Alain
Passent les jours, passent les semaines.
Les mois se remplissent de ton absence.
S'effacent les souvenirs de ma peine,
S'envolent ceux de ta douce présence.
Vient alors un nouvel été tout brûlant
Comme ces instants que nous avons volés,
Souhaités, partagés pour mieux nous aimer
Quand dans la vie nous étions amants.
Passent les jours, passent les semaines.
Les mois se remplissent de ton absence.
S'effacent les souvenirs de ma peine,
S'envolent ceux de ta douce présence.
Vient encore un tumultueux automne
Où ma raison embuée tourbillonne ;
Tombe la pluie de mes yeux rougis,
Gronde les orages de mon coeur meurtri.
Passent les jours, passent les semaines.
Les mois se remplissent de ton absence.
S'effacent les souvenirs de ma peine,
S'envolent ceux de ta douce présence.
Vient aussi un autre hiver rude et glacé
Comme toutes ces heures obscures
Où spleen solitaire et délires purs
Stigmatisent à jamais notre amour passé.
Passent les jours, passent les semaines.
Les mois se remplissent de ton absence.
S'effacent les souvenirs de ma peine,
S'envolent ceux de ta douce présence.
Vient enfin un printemps bien radieux
Où renaîssent tous les verts de tes yeux,
Et monte sur une autre peau, un parfum
Aux senteurs et au goût d'emprunt.
Passent les mois, passent les années,
Tu n'es plus qu'une lointaine passion
Que d'autres émotions insoupçonnées
Remplacent avec fureur, avec profusion.
Les mois se remplissent de ton absence.
S'effacent les souvenirs de ma peine,
S'envolent ceux de ta douce présence.
Vient alors un nouvel été tout brûlant
Comme ces instants que nous avons volés,
Souhaités, partagés pour mieux nous aimer
Quand dans la vie nous étions amants.
Passent les jours, passent les semaines.
Les mois se remplissent de ton absence.
S'effacent les souvenirs de ma peine,
S'envolent ceux de ta douce présence.
Vient encore un tumultueux automne
Où ma raison embuée tourbillonne ;
Tombe la pluie de mes yeux rougis,
Gronde les orages de mon coeur meurtri.
Passent les jours, passent les semaines.
Les mois se remplissent de ton absence.
S'effacent les souvenirs de ma peine,
S'envolent ceux de ta douce présence.
Vient aussi un autre hiver rude et glacé
Comme toutes ces heures obscures
Où spleen solitaire et délires purs
Stigmatisent à jamais notre amour passé.
Passent les jours, passent les semaines.
Les mois se remplissent de ton absence.
S'effacent les souvenirs de ma peine,
S'envolent ceux de ta douce présence.
Vient enfin un printemps bien radieux
Où renaîssent tous les verts de tes yeux,
Et monte sur une autre peau, un parfum
Aux senteurs et au goût d'emprunt.
Passent les mois, passent les années,
Tu n'es plus qu'une lointaine passion
Que d'autres émotions insoupçonnées
Remplacent avec fureur, avec profusion.
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