Les heures impatientes

LES HEURES IMPATIENTES
A l’ombre des étangs se dessine la trame
Insensée des jours nus où se meurt l’importune
Envie de firmaments, blessés quand la pauvre âme
De nos soirs indolents maudissait l’infortune.
Pour atteindre la rive en mesurant ses pas,
Comme si le mirage avait fait d’un naufrage,
Notre rêve éperdu ou notre lent trépas,
Saurons-nous oublier le parfum du présage ?
Pourrons-nous effacer ces éclairs éternels,
Qui cognaient dans le cœur comme rugit l’orage,
Quand brûlaient en soupirs les serments solennels,
Apprêtés par le Temps sans panache et courage ?
A l’ombre des cadrans, nos heures fatiguées
Ont rompu la cadence en sournoises tempêtes
Quand s’attardent encor les rimes distinguées
De nos derniers espoirs d’improbables conquêtes.
Illustration musicale : « Trapped » - sountrack
https://www.youtube.com/watch?v=yueAc8Dqazg
Illustration : photo Philip
A l’ombre des étangs se dessine la trame
Insensée des jours nus où se meurt l’importune
Envie de firmaments, blessés quand la pauvre âme
De nos soirs indolents maudissait l’infortune.
Pour atteindre la rive en mesurant ses pas,
Comme si le mirage avait fait d’un naufrage,
Notre rêve éperdu ou notre lent trépas,
Saurons-nous oublier le parfum du présage ?
Pourrons-nous effacer ces éclairs éternels,
Qui cognaient dans le cœur comme rugit l’orage,
Quand brûlaient en soupirs les serments solennels,
Apprêtés par le Temps sans panache et courage ?
A l’ombre des cadrans, nos heures fatiguées
Ont rompu la cadence en sournoises tempêtes
Quand s’attardent encor les rimes distinguées
De nos derniers espoirs d’improbables conquêtes.
Illustration musicale : « Trapped » - sountrack
https://www.youtube.com/watch?v=yueAc8Dqazg
Illustration : photo Philip
11 commentaires
debbie · le mardi 2 avril 2019 à 20:07
Très belle soirée Philip
Amitié
Debbie
La Mouche Nounouche · le mardi 2 avril 2019 à 21:12
Amitiés Yves
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 3 avril 2019 à 07:26
Bonjour Yves.
Tout comme Debbie, mais avec d'autres mots, tu es bien résumé l'esprit de ce poème - trop alambiqué dans son écriture, à mon sens.
Le temps est inexorable, le Destin est, lui, inéluctable. Et nos lendemains nous échappent souvent.
Alors, ce temps à la fois impalpable et palpale tout à la fois, il faut essayer d'en faire un compagnon et vivant l'instant. "Ici et maintenant" selon une formule de sagesse.
Belle journée à toi, Yves. Philip.
Pour DEBBIE :
Bonjour Debbie. Toi aussi, tu as donné, avec ton propre ressenti, la tonalité de mes quelques vers.
S'interroger sur le temps qui passe (trop vite ou trop lentement) c'est s'interroger sur soi, sur ce que l'on souhaite avec la gourmandise de croquer la vie, ou avec la nostalgie du moment qui vient de se terminer.
Vivre le présent serait la meilleure solution. Mais le présent devient vite passé. Et il reste alors à faire le choix des souvenirs. Pour les garder à jamais.
Tant mieux si ce poème d'apporte de l'émotion. Tu sais, c'est un sujet bien universel que j'ai choisi (presque inconsciemment !), en déclinant le temps avec mes mots à moi.
Belle journée et amitiés. Philip
soilon · le mercredi 3 avril 2019 à 11:08
"A l'ombre des étangs se dessine la trame"...
On ne peut qu'avoir envie de lire la suite du poème quand il commence par un alexandrin de ce calibre.
En effet, le temps n'est qu'une horloge dont nous découpons les séquences, et les questions que tu poses, chacun peut les entendre, d'aucuns auront un jour la réponse…
Un thème dont on rebat les cartes, inlassablement, sous quelque forme que ce soit.
Merci pour ce moment méditatif, amitiés.
scorpionne · le mercredi 3 avril 2019 à 11:22
Nous ne sommes pas maîtres du temps (il passe, inexorablement, qu'on le veuille ou non, et nous n'avons aucune prise là-dessus) mais nous sommes maîtres de notre temps (du moins, de notre temps libre car quand on travaille, par exemple, il y a les obligations professionnelles). Depuis que je suis à la retraite, je vis davantage le temps présent et c'est très agréable.
Merci pour cette réflexion sur le temps, qui parle à chacun(e) de nous.
Passe un agréable mercredi, cher Philip.
Très amicalement,
Jocelyne
mariepaule · le mercredi 3 avril 2019 à 14:42
Derriière mon dos, il y a tant de temps qkui se sont passés, et comme j'aimerais que ce qui est devant moi , soit aussi long en temps....
"Je serais alors plus vieille sue Jeanne " sourire"
Ton dernier vers m'a fait réflèchir: quel défi je pourrais encore faire avec le temps qui me reste devant moi?
Bel après midi Philip
Il fait un peu froid...
Om
Bisous
Marie
cristalle · le mercredi 3 avril 2019 à 14:46
Magnifique poème, "A l heure des cadrans,nos heures fatiguées....." les alexandrins (que j'aime beaucoup) se marient bien avec la fuite du temps et le vocabulaire toujours aussi riche et judicieux,des vers qui coulent comme le temps qui passe et que j'aimerais garder en mémoire, même si le thème est "rebattu",le choix des mots est toujours unique.Merci pour le partage.
Amitiés
Martine
joeydu30210 · le mercredi 3 avril 2019 à 15:47
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 3 avril 2019 à 18:54
Merci infiniment pour vos commentaires.
Le temps est ici une métaphore.
Il désigne, avec mélancolie, les heures qui se perdent et s'évanouissent et qu'on ne retrouve plus.
Amitiés. Philip.
guillaume · le dimanche 7 avril 2019 à 06:35
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 7 avril 2019 à 06:42
Bonjour, cher Guillaume. Merci pour tes compliments. Mais je te dirai toujours que c'est trop. Il n'y a pas lieu d'être ni subjugué, ni admiratif.
Encore merci
(Je me suis permis de retirer de ton commentaire le passage très amical sur Shine. Juste parce qu'elle ne souhaiterait pas que l'on s'attarde là-dessus. Mais je peux te rassurer : Shine va bien, Susan et moi continuons à lui apporter toute l'affection qu'elle mérite).
Amitiés, Guillaume, et bon dimanche.
Philip.
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