Carnets d'Asie 1 : un village endormi (repost)

Bóng trăng khi khuyết khi tròn,
Của đời chơi mãi có mòn được đâu.
(La lune est parfois échancrée, parfois ronde,
Mais les jouets de la vie ne sont jamais usés).
Mais c’est l’homme qui est usé avec le temps.
............................................................................
Que les cieux inhumains pardonnent le détour
Des fleuves endormis quand la pensée se fige,
Le chemin parcouru qui va du point du jour
Aux confins de l’Asie dans un troublant vertige.
Forteresse assoupie, Bà nội est si lointaine.
Quand la mousson se meurt et que revient le vent.
Mon âme est infortune et ma foi incertaine,
Comme un prudent delta du grand corps insolent.
Et dans mon cœur fané court un chant psalmodié,
Par un matin de lune au creux des sourds lagons,
Où se répand l’ivresse au lent rythme anémié
Des sampans enfiévrés que moquent les dragons.
La rizière ébaudie, d’émeraude sans voiles
Où rutile en mon cœur un souvenir charmant
Et de safran dressé, qui sourit aux étoiles,
Me ramène au passé et à son chant troublant.
Le vieil arbre blessé cache mes repentirs
Des longues nuits sans fin que foulait ma jeunesse.
Au pied du lourd banyan s’effondrent les soupirs
Du refrain indolent que ruine ma paresse. ……………………………………………………………
Et me revient l’écho……
Mais c’est l’Homme qui est usé avec le temps.
Mais c’est le Temps qui est usé par l’Homme.
https://www.youtube.com/watch?v=ZToOPy9dLKU
Của đời chơi mãi có mòn được đâu.
(La lune est parfois échancrée, parfois ronde,
Mais les jouets de la vie ne sont jamais usés).
Mais c’est l’homme qui est usé avec le temps.
............................................................................
Que les cieux inhumains pardonnent le détour
Des fleuves endormis quand la pensée se fige,
Le chemin parcouru qui va du point du jour
Aux confins de l’Asie dans un troublant vertige.
Forteresse assoupie, Bà nội est si lointaine.
Quand la mousson se meurt et que revient le vent.
Mon âme est infortune et ma foi incertaine,
Comme un prudent delta du grand corps insolent.
Et dans mon cœur fané court un chant psalmodié,
Par un matin de lune au creux des sourds lagons,
Où se répand l’ivresse au lent rythme anémié
Des sampans enfiévrés que moquent les dragons.
La rizière ébaudie, d’émeraude sans voiles
Où rutile en mon cœur un souvenir charmant
Et de safran dressé, qui sourit aux étoiles,
Me ramène au passé et à son chant troublant.
Le vieil arbre blessé cache mes repentirs
Des longues nuits sans fin que foulait ma jeunesse.
Au pied du lourd banyan s’effondrent les soupirs
Du refrain indolent que ruine ma paresse. ……………………………………………………………
Et me revient l’écho……
Mais c’est l’Homme qui est usé avec le temps.
Mais c’est le Temps qui est usé par l’Homme.
https://www.youtube.com/watch?v=ZToOPy9dLKU
13 commentaires
Debbie · le lundi 5 février 2018 à 13:44
Bon lundi
Amitié poétique
Debbie
Rêveuse · le lundi 5 février 2018 à 14:06
mes meilleures amitiés et bonne journée à toi!
mariepaule · le lundi 5 février 2018 à 16:03
Superbe
J'adore les deux citations
qui sont parfaite pour une reflexion.
Un poème aux vers où se mêlent souvenirs passs et temps présent.
Je ne suis jamais allée en chine, mais ces un pays surtout d'avent la révolution que j'aime particulièrement
Bravo Philp
Om
Bisous
Marie
domidom · le mardi 6 février 2018 à 10:30
A part trois erreur à la césure, il est parfait, j'ai adoré...
Pas de flocons de neige sur Tours, un peu de pluie et de grisaille, même si cela va un peu mieux, il y a encore quelques gouttes qui par moment roulent sur mes joues...
je vous embrasse tous les deux...
A demain, Domie
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 7 février 2018 à 06:33
Bonjour Debbie, merci d'avoir voyagé avec mes vers. Le décor de ce poème est le Viet-Nam. C'est le premier poème d'une trilogie, dont il me reste à écrire le dernier volet. Le dépaysement sera au rendez-vous. C's fait pour ! Belle journée à toi. Amitiés. Philip.
