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Lumières du passé

Le mardi 2 mai 2017 à 12:05, posté par plumeflore · 356 lectures

Illustration du poème « Lumières du passé »
Je rêve du passé dans la campagne aimable
Sur la robe des blés quelques coquelicots
Se penchent gentiment de façon immuable
Pourtant j'entends au loin de bien tristes échos

Les enfants d'aujourd'hui savent-ils le silence
La brise du printemps et l'odeur du foin mûr
Savent-ils malheureux qu'ils ignorent la chance
De vivre au rythme doux, des fleurs et de l'air pur

Ni les clameurs d'un stade enclavé dans la ville
Ni même les rumeurs d'une rue à Paris
Ne saura remplacer le roman d'une idylle
Le friselis du vent balayant le maquis

Je pense à ces enfants ne connaissant la gerbe
Ne cueillant plus en juin le modeste bouquet
Ne sachant la douceur du sentier rempli d'herbe
N'écoutant plus le chant merveilleux d'un traquet

Je sais que pour ceux-là commence les souffrances
J'aspire à partager le bonheur d'un écrit
Je sais bien que pour eux, il reste les vacances
Noël à la maison, les jeux du mercredi

Mais savent-ils le sens de parler sans rien dire
Simplement d'un regard ineffable, amoureux
Savent-ils le trésor d'un timide sourire
Qui laisse imaginer ce que disent les yeux

Entre les eaux du Doubs et la forêt féconde
Je savais mon village endormi dans les champs
Je le revois d'ici, couronné d'herbe blonde
Parfumé de lilas à l'heure du printemps

Espoirs et souvenirs distillent sur ma page
La torture à penser jusqu'à la déraison
Quelque chose d'une âme habite mon visage
Depuis sept ans déjà je vis sa floraison

Je contemple en ses yeux le soleil de ma vie
Ses beaux cils recourbés voila ma toison d'or
C'est mon astre levant, c'est ma belle Ophélie
Sur la paille j'amasse un fabuleux trésor

Je souhaite aux gamins, de l'amour en dentelles
Des coussins de verdure aux berges des ruisseaux
De verdoyants recoins auprès des demoiselles
De la tendresse aussi, des rires, des oiseaux


https://youtu.be/tGPXEfCgFNg

2 commentaires

Micheline 1940 · le mercredi 3 mai 2017 à 02:37

Encore un merveilleux bonheur, cher Marc, que de vous lire, et ce poème ci me laisse autant d'émoi qu'un discours amoureux entendu sous les branches d'un noisetier frileux qui tamise les mots. Aussi, je vous en prie, ne lâchez votre plume ! Vous êtes béni des Dieux, vous savez consoler les âmes saintes et pures qui ne savent que pleurer sur ce Monde en guenilles que l'avenir promet.
Mes plus vifs compliments pour cette pièce de choix !
Bien amicalement,
Micheline.

domidom · le mercredi 3 mai 2017 à 16:51

C'est toujours du très beau....
J'adore, bises, Domie

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