LE CREPUSCULE DES SOIRS MYSTIQUES *

J’ai gardé dans un coin de ma mémoire nue,
L’insaisissable effroi des souvenirs précoces
Qui poussaient sous le vent la trame disparue
De l’empreinte qui mord les plus dures écorces.
Ô, je les connais bien ces continents reclus,
Ces climats sans pareil qui trainent les sanglots
Des marins égarés par leurs chants superflus.
Et dans les mêmes pas du gamin qui sabote,
Gardant l’œil aux aguets sous sa frange rebelle**,
Maudissant le Ponant* sous le ciel qui ballotte,
Bravement je prendrai, sous la vague éternelle,
Cet étonnant sentier qui mène au Crépuscule.
J’affronterai enfin ces mystiques envies
Qui câlinaient mon âme au soupir incrédule,
En attendant de cueillir mes aubes assoupies.
* Mon hommage à Verlaine fut d’emprunter un titre (légèrement modifié) de son poème « Crépuscule du soir mystique » et de construire une ambiance qui mélange la mélancolie « verlainienne » et ma fougue « rimbaldesque »
** Ces deux vers désignent Rimbaud, qui trainait sur les sentiers des Ardennes avec des sabots crottés et qui garda – en figure de symbole ? – toujours sa mèche rebelle sur le front
*** Le Ponant désigne l’Occident. Ce vers fait allusion au chemin inverse que fit Rimbaud en finissant ses jours au Moyen Orient
L’insaisissable effroi des souvenirs précoces
Qui poussaient sous le vent la trame disparue
De l’empreinte qui mord les plus dures écorces.
Ô, je les connais bien ces continents reclus,
Ces climats sans pareil qui trainent les sanglots
Des marins égarés par leurs chants superflus.
Et dans les mêmes pas du gamin qui sabote,
Gardant l’œil aux aguets sous sa frange rebelle**,
Maudissant le Ponant* sous le ciel qui ballotte,
Bravement je prendrai, sous la vague éternelle,
Cet étonnant sentier qui mène au Crépuscule.
J’affronterai enfin ces mystiques envies
Qui câlinaient mon âme au soupir incrédule,
En attendant de cueillir mes aubes assoupies.
* Mon hommage à Verlaine fut d’emprunter un titre (légèrement modifié) de son poème « Crépuscule du soir mystique » et de construire une ambiance qui mélange la mélancolie « verlainienne » et ma fougue « rimbaldesque »
** Ces deux vers désignent Rimbaud, qui trainait sur les sentiers des Ardennes avec des sabots crottés et qui garda – en figure de symbole ? – toujours sa mèche rebelle sur le front
*** Le Ponant désigne l’Occident. Ce vers fait allusion au chemin inverse que fit Rimbaud en finissant ses jours au Moyen Orient
5 commentaires
danycool1963 · le lundi 22 novembre 2021 à 13:49
mariepaule · le lundi 22 novembre 2021 à 17:42
Bisous de Marie
Rachelle · le lundi 22 novembre 2021 à 23:11
didou · le lundi 22 novembre 2021 à 23:23
comme quoi on y revient toujours sur ce site et toi qui écrit si bien et ta musique des mots, et voilà , moi qui te connait , tu es un poète né et les touches de piano, souviens de la sonate que tu m'as joué un soir au téléphonie, merci pour ton amitié sincère et franche, et pour cet écrit
amitié
didou
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 23 novembre 2021 à 09:28
Rebonjour, ami poète.
Ton commentaire est très très sympathique.
Les crépuscules ne sont rien d'autre que la porte des rêves (des cauchemars aussi, mais il faut "préparer" ses rêves, et tout se passe bien !)
J'essaie d'emporter loin mes sympathiques lecteurs et amis, en effet, avec mes vers impromptus.
Amicalement.
Philip
Pour MARIE :
Re-coucou Marie.
Eh bien non, tu me connais, je raconte souvent dans mes poèmes, des histoires inventées qu'auraient pu vivre mes grands poètes préférés. Mais tu as aimé, c'est l'essentiel
(c'est pour ça que j'accompagne souvent mes poème de quelques mots pour donner la "clé" de l'idée poétique.
Gros bisous
Philip
Pour RACHELLE :
Hello Rachelle ! Oui, nous revenons sur mespoemes après une assez longue absence.
Pour le plaisir d'écrire, d'abord, et se retrouver parmi les ami(e)s de nouveau.
Merci pour ton si sympathique commentaire.
Prends soin de toi. Amitiés
Philip
Pour DIDOU :
Oui, bien sûr, quand on aime la poésie, on revient sur notre cher site.
Tu sais depuis longtemps que, ayant la chance de pratiquer la musique, j'ai une vision "harmonique" de l'écriture poétique.
La musique des mots est essentielle.
Pour le piano, je crois même que tu as eu le plaisir de m'entendre jouer quelques airs, à la maison, quand tu es venu.
Amitiés.
Philip
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