Des destins et des lointains

Il est des destins et des autres lointains
Que les aurores assoupies consument en rêvant……
S’éveiller au jour franc, s’éveiller doucement
Comme un esprit nomade envahi par la brume,
Infinie, souveraine au rude piaffement
Qui traverse notre âme en laissant son écume !
Ouvrir enfin les yeux, pour vivre encore un jour,
Et d’un élan fatal, retrouver le Léthé
Comme un oubli sucré acclamé sans détour
Au creux des lys moqueurs que l’on a détestés.
Il est des destins et des autres lointains
Que les aurores assoupies consument en rêvant……
Et dans ces chants lointains, je trouverai enfin,
Le goût sûr et exquis de ces fruits sans pareil
Qui berçaient mon regard, au pied du jour marin,
Comme une farce vive au parfum de sommeil.
Alors, sans dire un mot, j’irai sous les ormaies,
Fraîchement immobile et attendant la nuit
Et son cortège d’or aux sinistres ivraies.
Il est des destins et des autres lointains
Que les aurores assoupies consument en rêvant……
Et qu’importe le Temps, qu’importent les saisons
Qui, loin m’emporteront vers des mondes sublimes
En recouvrant mon cœur d’un voile sans raisons
Ni précieuses folies, pour des jours unanimes.
Alors, j’irais, vainqueur, immuable ingénu,
Dans les décors fanés d’un théâtre insolent,
Décliner l’insomnie qui farde l’Inconnu,
Quand faibliront les vents sous le Ciel inconscient.
………………………………………………………………………
Il est des destins et des autres lointains
Que les aurores assoupies consument en rêvant.
Je les ai rencontrés au détour de ma vie !
(Illustration musicale : Debussy - Arabesque n° 1)
https://www.youtube.com/watch?v=Yh36PaE-Pf0
Que les aurores assoupies consument en rêvant……
S’éveiller au jour franc, s’éveiller doucement
Comme un esprit nomade envahi par la brume,
Infinie, souveraine au rude piaffement
Qui traverse notre âme en laissant son écume !
Ouvrir enfin les yeux, pour vivre encore un jour,
Et d’un élan fatal, retrouver le Léthé
Comme un oubli sucré acclamé sans détour
Au creux des lys moqueurs que l’on a détestés.
Il est des destins et des autres lointains
Que les aurores assoupies consument en rêvant……
Et dans ces chants lointains, je trouverai enfin,
Le goût sûr et exquis de ces fruits sans pareil
Qui berçaient mon regard, au pied du jour marin,
Comme une farce vive au parfum de sommeil.
Alors, sans dire un mot, j’irai sous les ormaies,
Fraîchement immobile et attendant la nuit
Et son cortège d’or aux sinistres ivraies.
Il est des destins et des autres lointains
Que les aurores assoupies consument en rêvant……
Et qu’importe le Temps, qu’importent les saisons
Qui, loin m’emporteront vers des mondes sublimes
En recouvrant mon cœur d’un voile sans raisons
Ni précieuses folies, pour des jours unanimes.
Alors, j’irais, vainqueur, immuable ingénu,
Dans les décors fanés d’un théâtre insolent,
Décliner l’insomnie qui farde l’Inconnu,
Quand faibliront les vents sous le Ciel inconscient.
………………………………………………………………………
Il est des destins et des autres lointains
Que les aurores assoupies consument en rêvant.
Je les ai rencontrés au détour de ma vie !
(Illustration musicale : Debussy - Arabesque n° 1)
https://www.youtube.com/watch?v=Yh36PaE-Pf0
10 commentaires
debbie · le lundi 15 avril 2019 à 09:09
Bon lundi à toi Philip !
Amitiés
Debbie
aurorefloreale · le lundi 15 avril 2019 à 09:37
scorpionne · le lundi 15 avril 2019 à 10:46
Un très beau poème, empreint à la fois de mélancolie, de rêve, d'espoir. Je le ressens comme une envie de continuer d'avancer malgré les obstacles.
Passe un agréable lundi, cher Philip.
Très amicalement,
Jocelyne
worrell02 · le lundi 15 avril 2019 à 11:34
Il est des destins et des autres lointains
Que les aurores assoupies consument en rêvant.
Je les ai rencontrés au détour de ma vie !
Ô combien vrai hélas. Sounds very familiar to me.
Belle journée ensoleillée quand même.
Bises, Ivy
micheline1940 · le lundi 15 avril 2019 à 12:34
En vous lisant j'ai cru mourir une seconde fois, tant la beauté du texte me rapprochait et me faisait toucher à mes propres souffrances... et que dire du rythme envoûtant de la pièce, une pure merveille, qui est une musique lancinante à vous faire perdre les sens et sourdre des larmes...
