Le Paris des poètes - 3

LA SEINE COULE ENTRE MES MAINS
(à la manière de Rimbaud)
La Seine coule entre mes mains, que ne fais-je pour la retenir,
Que bondissant encor, de mes pas éreintés, j’irai me souvenir,
Des cohortes joyeuses qui unissaient nos nuits,
Quand le soir palissait, où sont nos chers ennuis ?
De mes bohèmes ivres, j’ai gardé les envies,
Trinquons, enivrons nous à nos prudes survies,
Aux barriques crevées, amis, ouvrons nos bouches,
Le vin du désespoir immole et nous rend louche.
Je vois pleurer la Seine, aux matins désunis,
Criez vos pieux blasphèmes, basiliques endormies,
Les cloches de la Ville se sont encrapulées,
Videz vos cœurs venteux, les tocsins ont sonné.
Au coin de la Sorbonne, le fleuve est trop lointain,
Pour entendre s’ébattre le cœur des carabins,
Leurs orgiaques délices ont ruinés les romances,
Que trament en secrets les sournoises méfiances.
La Seine meurt à la mer, son écume est flétrie,
Les poètes ont perdu leur belle idolâtrie,
Des vestales sans cœur, loin les ont emportés
Ils n’ont que leur malheur pour se transfigurer.
Amis, brûlons nos vie aux boursouffleux festins,
Qui pétriront encore le limon des matins,
Bordons les caniveaux de saumâtres sanglots,
De carmagnoles creuses, de valse en demi-mots.
La Seine coule entre mes maux, je n’ai pu retenir,
De ses rives indomptées, qu’un malheureux soupir,
Et dans ses eaux boueuses, un tourbillon fatal,
Qui use ma cervelle comme un rêve brutal.
Lorsque je m'éloigne de tes rives enchantées,
tes parfums marquent l'empreinte de mes pas,
et déjà je sais que ma destinée,
ne peut que me rappeler à toi.
(le dernier quatrain a été écrit par Lola, sur son poème "le Nil de la Rosette", et m'a autorisé à l'inclure à la fin de mon poème. Merci Lola)
(à la manière de Rimbaud)
La Seine coule entre mes mains, que ne fais-je pour la retenir,
Que bondissant encor, de mes pas éreintés, j’irai me souvenir,
Des cohortes joyeuses qui unissaient nos nuits,
Quand le soir palissait, où sont nos chers ennuis ?
De mes bohèmes ivres, j’ai gardé les envies,
Trinquons, enivrons nous à nos prudes survies,
Aux barriques crevées, amis, ouvrons nos bouches,
Le vin du désespoir immole et nous rend louche.
Je vois pleurer la Seine, aux matins désunis,
Criez vos pieux blasphèmes, basiliques endormies,
Les cloches de la Ville se sont encrapulées,
Videz vos cœurs venteux, les tocsins ont sonné.
Au coin de la Sorbonne, le fleuve est trop lointain,
Pour entendre s’ébattre le cœur des carabins,
Leurs orgiaques délices ont ruinés les romances,
Que trament en secrets les sournoises méfiances.
La Seine meurt à la mer, son écume est flétrie,
Les poètes ont perdu leur belle idolâtrie,
Des vestales sans cœur, loin les ont emportés
Ils n’ont que leur malheur pour se transfigurer.
Amis, brûlons nos vie aux boursouffleux festins,
Qui pétriront encore le limon des matins,
Bordons les caniveaux de saumâtres sanglots,
De carmagnoles creuses, de valse en demi-mots.
La Seine coule entre mes maux, je n’ai pu retenir,
De ses rives indomptées, qu’un malheureux soupir,
Et dans ses eaux boueuses, un tourbillon fatal,
Qui use ma cervelle comme un rêve brutal.
Lorsque je m'éloigne de tes rives enchantées,
tes parfums marquent l'empreinte de mes pas,
et déjà je sais que ma destinée,
ne peut que me rappeler à toi.
(le dernier quatrain a été écrit par Lola, sur son poème "le Nil de la Rosette", et m'a autorisé à l'inclure à la fin de mon poème. Merci Lola)
14 commentaires
oliverjane1950 · le mardi 21 février 2012 à 11:09
Oliverjane.