Pour RÊVEUSE :
Le côté "envoûtant" est dû au dépaysement et à la description de paysages qui ne nous sont pas familiers.
Et, oui, tu as raison, il y a le rapport au Temps. Dans ces contrées, loin de l'urbanité, fût-elle asiatique, le Temps n'offre pas le même regard à l'Homme.
Dans ce poème, Bà nội est un nom de village imaginaire, puisque ce mot signifie "grand mère" en vietnamien !
Mais cela sonnait si bien.
Belle journée à toi. Ici, Paris est sous la neige ! Paysage insolite et silence depuis 5 h 30 du matin. Amitiés. Philip
Pour MARIE-PAULE :
Bonjour, Marie. Oui, tu sait que j'aime mettre dans mes poèmes, en prologue et en épilogue, des citations, d'auteurs ou que j'invente. Le mélange passé/présent est en effet dans la trame de cette poésie. Ce n'est pas la Chine dont il s'agit, mais bien du Vietnam.
Belle journée à toi. Bisous. Philip
Pour DOMIE :
Coucou Domie. Merci d'être passée et d'avoir aimé cet ancien poème (je ne reposte que des poèmes assez anciens 2011,2012)
Oui, bien sûr, il n'est pas parfait dans la forme (des hiatus aussi, comme : "...au passé et à son chant ..". Mais je n'ai pas pris le temps de le retravailler. A bientôt et gros bisous. Philip.
taia · le mercredi 7 février 2018 à 08:45
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 7 février 2018 à 12:08
Merci encore pour ce commentaire très chaleureux, chère Taia.
Oui, mon imagination s'est envolée...mais à partir de souvenirs d'Asie, bien vivants dans ma mémoire.
L'arbre blessé ? Tout un symbole.
De nouveau, je te souhaite une belle journée et te dis à très bientôt. Amitiés.
Philip.
Susan (Coquelicot ) · le jeudi 8 février 2018 à 18:26
*La rizière ébaudie, d’émeraude sans voiles
Où rutile en mon cœur un souvenir charmant
Et de safran dressé, qui sourit aux étoiles,
Me ramène au passé et à son chant troublant. *
Et cet écho qui te revient .
Bisous. Susan
http://www.mespoemes.net/susanchevalier
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 8 février 2018 à 18:53
Les rizières au Vietnam ne sont pas en escalier comme à Bali, que tu connais/
Mais le coeur de l'Asie y bat un peu de la même manière. Sous des allures peut-être plus modestes.
Mais les rivières y sont aussi d'émeraude et les mariages joyeux. Bisous.
Philip.
Micheline 1940 · le vendredi 9 février 2018 à 05:21
C'est tristement joli, romantique à souhait, à vous tourner le cœur... Et l'on sent l'atmosphère oppressant tous les sens... Ah ! mon cœur s'est figé ! Voyez ! Je ne respire...
Bien amicalement,
Micheline.
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 9 février 2018 à 07:52
Bonjour, bien chère Micheline, eh oui, ce que j'appelle "ma patte romantique" (avec un peu de dérision, il faut rester humble et réaliste) est également présente dans des écrits plus exotiques, en ces endroits où la vie se déroule sous d'autres latitudes, d'autres cultures.
Car les sentiments humains sont universels, ils ont tous les mêmes dénominateurs communs. Ce sont nos modes de pensées qui nous font percevoir la différence (en bien mais trop souvent en mal).
Belle journée à vous, Micheline. Avec toute mon amitié. Philip.
Isabelle · le vendredi 9 février 2018 à 13:48
Tu nous fais voyager au travers de tes mots et de cette magnifique photo! Je me joins à toute le monde pour venir te remercier de ce beau partage!
Bel ap-midi et beau w-end
Amitiés
Isabelle :-)
J'aime la musique qui accompagne ton poème, ça nous met dans l'ambiance!
Philip (Jardin de Lune) · le vendredi 16 février 2018 à 08:39
Bonjour Isabelle.
De retour d'un petit voyage à Amsterdam et aux Pays Bas, je n'avais pas vu ce commentaire sympathique que tu m'as fait.
Oui, j'ai fait voyager les ami(e)s avec cet ensemble poétique : vers+musique+photo.
Tant mieux si le partage a été agréable.
A bientôt. Amitiés. Philip.
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