L'amour aux abois
Même si mes cheveux sont désormais de cendre,
Qu'au jardin du silence une place m'attend;
Une part de mon âme et toujours aussi tendre
Que l'époque angélique où j'étais un enfant.
Et pourtant il suffit que ta robe s'envole
Pour que flambe mon cœur, a quoi bon vivre un jour,
A regret plus longtemps, si jamais ne rigole
Quelque soit le moment les plaisirs de l'amour.
Sans signes amoureux, sans tendresse la vie,
C'est vrai ne chante pas,n'a même de raison,
Le geste est ingénu dès qu'il sert une envie;
Voila pourquoi l'amour ne quitte point mon front.
Sans toi je ne suis rien, à part peut être une ombre,
A la rigueur au mieux un long chemin sans fleurs,
Où le mortel ennui d'une triste décombre;
Au dehors de l'amour c'est toujours vivre ailleurs.
D'authentiques odeurs parfument la chambre,
Des œillets parfumés ruissellent sur le lit,
Ils gardent prisonnier notre couple dans l'ambre,
Nous couvons tous les deux, l'aurore chaque nuit.
Le feu de tes baisers sont des roses sans nombre,
Ton corps est ma chapelle et tes yeux mes vitraux,
Je crois en toi, si loin qu'il n'est pas de pénombre
Qui puisse me cacher,l'étoile et les oiseaux.
Seule tes bois ombreux dominent mes errances,
A l'approche du soir ton regard estival,
Dépose sur mon cœur d'amoureuses substances,
Dès l'instant où je vois ton visage amical,
L'aube se fait en moi de façon singulière.
Belle à tous les endroits, éclate ta beauté
Tes gestes flamboyants sont pages de lumière,
Ton amour est fidèle à toute éternité.
Rose de mon avril, touchante fiancée,
Si je pars avant toi dépose sur ma croix,
Un brin de tes cheveux, l'aube de ta pensée,
L'éternel me sera de l'amour aux abois.
Qu'au jardin du silence une place m'attend;
Une part de mon âme et toujours aussi tendre
Que l'époque angélique où j'étais un enfant.
Et pourtant il suffit que ta robe s'envole
Pour que flambe mon cœur, a quoi bon vivre un jour,
A regret plus longtemps, si jamais ne rigole
Quelque soit le moment les plaisirs de l'amour.
Sans signes amoureux, sans tendresse la vie,
C'est vrai ne chante pas,n'a même de raison,
Le geste est ingénu dès qu'il sert une envie;
Voila pourquoi l'amour ne quitte point mon front.
Sans toi je ne suis rien, à part peut être une ombre,
A la rigueur au mieux un long chemin sans fleurs,
Où le mortel ennui d'une triste décombre;
Au dehors de l'amour c'est toujours vivre ailleurs.
D'authentiques odeurs parfument la chambre,
Des œillets parfumés ruissellent sur le lit,
Ils gardent prisonnier notre couple dans l'ambre,
Nous couvons tous les deux, l'aurore chaque nuit.
Le feu de tes baisers sont des roses sans nombre,
Ton corps est ma chapelle et tes yeux mes vitraux,
Je crois en toi, si loin qu'il n'est pas de pénombre
Qui puisse me cacher,l'étoile et les oiseaux.
Seule tes bois ombreux dominent mes errances,
A l'approche du soir ton regard estival,
Dépose sur mon cœur d'amoureuses substances,
Dès l'instant où je vois ton visage amical,
L'aube se fait en moi de façon singulière.
Belle à tous les endroits, éclate ta beauté
Tes gestes flamboyants sont pages de lumière,
Ton amour est fidèle à toute éternité.
Rose de mon avril, touchante fiancée,
Si je pars avant toi dépose sur ma croix,
Un brin de tes cheveux, l'aube de ta pensée,
L'éternel me sera de l'amour aux abois.
5 commentaires
José · le dimanche 19 mai 2024 à 07:06
Bon dimanche Marc!
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 19 mai 2024 à 11:37
Décidemment, les poèmes de ces deux derniers jours sont riches d'émotion;
Et avec plaisir, tu n'échappe pas à cette explosion de sentiments !
J'utilise le mot "explosion" en reprenant le mot de José.
C'est bien de cela dont il s'agit.
Chacun de tes quatrains qui compose le tableau émouvant (oui, c'est aussi le mot que je choisi, plus fort que l'adjectif "romantique") montre que le temps implacable qui défile (je fais le rapprochement avec le poème de Patricia) n'aura jamais de prise sur ce qui est le plus cher à tes yeux. Si la vie qui s'écoule conduit inexorablement aux ténèbres, toi, VIVANT L'INSTANT, tu ne vois que "les pages de lumière".
Mais ce n'est pas un éblouissement qui masque le regard, loin de là.
C'est la rage de ne pas détourner un instant son regard de la Beauté.
Pour faire battre le coeur, longtemps, longtemps, toujours.
Un très bel écrit Marc.
Beau dimanche.
Amitiés
Philip
mariepaule · le dimanche 19 mai 2024 à 16:48
De la tendresse, de l'émotion coulent le long de tes vers
C'est toujours un ravissement de te lire Maric
Bise
cecel45 · le dimanche 19 mai 2024 à 18:10
Le début de votre poème s'amuse de ce que peut penser le lecteur.
Doute, incertitude, éventualité... Une douce et saine interrogation s:
« Pour que flambe mon cœur, a quoi bon vivre un jour,
A regret plus longtemps, si jamais ne rigole
Quelque soit le moment les plaisirs de l'amour. »
Ces trois vers sont sublimes comme l’instant, comme comme ce qui suit.
Naturellement une reprise de conscience ramène la raison au centre de votre propos.
On retrouve l’entrain, la passion qui est la vôtre pour la personne tant aimée, comme l'amour aux abois, comme ce qui suit. C’est magnifique !
Merci Marc pour cet « change.
Amicalement,
Marcel
imparfaitlibre · le mardi 21 mai 2024 à 09:22
Tout au long de ton poème on ressent l'amour immense que tu portes à Marie dès le premier jour de votre rencontre et qui ne fait que grandir chaque jour un peu plus et qui survivra bien après votre départ.
Il y a une chanson de Bourvil qui s'appelle "la tendresse" et, en lisant tes mots, j'ai pensé à cette chanson tellement ce mot prend une nouvelle dimension en lisant ton poème.
Jamais l'amour ne meurt.
Merci pour ce doux partage.
Amitié et bises à vous deux chers Marc et Marie
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