Dans les eaux du néant
Jeune je chérissais ma mère et puis les roses,
Dès qu'un ange posait sur moi son beau regard,
Un orgueilleux désir par d'éminentes causes
Jetait sur moi les fleurs d'une robe étendard.
J'aimais aussi le ciel que l'alouette habite
Et le sang de mon cœur fluait de passion;
En découvrant le nid, quelque peu illicite,
Où se cache la biche à l'abri du rayon.
Parfois je rencontrais, fascinante et céleste,
Une fille aux yeux verts, dont les cheveux semblaient
L'angélique moisson, que le soleil atteste
Aux plus beaux jours d'été, j'avais là mon secret.
Lorsque passait vers moi l'élégante princesse;
J'imaginais des mots, de même que des vers,
Un séduisant langage où coulait la tendresse.
Mais jamais aucun son, encore moins des airs
Ne franchirent ma lèvre en croisant cette infante,
Si j'avais su dompter ma timide pudeur,
L'espace d'un instant, ma gêne adolescente
Aurait pu disparaître et rendre un juste honneur,
A son charmant sourire, à sa beauté touchante,
J'aurais dû couronner, la blondeur de son front,
Lui dire simplement qu'elle était fascinante,
Exaltante d'amour, lui dire avec raison
Que j'étais amoureux, au-delà de l'extrême,
Le silence scella, l'aube de mon serment;
C'est toujours un remords et mon trop tard je t'aime,
Finira c'est certain dans les eaux du néant.
Dès qu'un ange posait sur moi son beau regard,
Un orgueilleux désir par d'éminentes causes
Jetait sur moi les fleurs d'une robe étendard.
J'aimais aussi le ciel que l'alouette habite
Et le sang de mon cœur fluait de passion;
En découvrant le nid, quelque peu illicite,
Où se cache la biche à l'abri du rayon.
Parfois je rencontrais, fascinante et céleste,
Une fille aux yeux verts, dont les cheveux semblaient
L'angélique moisson, que le soleil atteste
Aux plus beaux jours d'été, j'avais là mon secret.
Lorsque passait vers moi l'élégante princesse;
J'imaginais des mots, de même que des vers,
Un séduisant langage où coulait la tendresse.
Mais jamais aucun son, encore moins des airs
Ne franchirent ma lèvre en croisant cette infante,
Si j'avais su dompter ma timide pudeur,
L'espace d'un instant, ma gêne adolescente
Aurait pu disparaître et rendre un juste honneur,
A son charmant sourire, à sa beauté touchante,
J'aurais dû couronner, la blondeur de son front,
Lui dire simplement qu'elle était fascinante,
Exaltante d'amour, lui dire avec raison
Que j'étais amoureux, au-delà de l'extrême,
Le silence scella, l'aube de mon serment;
C'est toujours un remords et mon trop tard je t'aime,
Finira c'est certain dans les eaux du néant.
3 commentaires
imparfaitlibre · le samedi 18 mai 2024 à 20:36
Souvent avec le recul on repense à ces "je t'aime" que nous n'avons jamais osé dire et qui, peut-être auraient donné un autre sens à notre futur mais l'essentiel est d'avoir rencontré, un jour, le seul "je t'aime" qui donne réellement tout son sens à la vie.
Un poème plein de délicatesse, de souvenirs mais aussi plein des premiers émois d'un jeune coeur amoureux.
Merci pour ce doux moment de lecture cher Marc.
Belle soirée et beau dimanche à vous tous.
Amitiés et bises Marc et Marie
Susan*Coquelicot* · le dimanche 19 mai 2024 à 07:44
Très belle poésie où l'on ressent les regrets de ne pas avoir dit *je t'aime* ...
Un *je t'aime* resté au fond de ton cœur et qui te questionne aujourd'hui à savoir : si tu avais déclaré ta flamme , qu'elle aurait été la suite de l'histoire !
Mais l'essentiel étant que le temps a passé et que tu as trouvé le bel amour ..
Bon dimanche à vous deux et merci pour le beau partage Marc !
Amicalement,
Susan
José · le dimanche 19 mai 2024 à 07:46
Merci Marc
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