Au poètes de la rue
J'ai vu le poète des rues
Hué, blâmé, mangé tout cru
Avec sa cuirasse d'oripeaux
Je n'donnais pas cher de sa peau
Hardi faiseur de quolibets
Ton piédestal est un gibet
Théâtre de ces viles mises à mort
Dont les gueux se délectent encore!
Spectacle affligeant de bassesse
Lourdeur de la masse en liesse
Gens du commun, pleutres et nantis
Savouraient leur suprématie
Si c'est cela la réussite
Louées soient toutes mes faillites
La gloire à l'envers du décor
S'arroge en marchant sur les morts !
Vous, le peuple aux mœurs rigoureuses
La majorité siliceuse
Dans vos pénates lapidaires
De besogneux propriétaires
Gardez bien un œil sur vos mules !
Car vos mules ont fait des émules
Et la grand' soif du confort
Tarie l'onde du réconfort
A vouloir toujours posséder
Briguer, entasser, consommer
C'est d'une indigestion chronique
Que succombe l'esprit critique
Vas-t'en donc paître chez Auchan !
Brave troupeau rhumatisant
Vas te faire tondre le bas de laine
Et puisque l'horreur est humaine
Vas t'échouer sur ton divan
Repus de futile et de vent
Et comme tu as été bien sage
Allumes donc ta boite à images !
Tu pourras y voir tes semblables
Te vendre de l'indispensable
Des satisfactions roturières
Qui ne passeront pas l'hiver
C'est une maladie récurrente
Ces chimères que l'on enfante
Et quand tu accouches au final
C'est jamais sous péridurale !
Les sages-flammes de tes fringales
Dévoreront ton piédestal
D'où jadis tu bouffais tout cru
L'humble poète de la rue
Dans ta carapace d'à propos
On n'donnera pas cher de ta peau
Sans doute finiras-tu aigri
Laissé pour compte dans l'oubli...
En n'ayant toujours rien appris!
J'ai vu le poète des rues
Éreinté par les gens du cru
Dans son humble armure d'oripeaux
Le bon peuple lui à fait la peau !
Hardi faiseur de quolibets
Ton piédestal est un gibet
Théâtre de ces viles mises à mort
Dont nos pairs se délectent encore
Cuistre amateur de quolibets
Ton piédestal est un gibet
Théâtre d'odieuses mises à mort
Que le peuple plébiscite encore ! ...
texte
Hué, blâmé, mangé tout cru
Avec sa cuirasse d'oripeaux
Je n'donnais pas cher de sa peau
Hardi faiseur de quolibets
Ton piédestal est un gibet
Théâtre de ces viles mises à mort
Dont les gueux se délectent encore!
Spectacle affligeant de bassesse
Lourdeur de la masse en liesse
Gens du commun, pleutres et nantis
Savouraient leur suprématie
Si c'est cela la réussite
Louées soient toutes mes faillites
La gloire à l'envers du décor
S'arroge en marchant sur les morts !
Vous, le peuple aux mœurs rigoureuses
La majorité siliceuse
Dans vos pénates lapidaires
De besogneux propriétaires
Gardez bien un œil sur vos mules !
Car vos mules ont fait des émules
Et la grand' soif du confort
Tarie l'onde du réconfort
A vouloir toujours posséder
Briguer, entasser, consommer
C'est d'une indigestion chronique
Que succombe l'esprit critique
Vas-t'en donc paître chez Auchan !
Brave troupeau rhumatisant
Vas te faire tondre le bas de laine
Et puisque l'horreur est humaine
Vas t'échouer sur ton divan
Repus de futile et de vent
Et comme tu as été bien sage
Allumes donc ta boite à images !
Tu pourras y voir tes semblables
Te vendre de l'indispensable
Des satisfactions roturières
Qui ne passeront pas l'hiver
C'est une maladie récurrente
Ces chimères que l'on enfante
Et quand tu accouches au final
C'est jamais sous péridurale !
Les sages-flammes de tes fringales
Dévoreront ton piédestal
D'où jadis tu bouffais tout cru
L'humble poète de la rue
Dans ta carapace d'à propos
On n'donnera pas cher de ta peau
Sans doute finiras-tu aigri
Laissé pour compte dans l'oubli...
En n'ayant toujours rien appris!
J'ai vu le poète des rues
Éreinté par les gens du cru
Dans son humble armure d'oripeaux
Le bon peuple lui à fait la peau !
Hardi faiseur de quolibets
Ton piédestal est un gibet
Théâtre de ces viles mises à mort
Dont nos pairs se délectent encore
Cuistre amateur de quolibets
Ton piédestal est un gibet
Théâtre d'odieuses mises à mort
Que le peuple plébiscite encore ! ...
texte
Note : 8/10
(1 vote)
· connectez-vous pour noter
2 commentaires
Loïc · le vendredi 20 août 2010 à 16:47
Bon, pour une nullité en informatique, tu as posté tes poèmes correctement. Pour plus d'infos sur le fonctionnement du site, tu peux lire la page correspondante sur http://www.mespoemes.net/avisdesmembres. Pour de plus amples explications, je suis joignable sur [email protected].
Très Brassens, ce poème sur ls côtés négatifs de la société de consommation, et en ce qui me concerne, je ne peux que doublement souhaiter la bienvenue à quelqu'un qui tape sur la télé !
Quelques coquilles : "DE tes fringales" et sans doute "pairs" au lieu de "paires".
Bonne continuation !
Phil · le dimanche 22 août 2010 à 00:03
C'est vrai que je suis un inconditionnel de Brassens...
Merci encore pour les coquilles, à bientôt.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.