LE COEUR BLEME

Pour qu’un cœur si aimant s’avise de vous plaire
Sauriez-sacrifier votre vie bohémienne,
Et chercher dans vos nuits ces rêves insulaires
Qui rappellent souvent cette nuit éthiopienne
Qui rongeait les cerveaux tandis que dans le noir
Vibraient nos interdits, empêchant d’espérer.
Loin, nos vieux souvenirs, que reflète un miroir,
Saurez-vous les haïr pour les mieux capturer ?
Comme une angoisse lâche, étouffant vos serments,
Que jadis, une voix s’appliquait à vanter,
Vous trouverez toujours, dans les recoins du Temps
Le refrain tant pleuré des miroirs à briser.
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Ce cœur blême aux rimes fauves
C’est, sans fard, le matin qui se sauve
Sauriez-sacrifier votre vie bohémienne,
Et chercher dans vos nuits ces rêves insulaires
Qui rappellent souvent cette nuit éthiopienne
Qui rongeait les cerveaux tandis que dans le noir
Vibraient nos interdits, empêchant d’espérer.
Loin, nos vieux souvenirs, que reflète un miroir,
Saurez-vous les haïr pour les mieux capturer ?
Comme une angoisse lâche, étouffant vos serments,
Que jadis, une voix s’appliquait à vanter,
Vous trouverez toujours, dans les recoins du Temps
Le refrain tant pleuré des miroirs à briser.
-----------------
Ce cœur blême aux rimes fauves
C’est, sans fard, le matin qui se sauve
10 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 23 novembre 2021 à 09:10
Encore une inspiration tirée des rêves et des spleen qui ont hanté Verlaine, une bonne partie de sa vie.
Il faut dire qu'en ce moment, je reprends l'étude fascinante du triptyque Verlaine-Rimbaud-Baudelaire.
Et mon humble poésie s'en ressent, évidemment.
Amitiés à tous et à toutes.
Philip
gymnote29 · le mardi 23 novembre 2021 à 17:05
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 23 novembre 2021 à 17:29
Bonjour mon cher Jean-François. Comme ça me fait plaisir de lire ton sympathique commentaire. Oui, lier, articuler les mots, avec des assonnances, c'est mon style d'écriture poétique.
Mais comme je suis triste de constater que tu as été écoeuré d'être insulté. Je te comprends bien sûr. Mais en surpassant cela, c'est ignorer les imbéciles et retrouver les vrais et sincères bon amis de la poésie.
Avec ma constante amitié, Jean-François.
Prends soin de toi.
Philip.
danycool1963 · le mardi 23 novembre 2021 à 19:10
mariepaule · le mardi 23 novembre 2021 à 21:33
Ton poème m'a fait bondir au temps de mes 18 ans..
Tes vers sont une petite partie de ma vie...
Le questionnement me plait et de plus porte à la réflexion...
Gros bisous Marie
Susan*Coquelicot* · le mercredi 24 novembre 2021 à 09:07
Je partage l’idée de notre amie Marie, ton poème porte à la réflexion.
On a tous en nous un cœur blême et parfois l’envie de briser le miroir !
Un poème réussi, les lectures de Verlaine-Rimbaud-Baudelaire t’ont magnifiquement inspiré.
Gros bisous 😘
José · le mercredi 24 novembre 2021 à 09:47
Heureux de te relire!
Amusant que Susan (que je retrouve avec autant de plaisir) et toi évoquiez Verlaine dans des posts concomitants.
Ce poème musical est d'une verve en effet très "verlainienne", à la fois légère et profonde.
Bonne journée
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 24 novembre 2021 à 11:03
Merci pour ton commentaire.
C'était encore une ambiance "Verlaine" que je voulais mettre dans ces vers. Heureux que cette "musique poétique" t'ait plus.
Bien à toi. Amicalement.
Philip
Pour MARIE :
Coucou Marie ? Ah bon ? Il y avait donc plein de rêves d'aventures et un peu de bohème dans tes 18 ans ? (sourire).
La conclusion du poème, avec ses deux vers orphelins, est venue comme ça. Mais la notion de "matin qui se sauve" en effet suggère plein de réflexion : par exemple, l'être humain qui reprend contact avec la réalité, en se réveillant, etc...
Gros bisous
Philip
Pour SUSAN (Coquelicot) :
Coucou, Susan. Je ne sais pas d'où m'est venu le qualificatif de "blême" à ce coeur, mais, pourtant cité à la fin, il donne une tonalité mélancolique, "spleeneuse"...à la Verlaine, donc !
Comme tu le sais, pour la nième fois, je me replonge dans la vie et les oeuvres de Verlaine et Rimbaud.
Gros bisous
Philip
Pour JOSE :
Merci d'être venu me lire, puis me commenter, cher José.
Rien d'étonnant à ce que Susan et moi nous évoquions ces deux poètes, puisqu'on le revisite "de fond en comble" en ce moment.
Tout en ayant la modestie de reconnaître qu'on ne peut égaler ces grands poète, il n'est pas interdit de faire des exercices de style "à la manière de....". Je le fais depuis longtemps.
Il suffit de saisir la musique de leurs mots.
Amitiés, José
Philip
debbie · le jeudi 25 novembre 2021 à 17:30
Belle soirée
Avec ma tendre et poétique Amitié
Debbie
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 27 novembre 2021 à 09:48
Hello, Debbie.
Tout comme Baudelaire, Riimbaud et Verlaine m'ont toujours inspiré.
Le titre (et le développé du poème) "Coeur blême" m'est venu comme ça.
Après il restait à écrire ! Et comme je suis dans ma période Rimbaud, je n'ai pas eu de mal à mettre un peu en scène - par des clins d'oeil - le génial gamin, trainant sur les chemins.
Quand au coeur blême ? Je ne sais pas si j'ai vraiment réussi à exprimer quelque chose de tangible. Mais la poésie c'est le rêve !
Gros bisous et amitiés.
Philip
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