Le Paris des poètes - 2

A mon amie Imparfaitlibre.
SOUS LES TOITS DE PARIS
(à la manière de Paul Verlaine)
Sous les toits de Paris sont des secrets enfuis
Qui murmurent soudain des chansons, des refrains,
Que colporte la pluie quand vient tomber la nuit,
Pour se répandre enfin en sonnets et quatrains.
Votre âme est si futile, qu’elle fixe le pavé,
Contemple le ruisseau qui mire les nuées.
Sous les toits de la Ville, dans d’aimables taudis,
Les amants s’exaspèrent, de leur fièvre endormie.
La raison conquérante et le cœur alourdi,
Ils pleurent et se lamentent dans leurs maigres logis.
Votre âme est versatile, elle se brouille en chemin,
Sa langueur s’est figée, au creux d’un parchemin.
Sous les vieilles mansardes, il est bien des chagrins,
Des cœurs bordés de hardes, dentelles endormies,
Qu’une chandelle éclaire tout comme un pâle écrin,
Comme un lent sortilège vain comme un ennemi.
Votre âme est incongrue de pleurer dans son coin,
Sans regarder les toits pour les prendre à témoin.
Frappant ces huis glacé, sauriez-vous retenir
Ces portes trop blessées d’ouvrir tant de secrets,
Quimper aux souvenirs, ces cours à se ternir
Le cœur et les entrailles, de songes indiscrets.
Dans le las crépuscule, votre âme a dû pleurer
Jusqu’à l’aube maussade d’un fol hiver figé.
SOUS LES TOITS DE PARIS
(à la manière de Paul Verlaine)
Sous les toits de Paris sont des secrets enfuis
Qui murmurent soudain des chansons, des refrains,
Que colporte la pluie quand vient tomber la nuit,
Pour se répandre enfin en sonnets et quatrains.
Votre âme est si futile, qu’elle fixe le pavé,
Contemple le ruisseau qui mire les nuées.
Sous les toits de la Ville, dans d’aimables taudis,
Les amants s’exaspèrent, de leur fièvre endormie.
La raison conquérante et le cœur alourdi,
Ils pleurent et se lamentent dans leurs maigres logis.
Votre âme est versatile, elle se brouille en chemin,
Sa langueur s’est figée, au creux d’un parchemin.
Sous les vieilles mansardes, il est bien des chagrins,
Des cœurs bordés de hardes, dentelles endormies,
Qu’une chandelle éclaire tout comme un pâle écrin,
Comme un lent sortilège vain comme un ennemi.
Votre âme est incongrue de pleurer dans son coin,
Sans regarder les toits pour les prendre à témoin.
Frappant ces huis glacé, sauriez-vous retenir
Ces portes trop blessées d’ouvrir tant de secrets,
Quimper aux souvenirs, ces cours à se ternir
Le cœur et les entrailles, de songes indiscrets.
Dans le las crépuscule, votre âme a dû pleurer
Jusqu’à l’aube maussade d’un fol hiver figé.
9 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le lundi 20 février 2012 à 16:52
Au passage, "quimper" est un vieux mot de français populaire, des faubourgs (on dirait aujourd'hui "d'argot") qui signifiait à peu près "refuser, ne pas céder".
J'ai choisi le style verlainien, qui correspondait à la fragilité du poète, mélancolique à la limite de la pathologie, avant qu'il ne rencontrât Rimbaud, en se lamentant sur ses pauvres amours déçus.
Amitiés à tous et à toutes. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
oliverjane1950 · le lundi 20 février 2012 à 18:24
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
imparfaitlibre · le lundi 20 février 2012 à 20:13
Comme je te l'ai dit une fois, tu aimes cette ville avec les yeux, le coeur et la plume ce qui donne un frisson différent à chacun de tes vers.
Verlaine m'a accompagné dans le train lors de mes deux derniers voyages à Paris et franchement mon ami je trouve ton poéme bien plus à mon goût que ceux que j'ai pu découvrir de lui mais ceci ne reste que mon avis.
Continue de nous faire visiter ton Paris et peut-être qu'à force, tu finiras pas me le faire aimer!!! rire
Merci encore pour tout et j'attends avec impatience de visiter d'autres quartiers en ta compagnie poétique et en votre compagnie physique.
gros bisous mon ami Philip.---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
domidom · le lundi 20 février 2012 à 20:56
Avec tes poésies, on découvre Paris mieux que si l'on s'y promenait, alors, à quoi bon prendre le train, avec ta série de poème, j'espère bien traverser la Capitale, sans rencontrer les embûches de la circulation....
Au plaisir de te lire et fais un bisou pour moi aux quais au fleurs, j'ai un bon souvenir de ce coin et un bien meilleur de la Gare D'Austerlitz, c'est là, que j'ai rencontré mon homme....
Bisous à toi....Domie...
lilorev · le mardi 21 février 2012 à 01:00
Je suis sous le charme, j'adore tes poèmes sur « le Paris des poètes », on sent Paris vivre sous tes vers.
J'ai gardée de Paris des bons souvenirs mais si je revoie Paris un jour, c'est sur ça ne sera plus avec le même regard.
J’aime beaucoup :
«Votre âme est si futile, qu’elle fixe le pavé,
Contemple le ruisseau qui mire les nuées. » Et
« Votre âme est versatile, elle se brouille en chemin,
Sa langueur s’est figée, au creux d’un parchemin. »
Merci pour le plaisir de la visite et des vers ! Bisous. Lilo
José · le mardi 21 février 2012 à 11:12
christophe(elpatio) · le mardi 21 février 2012 à 20:57
On est tous d'accord en dégustant ce poème: on est sous le charme))Un Paris secret que peu de gens savent apprécier pour l'avoir vécu sans aucun doute..
Ps: Je reviens du kazakhstan en passant par le lac Baïkal ! Il y a des belles choses aussi ! Je suis toujours à Cannes et si tu viens , on ira mangé une bonne glace dans ton glacier préféré !! )) Toutes mes amitiés de Cannes sous un grand soleil !!
Vesta · le mardi 21 février 2012 à 22:45
Loïc · le vendredi 2 mars 2012 à 15:43
Amitiés Philip
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