Pardonnez-moi, cher Vous, d'avoir été si longuement absente... Un ami a ouvert mon ordinateur pour relever mes courriels, et malheureusement certains ont disparu, dont les deux vôtres dont je n'ai pu prendre connaissance ! Croyez-m'en fort désabusée et bien attristée... aussi, ne m'en tenez pas rigueur si je n'y ai pas répondu.
Aurais-je le plaisir de vous lire bientôt ?
Bien à vous cher Philip, et croyez mon ami, à mon bien sensible et indéfectible souvenir.
Micheline.
domidom · le lundi 15 avril 2019 à 17:32
Un beau poème, enfin une superbe prose, c'est ainsi que je définis cet écrit....
La destinée est souvent bien étrange, tu as trouvé les mots justes pour la décrypter à nos yeux, au fils de tes quatrains, on plonge à la fois dans la tristesse, mais aussi dans une grande plénitude...
Je l'ai lu et relu avec plaisir, malgré les (ies), mal placés, qui me donnent des frissons.......
(Rire), et gros câlins...
Domie
mariepaule · le lundi 15 avril 2019 à 21:25
On vogue de la nostalgie à l'envie d'aller encore plus loin dans sa vie de rêve.
Le refrain donne une de la tristesse et il nous fait partir dans d'autres endroits...
Bisous de mon havre de paix
Marie
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 16 avril 2019 à 06:55
Bonsoir Debbie.
Ce poème est de ces inspirations un peu fantasques, calquées justes sur la recherche de la musique des mots.
Alors, le "story telling" est un peu aléatoire. Mais tout cela retombe bien sur ses pieds, après tout.
Et puis, il s'agit du/des destins, donc très capricieux. Mais, oui, il faut y trouver la "final touch" de l'optimisme.
Bonne soirée à toi, Debbie. Amitiés.
Philip.
Pour AURORE :
Merci d'être passée me lire, Aurore, et d'avoir de nouveau aimé ces quelques vers.
Bon, j'ai maîtrisé un peu les cartes du Destin, ici, c'est pour ça que ça fait du bien de le trouver au matin, enjolivé d'optimisme, ma foi.
Belle journée à toi aussi. Amitiés. Philip
Pour JOCELYNE :
Bonsoir; Jocelyne. Eh bien en lisant les commentaires que je viens de faire aux ami(e)s qui précèdent, c'est tout à fait ça. Avancer sur un chemin.
Eh, on n'a pas trop le choix, puisque le thème c'est….le Destin.
Mais avancer coûte que coûte et comme tu dis, toujours essayer de franchir les obstacles.
Belle soirée. Très amicalement à toi.
Philip.
Pour IVY :
Hello, Ivy ! That sounds familiar for lot of us. Obviously !
C'est en fait un poème au thème banal et coutumier, juste habillé de quelques jolis, mots. Hey, c'est normal, nous sommes en poésie.
Kissous, Ivy. Philip
Pour MICHELINE :
Merci cher Micheline de vous émouvant mais si sincère propos sur ce petit poème. Y a-t-il lieu de verser quelques larmes ? Peut-être, lorsque l'on pense à ce Destin que nul ne peut apprivoiser qui surprends tellement dans nos vies.
Ne soyez pas attristée d'avoir été absente de mon humble site, j'étais moi-même fort occupé. Bien sûr, vous pourrez me lire (sourire).
Prenez-soin de vous Micheline.
Avec toute ma sincère et fidèle amitié.
Philip.
Pour DOMIE :
Coucou Domie, c'est juste une réflexion, presque "standard" (le destin est si capricieux) sur la destinée.
Un condensé en quelque sorte, mais sous une forme poétique, des aléas de l'existence. Donc un mélange de plénitude et de spleen, comme tu le soulignes.
Merci d'avoir aimé. Gros bisous. Philip.
Pour MARIE :
Coucou Marie, oui, c'est donc une alternative entre nostalgie des hiers, peut-être, et de lendemains inconnus, mais que l'on veut lumineux..
Le refrain est la note "spleen" un peu lancinante.
Mais ce n'est que de la fiction. Gros bisous, Marie. Philip.
Susan* Coquelicot * · le jeudi 18 avril 2019 à 06:40
Voilà une poésie bien mélancolique …
L’Arabesque de Debussy accompagne magnifiquement tes vers ..
Il est des destins et des autres lointains ….
Et le hasard finalement est un signe du destin qui arrive au moment où on ne s'y attend pas !
Belle et douce journée Philip !
Gros bisous.
Susan
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 18 avril 2019 à 07:44
Sur le thème en filigrane de la Destinée, l'écrit a bien sûr la touche de spleen que j'aime mettre dans ma poésie (ça renforce l'émotionalité qui me parait être importante dans l'écrit poétique, mais ça n'engage que moi !)
Il y avait d'autre morceaux de Debussy qui auraient mieux convenu au texte, mais j'étais pressé. Et l'Arabesque n° 1 m'a paru pas trop mal comme illustration musicale.
Quant au Destin, ah, c'est vrai, il réserve tant de surprises.
Gros bisous. Philip.
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