Le miroir honnête
J’ai cherché le brigand qui me volait mes traits,
Le long des grands chemins où les arbres distraits
N’ont pas pu m’éclaircir sur ce vil chapardage ;
Chez moi, j’ai comparé mes différents portraits
Constatant, chagriné, que j’avais changé d’âge.
Le long des grands chemins où les arbres distraits,
Par l’automne en faisant des tableaux plus abstraits,
J’ai vu qu’un doux ruisseau reflétait mon visage ;
Je me suis regardé mais bien peu des attraits,
De ma jeunesse, avaient gardé leur paysage
N’ont pas pu m’éclaircir sur ce vil chapardage
Les cailloux se moquant de mon enfantillage ;
Ils semblaient éternels, je n’étais qu’un passant
Qui venait les gêner avec mon maquillage ;
Leur rire fut joyeux face à moi l’innocent
Chez moi, j’ai comparé mes différents portraits
En prenant le meilleur de mes jours, des extraits !
Mais ceci me peina, j’avais la soixantaine,
Et les plis de ce temps ne seraient pas soustraits,
Du rajeunissement, j’ignorais la fontaine !
Constatant, chagriné, que j’avais changé d’âge,
Je n’ai pas décidé d’un bon raccommodage
Et je n’ai pas voulu détruire mon miroir
Car il est très honnête et transmet un message :
« Adore chaque jour qui te mène au grand soir »
Le long des grands chemins où les arbres distraits
N’ont pas pu m’éclaircir sur ce vil chapardage ;
Chez moi, j’ai comparé mes différents portraits
Constatant, chagriné, que j’avais changé d’âge.
Le long des grands chemins où les arbres distraits,
Par l’automne en faisant des tableaux plus abstraits,
J’ai vu qu’un doux ruisseau reflétait mon visage ;
Je me suis regardé mais bien peu des attraits,
De ma jeunesse, avaient gardé leur paysage
N’ont pas pu m’éclaircir sur ce vil chapardage
Les cailloux se moquant de mon enfantillage ;
Ils semblaient éternels, je n’étais qu’un passant
Qui venait les gêner avec mon maquillage ;
Leur rire fut joyeux face à moi l’innocent
Chez moi, j’ai comparé mes différents portraits
En prenant le meilleur de mes jours, des extraits !
Mais ceci me peina, j’avais la soixantaine,
Et les plis de ce temps ne seraient pas soustraits,
Du rajeunissement, j’ignorais la fontaine !
Constatant, chagriné, que j’avais changé d’âge,
Je n’ai pas décidé d’un bon raccommodage
Et je n’ai pas voulu détruire mon miroir
Car il est très honnête et transmet un message :
« Adore chaque jour qui te mène au grand soir »
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
1 commentaire
pmorbel · le lundi 8 octobre 2012 à 05:46
samedi et visible sur le site :
Editions Stellamaris
Amitié
Patrick
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.