Kâmpŭchea (Une nuit au Cambodge)

Ses pas sont le seul bruit dans le soir pourtant clair,
Qu’en épiphyte envie, l’orchidée s’est lovée,
Au creux d’un tronc ventru, comme un lambeau de chair,
Quand bruissent les tourments, les vastes hyménées.
Là, tout prêt des temples, transfiguré d’envie,
Marche l’homme innocent, ignorant son destin.
Dans l’Orient merveilleux, s’éveille enfin la Nuit
Que les jungles ont clamée au coeur de leurs festins.
Les sursauts tropicaux des fleuves nourriciers,
Dévastent nos cerveaux de fièvres prédatrices,
Quand la mousson s’ennuie dans l’air chaud disgracié,
Les yeux se font brillants, l’âme inspiratrice.
Sur les chemins noueux, sentiers aurifères,
L’Homme a senti la mort, comme un signe perdu
Qui remonte si loin, qu’en vain prolifèrent
Les vieux chants ballotés que l’automne a perdu.
Ô, Kâmpŭchea , K’nyom jang baan…….(*)
(*) Ô, Cambodge, comme je veux......
Qu’en épiphyte envie, l’orchidée s’est lovée,
Au creux d’un tronc ventru, comme un lambeau de chair,
Quand bruissent les tourments, les vastes hyménées.
Là, tout prêt des temples, transfiguré d’envie,
Marche l’homme innocent, ignorant son destin.
Dans l’Orient merveilleux, s’éveille enfin la Nuit
Que les jungles ont clamée au coeur de leurs festins.
Les sursauts tropicaux des fleuves nourriciers,
Dévastent nos cerveaux de fièvres prédatrices,
Quand la mousson s’ennuie dans l’air chaud disgracié,
Les yeux se font brillants, l’âme inspiratrice.
Sur les chemins noueux, sentiers aurifères,
L’Homme a senti la mort, comme un signe perdu
Qui remonte si loin, qu’en vain prolifèrent
Les vieux chants ballotés que l’automne a perdu.
Ô, Kâmpŭchea , K’nyom jang baan…….(*)
(*) Ô, Cambodge, comme je veux......
7 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 11 septembre 2012 à 19:45
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
oliverjane1950 · le mardi 11 septembre 2012 à 23:26
Amitiés Philip. Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 12 septembre 2012 à 07:22
Au fait, tu as dû remarquer, une fois de plus, par une fausse manip (c'est la 4ème fois que ça m'arrive en ce moment) j'ai par mégarde effacé ton com' sur mon précédent poème, Cythère. Et puis, je m'aperçois que j'avais zappé ton "Boson de Higgs" (j'étai en Congrès à ce moment). Je vais lire ça tranquillement. A bientôt, Oliver. Amitiés. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
belespoirs · le mercredi 12 septembre 2012 à 08:23
http://www.mespoemes.net/belespoirs
Une bien belle image du Cambodge ! le revers de la médaille si on peut dire, on nous montre souvent la misère et la mousson qui ravage tout les moustiques mais rarement les merveilles qui s'y cachent ,merci pour ce partage et pour vos passages sur mon site a bientôt de vous lire
Amitiés
larose · le mercredi 12 septembre 2012 à 11:31
La chaleur, la mousson, l'humidité!! Ah!! ça me rappelle mon pay le Laos, on a la même température, on est voisin d'ailleur, mais on ne parle pas la même langue!!! Oh!! les belles orchidées, les champas (nom de fleur en laosien) et les flamboyants, que de beaux souvenirs et de parfums, mon berceau natal!! Merci pour ce merveilleux poème cher poète!!! Bonne journée
Biz
domidom · le mercredi 12 septembre 2012 à 18:37
J'ai adoré m'embarquer avec toi...
Gros bisous....
Domie...
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 13 septembre 2012 à 18:08
Ah, j'ai évoqué les moustiques pendant la mousson, mais l'Asie c'est autre chose : mille beautés (hélas cotoyant aussi mille misères). Amitiés.
Pour ROSE :
Heureux de t'avoir rappelé ton pays natal, chère Rose. Oh le climat et les paysages sont à peu près semblables au Laos. Bisous.
Pour DOMIE :
Heureux de t'avoir fait voyager, Domie. Pas mal de mes poèmes se déroulent dans différents pays (ça a commencé avec Venise). Eh bien, la prochaine étape de ces voyages poétiques sera en Russie, dans les steppes de l'asie centrale. Reste plus qu'à l'écrire. Bisous.
Pour LOLA :
Heureux de te t"avoir bercé par ce que tu appelle "la magie de mes mots". Puisse-t-elle te faire planer dans une mélancolique torpeur. Mais comme je l'ai dit à Domie, nous allons bientôt quitter la moiteur de l'Asie des moussons, pour la Russie. Là, il n'y aura pas de torpeur. Bisous du coeur.
Amitiés à tous et à toutes. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier
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