J'avoue être athée

L'endroit où si souvent m'auront porté mes pas,
En terre Bourguignonne est une intime église
Au cœur d'un vieux terroir. surtout ne cherchez pas
D'ordre religieux, de quelconque mainmise,
C'est le parfum très pur, les volutes d'antan
Et le calme des lieux, qui sans cesse m'appelle;
Ces siècles écoulés au charme captivant
Ajoute à cet espace une saveur nouvelle.
Parfois dans la journée au seuil même du soir,
Avant que l'angélus délivre son message,
Un livre dans les mains, je me fais un devoir
D'un moment de plaisir, à l'heure ou tout est sage.
M'installant sur un banc, devant l'Autel divin,
Je profite du calme et de la solitude
Pour écrire ou bien lire; alors qu'à son déclin
Le soleil bienfaiteur, comme à son habitude
Célébrant son coucher, d'un déferlement d'or
inonde les vitraux, dont la touche Romane
Rend la nef solennelle; en son digne confort
La poussière en suspend, avec mollesse plane.
Est-il plus bel instant, plus lucide bonheur
Pour l'inspiration, pendant que l'on respire,
Les effluves d'encens, la pudique douceur.
C'est souvent avec tact que mon âme conspire;
Quand je jette les yeux vers l'homme sur la croix,
Vers la Bible, au lutrin et le pouvoir des ombres,
je recherche toujours la réponse à ces choix;
Est-ce bien un message à tout nos actes sombres?
Face à ce Chœur, devant tout cet amour humain,
Comment ne pas sentir l'empreinte manifeste,
D'une communion à l'ordre souverain,
La supplique émouvante, à la voûte céleste.
Si j'aime autant le lieu, ce n'est pas pour la Foi,
Ni même le salut, si je le trouve aimable
C'est d'abord pour sa paix, tout seul, mon âme boit
Un bien-être enchanteur et tant pis si la fable
N'imprègne pas mon cœur, l'église et ses trésors
Gardent l'esprit du temps, avec où sans la messe,
J'apprécie aussi bien l'art que l'idée, alors
Essayez de comprendre ou d'avoir la sagesse
De ne point me juger si c'est loin du troupeau,
Du culte et du sacré, que plane ma pensée.
La Bible ou l'ostensoir, pour moi, tout semble beau,
C'est avec l'âme en paix que j'avoue être Athée.
En terre Bourguignonne est une intime église
Au cœur d'un vieux terroir. surtout ne cherchez pas
D'ordre religieux, de quelconque mainmise,
C'est le parfum très pur, les volutes d'antan
Et le calme des lieux, qui sans cesse m'appelle;
Ces siècles écoulés au charme captivant
Ajoute à cet espace une saveur nouvelle.
Parfois dans la journée au seuil même du soir,
Avant que l'angélus délivre son message,
Un livre dans les mains, je me fais un devoir
D'un moment de plaisir, à l'heure ou tout est sage.
M'installant sur un banc, devant l'Autel divin,
Je profite du calme et de la solitude
Pour écrire ou bien lire; alors qu'à son déclin
Le soleil bienfaiteur, comme à son habitude
Célébrant son coucher, d'un déferlement d'or
inonde les vitraux, dont la touche Romane
Rend la nef solennelle; en son digne confort
La poussière en suspend, avec mollesse plane.
Est-il plus bel instant, plus lucide bonheur
Pour l'inspiration, pendant que l'on respire,
Les effluves d'encens, la pudique douceur.
C'est souvent avec tact que mon âme conspire;
Quand je jette les yeux vers l'homme sur la croix,
Vers la Bible, au lutrin et le pouvoir des ombres,
je recherche toujours la réponse à ces choix;
Est-ce bien un message à tout nos actes sombres?
Face à ce Chœur, devant tout cet amour humain,
Comment ne pas sentir l'empreinte manifeste,
D'une communion à l'ordre souverain,
La supplique émouvante, à la voûte céleste.
