A LA TABLE DU POETE (Hommage à Baudelaire)

REPOST
Dédicace à : DANYCOOL
Je vous invite à vous asseoir avec moi, à la table de Charles Baudelaire, pour nous enivrer de son Art divin. Chuuuuut ! Silence ! Il n'y a plus qu'à l'écouter.
A sa table pétillaient des sonates éphémères
Que nous écoutions ébahis, les yeux mi-clos,
Jusqu’au petit matin où sous les réverbères,
Le cerveau fatigué, nous récitions ses mots.
Tandis que rougeoyaient les lueurs de l’aube,
Nous étions des savants, amphitryons rêveurs.
Il mettait dans notre âme une chiquenaude,
Et nous repartions pour un jour, saouls, mais vainqueurs.
L’absinthe verdoyait dans nos verres exquis
Comme pour souligner ses taffetas de rimes.
L’émotion était si forte, le savais-tu, ami ?
Que nous partagions à l’ivresse, son cœur intime.
A sa table j’écoutais d’incroyables tourbillons
Qui chantaient le Temps, au coin des nuits baroques.
Mon cœur était malheureux, comme ces pâles histrions
Qui errent au coin des rues dans leurs tristes défroques.
Sous les affreux pavés, sa silhouette digne
S’en allait, manteau râpé, chapeau trop vague.
Quand vous le croisiez il vous faisait un signe
Que, d’un souffle chaviré, mon âme divague.
Ô, comme j’aimais toutes ces heures heureuses
Où tu me disais Tu pour prendre les chemins,
Les sentiers dociles de ces rimes rêveuses,
Transgressant à l’envie nos souvenirs chagrins.
Dédicace à : DANYCOOL
Je vous invite à vous asseoir avec moi, à la table de Charles Baudelaire, pour nous enivrer de son Art divin. Chuuuuut ! Silence ! Il n'y a plus qu'à l'écouter.
A sa table pétillaient des sonates éphémères
Que nous écoutions ébahis, les yeux mi-clos,
Jusqu’au petit matin où sous les réverbères,
Le cerveau fatigué, nous récitions ses mots.
Tandis que rougeoyaient les lueurs de l’aube,
Nous étions des savants, amphitryons rêveurs.
Il mettait dans notre âme une chiquenaude,
Et nous repartions pour un jour, saouls, mais vainqueurs.
L’absinthe verdoyait dans nos verres exquis
Comme pour souligner ses taffetas de rimes.
L’émotion était si forte, le savais-tu, ami ?
Que nous partagions à l’ivresse, son cœur intime.
A sa table j’écoutais d’incroyables tourbillons
Qui chantaient le Temps, au coin des nuits baroques.
Mon cœur était malheureux, comme ces pâles histrions
Qui errent au coin des rues dans leurs tristes défroques.
Sous les affreux pavés, sa silhouette digne
S’en allait, manteau râpé, chapeau trop vague.
Quand vous le croisiez il vous faisait un signe
Que, d’un souffle chaviré, mon âme divague.
Ô, comme j’aimais toutes ces heures heureuses
Où tu me disais Tu pour prendre les chemins,
Les sentiers dociles de ces rimes rêveuses,
Transgressant à l’envie nos souvenirs chagrins.
9 commentaires
rivaudais · le mercredi 24 novembre 2021 à 13:16
mariepaule · le jeudi 25 novembre 2021 à 08:14
La passion de Baudelaire te va à ravir..
Bisous de mon havre de paix
Marie
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 25 novembre 2021 à 09:18
Bonjour cher René,
Merci d'être passé me lire et me commenter.
Non, je ne dirai pas "grandiose" (c'est toi qui le dit !) mais juste..."passionné" !
Tu sais, quand on aime ces grands génies littéraire et qu'on les étudie depuis si longtemps, ça donne de l'élan à l'écriture, non pour les copie, "les singer", oh non, mais pour leur rendre hommage.
Avec toute mon amitié.
Philip.
Pour MARIE :
Coucou, Marie,
Comme je l'ai dit plus haut, à René, la passion pour mes poètes préférée, contribue forcément à un certain élan dans l'écriture.
En fait, je crois que c'est ça la passion littéraire et poétique.
Gros bisous.
Philip
debbie · le jeudi 25 novembre 2021 à 17:15
Belle soirée à toi
Bisous avec ma tendre Amitié
Debbie
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 27 novembre 2021 à 09:44
Coucou Debbie,
Oui, j'ai grand plaisir à revenir sur le site.
Maintenant, il faut trouver le temps, toujours le temps !
Pour ce qui est de Baudelaire, j'aime à lui rendre hommage. Et je suis tellement imprégné de la culture et des moeurs de la fin du XIX° siècle et de la vie de ses poètes, que je me mets dans l'ambiance et....m'invite à leurs tables (sourires).
Amitiés.
Philip
Rachelle · le dimanche 28 novembre 2021 à 18:33
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 29 novembre 2021 à 09:51
Merci pour ton sympathique commentaire.
Ce poème est un repost. Mais autant qu'hier, j'aime toujours autant Baudelaire aujourd'hui.
Pas de nouvelles de Domie, mais nous allons essayer de la contacter, et bien sûr, lui donnerons ton amical bonjour.
Prends soin de toi.
Amitiés.
Philip
danycool1963 · le mercredi 1 décembre 2021 à 18:25
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 2 décembre 2021 à 11:03
Il me paraissait évident de te dédicacer ce poème, toi qui admire tant Baudelaire.
J'avais essayé, quand j'ai écrit ce poème, de me mettre dans l'ambiance de ces tablées de poètes un peu folles.
Aussi, me suis-je mis, comme l'intitulé du poème "A la table du poète"
Amitiés. Philip
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