La mémoire d'un cœur
Les objets du passé du fait de leur histoire
D'un vécu bien réel, pour moi sont au-dessus
Des articles nouveaux; ils sont pour la mémoire,
D'impassibles témoins des souvenirs échus.
La patine du temps sur une vieille armoire
C'est le prix vrai des ans, que l'ont dit démodé
Alors que cette usure est garant je veux croire,
D'une authentique époque à jamais regretté.
Où donc est maintenant l'amour des ébénistes
Dont les doigts caressaient les veinures du bois,
Où les souffleurs de verre aux sujets symbolistes.
Les horloges d'antan du beau pays Comtois.
Que dire du parfum d'un livre séculaire
Qui d'un simple pouvoir nous rappelle toujours
Des moments merveilleux quelque peu éphémère;
Cet écheveau de rêve aux saveurs de velours.
Instant de notre enfance au bonheur nostalgique,
De nos défunts printemps qui gardent la douceur
Et le goût familier d'une jeunesse épique.
le temps n'efface pas la mémoire d'un cœur
Fragile et puéril qui garde l'estampille
Aussi longtemps qu'il bat, c'est là tout son destin,
il devient le miroir du passé qui scintille,
Qui fut le doux berceau d'une vie au matin.
D'un vécu bien réel, pour moi sont au-dessus
Des articles nouveaux; ils sont pour la mémoire,
D'impassibles témoins des souvenirs échus.
La patine du temps sur une vieille armoire
C'est le prix vrai des ans, que l'ont dit démodé
Alors que cette usure est garant je veux croire,
D'une authentique époque à jamais regretté.
Où donc est maintenant l'amour des ébénistes
Dont les doigts caressaient les veinures du bois,
Où les souffleurs de verre aux sujets symbolistes.
Les horloges d'antan du beau pays Comtois.
Que dire du parfum d'un livre séculaire
Qui d'un simple pouvoir nous rappelle toujours
Des moments merveilleux quelque peu éphémère;
Cet écheveau de rêve aux saveurs de velours.
Instant de notre enfance au bonheur nostalgique,
De nos défunts printemps qui gardent la douceur
Et le goût familier d'une jeunesse épique.
le temps n'efface pas la mémoire d'un cœur
Fragile et puéril qui garde l'estampille
Aussi longtemps qu'il bat, c'est là tout son destin,
il devient le miroir du passé qui scintille,
Qui fut le doux berceau d'une vie au matin.
6 commentaires
Susan*Coquelicot* · le samedi 30 mars 2024 à 08:18
Moi je garde les objets du passé ..Bibelots, disques, les livres de mon enfance ( prix reçus à l'école) , la Pince à Tiercé de mon papa , d'anciens tickets de métro ..
Ils font partis de ma vie et me renvoient auprès des personnes disparues ..
Je suis en accord avec ce joli vers :
*le temps n'efface pas la mémoire d'un cœur*
Bien au contraire avec le temps qui passent les souvenirs lointains reviennent !
Merci pour ce beau partage.
Je vous souhaite à tous les deux un beau week-end de Pâques !
Susan
Susan*Coquelicot* · le samedi 30 mars 2024 à 08:20
Bien au contraire avec le temps qui passe les souvenirs lointains reviennent !
vertflo · le samedi 30 mars 2024 à 09:16
Effectivement certains beaux métiers d'antan ont tendance à disparaitre, maintenant, ça fonctionne avec des imprimantes 3D et l'Intelligence artificielle !
Pauvre monde !
Certes le progrès n'est pas totalement néfaste, mais il a aussi sa part de destruction d'emplois et le monde a perdu de sa beauté.
Les voitures se ressemblent presque toutes, les nouvelles maisons aussi, les smartphones, pareils etc....et les hommes aussi arrivent à se ressembler dans la même connerie.
C'est t'y pas beau ça ?
Heureusement que des textes comme le tien ''remettent les pendules à l'heure''...et surtout les pendules Comtoises.
J'adore les vides greniers, on y trouve parfois des objets dont la société actuelle se débarrasse alors qu'ils ont une valeur sentimentale inestimable.
De toute façon il y a belle lurette que notre société à la c...a perdu la valeur essentielle des belles choses d'antan.
Bien à toi
Bonne journée
Claude
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 30 mars 2024 à 12:21
La sensibilité de ce poème te ressemble, quand on commence à te connaître à travers la poésie.
Le fait que ces "objets" soient des témoins du temps passé, avec leur patine, ont une valeur émotionnelle certaine.
On ne peut penser qu'au fameux questionnement :
"objets inanimés, avez-vous une âme ?"
Je répondrai volontiers "oui" !
Avec tes vers qui "cernent bien" le sujet que tu voulais nous faire partager, nous sommes tout à fait en phase avec ta réflexion.
Bon week-end de Pâques, Marc.
Bien à toi.
Philip
imparfaitlibre · le samedi 30 mars 2024 à 13:09
Comme je suis bien d'accord avec toi mais je pense que c'est peut-être notre éducation ou notre génération qui fait que nous restons attachés à nos traditions, à nos objets anciens, à nos livres, nos cartes postales, nos vœux sur papier et nos longs courriers qui respectent l'ensemble des mots .. Les jeunes qui sont nés avec internet, les réseaux sociaux, les cartes virtuelles et les sms ont tendance à rire de nos souvenirs.
Il y a beaucoup de vers que je trouve magnifiques et qui exprime avec exactitude les émotions que nous pouvons encore avoir à caresser la patine d'un meuble ou les courbes d'un vase anciens , à retourner un objet pour en découvrir la signature.... (Je suis dans le monde de la brocante alors je vois de vieux objets chaque dimanche) et les outils, avec leur manche en bois.....
Oui, "le temps n'efface pas la mémoire d'un cœur"...
Merci cher Marc, pour ce très beau partage
Belle journée de samedi à vous deux
Amitié Marc
Lucille · le samedi 30 mars 2024 à 14:22
J’ai été obligée de « casser maison » pour m’installer dans un joli condo situé dans un joli village de ma région. Mon mari vieillissant et malade et moi avons fait le choix difficile de nous simplifier la vie. Mes vieilleries me manquent, et je te remercie de ton poème qui dépoussière un peu ce que ma mémoire a tendance à oublier…
Joyeuse Pâques à toi et aux tiens !
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