part calculée de composition presque musicale, où j'abuse assez souvent de la fusion de mots qui n'étaient pas destinés à cheminer ensemble et qui, presque magiquement, forment la métaphore. Et enfin, d'une part d'inconscient que je laisse affleurer à la surface de mon conscient. Ca c'est ma grande passion pour la psychanalyse.
Bonne soirée, Tia. Amitiés. Philip
domidom · le mardi 21 novembre 2017 à 20:35
Alors, je préfère ne rien dire de plus...
A bientôt, Bisous, Domie.....
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 22 novembre 2017 à 05:54
Ah, je ne te demande pas de longs commentaires tu sais (et ça, c'est ma spécialité, tu le sais aussi, hhhhh !)
Les mots gentils que l'on dit ne sont jamais pâles.
Et puis....merci de ton compliment.
Ce poème est un poème intermédiaire, donc loin d'être très travaillé. Il est très court d'ailleurs, en libre, juste avec des rimes, sauf au dernier vers. Bah, ç'est agréable un peu de paresse poétique.
Gros bisous Domie. Philip.
Micheline 1940 · le dimanche 26 novembre 2017 à 05:49
" Petit écrit " dites-vous ! et de plus," très très très modeste ", écrivez-vous ! C'est un point de vue... le vôtre bien entendu ! Mais le mien reste tout différent, bien que je ne veuille vous contrarier ! Aussi, je ne puis me priver de vous faire mon compliment sur ce " petit écrit très très très modeste " mais qui brille comme une gemme !
Bien à vous cher Philip, et bon dimanche !
Micheline.
Loïc · le mardi 28 novembre 2017 à 22:20
Note : comme je me doutais, tu t'es trompé sur la traduction de Shakespeare. Le "that" du début est un pronom relatif lié à un nom dans le vers précédent. Ce n'est pas le "that" qui veut dire "cela", mais "qui".
A plus ! Je poursuis.
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 29 novembre 2017 à 08:19
Bien vu ! Tu sais bien que dans certaines de mes poésie, mon choix entre l’aurore ou le crépuscule porte presque toujours sur l’aube. Car en effet, il y a la nostalgie de la fin du rêve (même si c’est un cauchemar !). Et ces « after » marquent le renouveau des idées qui vont vite germer. Et c’est aussi peut-être, mon versant psychanalytique où, prenant la plume, je vais passer, avec plus ou moins de succès, la parole pour le fameux « message de l’inconscient au conscient »….et le faire subir à mon « public chéri » !!!!!
Ah pour le « that », raté ! J’ai sciemment commencé la traduction par « ça bat comme un cœur », car la phrase était tronquée pour donner cet espèce de vers orphelin, et personne n’aura eu l’idée de se plonger dans le shakespearien Henry V.
Puisque la phrase entière, dans la pièce de l’hôte de Stafford-upon-Avond est :
« ...The throne he sits on, nor the tide of pomp that beats upon the high shore of this world » donc pronom relatif. (et on a la phrase complète, d’un tout autre sens, puisqu’il s’agit de marée (tide) et cela donne du grandiose au « high shore of the world ».
C’est une réitération, puisqu’un peu plus haut, toujours dans Henry V, on a un très beau :
« No, thou proud dreamTHAT play’st so subtly with a king’s repose… »
Bon, c’est beau….mais ça fait moins marrer qu’une argotique traduction que tu me fis un jour d’un extrait d’Hamlet en slang american Middle West .
Mais ne nous égarons pas, ça n’intéressera pas les lecteurs qui repasseraient lire nos coms ». C U very soon, ol’ chap ! Philip
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