Si j'aime autant le lieu, ce n'est pas pour la Foi,
Ni même le salut, si je le trouve aimable
C'est d'abord pour sa paix, tout seul, mon âme boit
Un bien-être enchanteur et tant pis si la fable
N'imprègne pas mon cœur, l'église et ses trésors
Gardent l'esprit du temps, avec où sans la messe,
J'apprécie aussi bien l'art que l'idée, alors
Essayez de comprendre ou d'avoir la sagesse
De ne point me juger si c'est loin du troupeau,
Du culte et du sacré, que plane ma pensée.
La Bible ou l'ostensoir, pour moi, tout semble beau,
C'est avec l'âme en paix que j'avoue être Athée.
6 commentaires
mariepaule · le samedi 30 mars 2024 à 17:05
Mon mari me dit qu'une personne qui se pose des questions sur l'existence de Dieu est agnostique, mais non athée.
Car les athées ne se posent pas de questions pour eux Dieu n'existe pas et il n'a rien après la mort.
C'est un délice de lire tes vers !
Et surtout reposant.
Amicalement
Marie
Susan*Coquelicot* · le samedi 30 mars 2024 à 18:05
Ton poème est apaisant ..
Ce qui me fait penser à la quiétude que je ressens lorsque je rentre dans une église et que j'admire toutes les richesses du lieu ..
Les voûtes, les tableaux , la lumière sur les vitraux , la chaire à prêcher ,l'autel fleurie , l'orgue et la joie parfois de l'entendre ..
Bon week-end de Pâques à vous deux !
imparfaitlibre · le samedi 30 mars 2024 à 18:44
Un très beau poème dans lequel on ressent toute la douceur de ce lieu que j'aime également et pour les mêmes raisons que toi.
L'écho est impressionnant dans une église puis il y a le parfum qu'il soit la pierre, la cire, l'encens, la poussière, le papier et parfois le cuir, les couleurs suivant l'heure et la hauteur du soleil mais aussi les couleurs des statues, des vitraux, des tuniques et la paix, la sérénité, la quiétude que personne n'ose déranger par peur de voir quelque chose s'envoler et disparaître!
J'aime les églises pour tout ce qu'elle renferme de secret, de larmes, de bonheur...
J'aime les églises pour leur passé, leur présent et pour cet avenir qui je l'espère sera éternel.
Merci pour ce moment de partage, merci pour ce lieu de recueillement dans lequel j'ai aimé m'asseoir un moment pour le plaisir des cinq sens.
Belle soirée à toi Marc
Amitiés à vous deux.
vertflo · le dimanche 31 mars 2024 à 16:56
Votre poème est ''bâti'' comme une belle cathédrale.
C'est un chef d'oeuvre.
Vos mots ''s'embôitent'' merveilleusement comme les morceaux de puzzle d'un vitrail.
C'est un poème que je vais relire souvent et que je vais conseiller à plusieurs de mes amis qui aiment la poésie.
Tout est dit et sublimement résumé au sujet de la Foi (qu'on la possède ou non)
Le croyant et le non croyant peuvent s'y retrouver parfaitement.
Ce n'est pas le poème d'une personne Athée, c'est simplement le partage du questionnement qui habite la plus part d'entre nous.
Le ''doute'' est certainement souvent plus beau que la réalité car on peut trouver aussi une certaine forme d'espérance en doutant plus qu'en étant persuadé.
Bonne fin d'après-midi
Bien à vous
Claude
José · le lundi 1 avril 2024 à 12:42
Le psychisme n'est pas en reste dans ce "calme" et cette "solitude", quand il songe à ces générations de fidèles qui y ont livré "secrets, larmes, bonheurs" comme le souligne Patricia.
C'est ainsi que l'on touche, que l'on soit croyant ou pas, l'âme des lieux qui nous invite au recueillement.
Bon lundi de Pâques Marc!
Macha · le lundi 1 avril 2024 à 16:51
J'aime rentrer dans une Eglise... une chapelle où règne le calme.... Je doute de s'il y a ou pas... Une personne un jour m'a dit.''douter c'est déjà croire'' alors je ne sais pas.... votre poésie me parle beaucoup....un très beau partage.... macha....
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