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 21 février 2012 à 15:25
Mes pas, lentement, mystérieusement me conduisent vers une gare, la Gare d'Austerlitz, au pied de la Seine encore, vieille dame aux armatures affadies, aux verrières ternies. Que va me révéler ce lieu on l'on se croise, affairé ? Chuuut..... c'est pour le prochain poème ! Amitiés à tous et à toutes. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
domidom · le mardi 21 février 2012 à 18:25
Comme dit Oliver, tu peux espérer sortir un recueil uniquement en parlant de ton Paris, tu en parles avec tant d'amour, que l'on à plaisir à t'accompagner...
Gros bisous...
Domie...
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 21 février 2012 à 18:51
Grrrrrrrrrrrros bisous. signé : le plus parisien des poètes ????
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
Naeja · le mardi 21 février 2012 à 20:27
belle évocation " seinique " de ce fleuve !
personnellement j'aime bien me promener autour du canal St Martin et ses écluses.
Amitiés
Naeja
Vesta · le mardi 21 février 2012 à 22:32
marcek · le mercredi 22 février 2012 à 01:33
http://www.mespoemes.net/marcek
Dedeye · le mercredi 22 février 2012 à 09:27
Plein de souvenirs de Paris au travers de ton magnifique poème.
Amitiés cher Philip
André
imparfaitlibre · le mercredi 22 février 2012 à 10:12
Un troisième volet pour mettre en vedette ce fleuve mystérieux qui fait parti du charme de notre Capitale.
Combien d'âmes ont rit ou pleuré sur son bord?
combien de poétes ont trouvé l'inspiration?
combien d'amour se sont faits ou défaits?
combien de personnes se sont croisées sans même se regarder tellement leus yeux étaient perdus sur son immensité?
La Seine restera toujours le coeur de Paris alors merci pour toute la délicatesse de tes vers.
grosses bises mon cher Philip et j'attends la suite.--
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 22 février 2012 à 14:14
Mon amie, trop heureux de te faire voyager dans ce Paris que j'aime et qu'arpentait avant moi ton Baudelaire ou ton Verlaine. Je t'ai envoyé un mail pour te dire combien j'apprécie ton amitié. Gros bisous.
Pour Dedeye :
Paris a certes changé, mais reste Paris, ville lumière éternelle qui a gardé une âme quand on sait regarder autour de soi.
Pour Vesta :
Chère poétesse, ainsi tu as habité vers le quartier Latin ? Là encore, même si les lieux on changé, il est bon d'y flaner : j'ai mes endroits rue Mouffetard, vers la Montagne Ste-Geneviève, la Sorbonne, le Panthéon et bien entendu le Jardin du Luxembourg. Et puis les quais, avec leurs bouquinistes. Heureux de te faire voyager dans ma ville chérie. Bisous et amitiés.
Pour Naeja :
J'aime presque TOUT de Paris. Aussi, le canal Saint-Martin fait partie aussi de mes balades, avec ces ponts typiques qui enjambe le canal et les écluses. Un lieu à part de l'agitation de la grande ville.
En termes haïkuesques, je pourrai écrire, par exemple :
"Miroirs étroits où l'eau s'étire,
Silence de l'âme"
Amitiés. Philip
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
worrell02 · le mercredi 22 février 2012 à 18:09
Amitiés de la Beauce!
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
larose · le mercredi 22 février 2012 à 19:23
J'aime venir flâner au bord de la seine, quand ta plume dépose des mots d'or et des pétales de roses, je viens m'enivrer et remplir mon poumon de tes parfums enivrantss!!! Comme d'habitude toujours aussi beau tes poèmesssss!!! Merci pour ce beau partage
Bonne soirée à toi
Bises
lilorev · le vendredi 2 mars 2012 à 01:46
Paris, ses toits, ses poètes et sa Seine incontournable !
Autant d'agréables ballades, que je ne me lasse pas de vivre et revivre avec tes beaux poèmes. Continu de me promener dans ton cher Paris, je te suis avec plaisir !!
Amitiés. Bisous. Lilo
Loïc · le vendredi 2 mars 2012 à 15:57
La structure des vers est différente aussi : tu dépasses (parfois largement) les 12 pieds de l'alexandrin, comme dans les deux premiers vers (18 pieds au 2e !). Pareil pour "La Seine coule entre les maux, je n'ai pu retenir" (8//6, 14 pieds). Tu suivais un modèle, ou est-ce qu'il y a une autre raison ? Symbolique par exemple ?
Amitiés !
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.