LE TEMPS EST UNE FORME HUMAINE

LE TEMPS EST UNE FORME HUMAINE
une voix résolument
te murmure
« on va prendre le temps »
tu es rationaliste
alors tu réponds
le temps ne se prend pas
c’est lui qui te prend
le temps transgresse la conscience
mais tu es charnel
et tu regardes
le visage de la voix
qui te murmure
« on va prendre notre temps »
tu es égocentrique
tu admets
que le temps t’appartient
pour un court instant
c’est la voix d’un visage
qui noue avec toi ce pacte
mais tu es individualiste
et tu doutes que le temps
puisse se partager
tu préfères attendre
avant de souscrire au pacte
du visage de la voix
qui voudrait
avec toi
partager son temps
tu regardes le corps de cette voix
et qui s’occupe
à déplacer les objets
plier un vêtement
fermer une porte
ranger des chaussure
le corps prend son temps de faire
tu prends le temps d’observer le corps
et les choses qu’il fait
ces chose banales
qui occupent notre temps
elles sont les préparatifs
d’un temps subséquent
qui nous rassemble
les choses banales
augurent
de ce qui va advenir
en toi tremble
un feu que tu pensais éteint
tu reconsidères les paroles de la voix
sous un angle nouveau
on va prendre le temps
pour le remplir
de quelques choses
tu es matérialiste
quelques choses
forcément t’intéressent
un visage un bras
les mains du corps
qui s’affairent
lèguent une valeur
au temps
ton cœur bat plus fort
tu ne sais plus
de quel temps il s’agit
ni de quels sens
tu es le maître ou l’objet
des visions te parcourent
le visage de la voix
se rapproche de toi
une respiration commune
conjugue le temps
voudrais-tu que le temps s’accélère
ce temps insupportablement étrange
tu voudrais le tuer
mais qu’il soit infini
tu n’es pas dieu
alors que tu rêves d’immortalité
entre les visages et les corps
reste un minuscule vide
où des pensées folâtres
vont et viennent
se jouant du temps
le cassant l’effritant
ainsi tout ce qui était avant
arrive
est sur le point d’arriver
à son point extrême
tout n’est que mouvement
jusqu’à l’acmé
une mort
dans la chambre s’écoule un moment
la voix maintenant
te murmure
« voilà que nous avons pris le temps »
sceptique
tu regardes ta montre
oh il est l’heure que je parte
tu n’es plus sceptique
mais inquiet
d’être en retard
le temps est un papillon
qui ne se laisse pas attraper
Raoul
une voix résolument
te murmure
« on va prendre le temps »
tu es rationaliste
alors tu réponds
le temps ne se prend pas
c’est lui qui te prend
le temps transgresse la conscience
mais tu es charnel
et tu regardes
le visage de la voix
qui te murmure
« on va prendre notre temps »
tu es égocentrique
tu admets
que le temps t’appartient
pour un court instant
c’est la voix d’un visage
qui noue avec toi ce pacte
mais tu es individualiste
et tu doutes que le temps
puisse se partager
tu préfères attendre
avant de souscrire au pacte
du visage de la voix
qui voudrait
avec toi
partager son temps
tu regardes le corps de cette voix
et qui s’occupe
à déplacer les objets
plier un vêtement
fermer une porte
ranger des chaussure
le corps prend son temps de faire
tu prends le temps d’observer le corps
et les choses qu’il fait
ces chose banales
qui occupent notre temps
elles sont les préparatifs
d’un temps subséquent
qui nous rassemble
les choses banales
augurent
de ce qui va advenir
en toi tremble
un feu que tu pensais éteint
tu reconsidères les paroles de la voix
sous un angle nouveau
on va prendre le temps
pour le remplir
de quelques choses
tu es matérialiste
quelques choses
forcément t’intéressent
un visage un bras
les mains du corps
qui s’affairent
lèguent une valeur
au temps
ton cœur bat plus fort
tu ne sais plus
de quel temps il s’agit
ni de quels sens
tu es le maître ou l’objet
des visions te parcourent
le visage de la voix
se rapproche de toi
une respiration commune
conjugue le temps
voudrais-tu que le temps s’accélère
ce temps insupportablement étrange
tu voudrais le tuer
mais qu’il soit infini
tu n’es pas dieu
alors que tu rêves d’immortalité
entre les visages et les corps
reste un minuscule vide
où des pensées folâtres
vont et viennent
se jouant du temps
le cassant l’effritant
ainsi tout ce qui était avant
arrive
est sur le point d’arriver
à son point extrême
tout n’est que mouvement
jusqu’à l’acmé
une mort
dans la chambre s’écoule un moment
la voix maintenant
te murmure
« voilà que nous avons pris le temps »
sceptique
tu regardes ta montre
oh il est l’heure que je parte
tu n’es plus sceptique
mais inquiet
d’être en retard
le temps est un papillon
qui ne se laisse pas attraper
Raoul
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4 commentaires
dagolaborel · le lundi 21 février 2011 à 18:26
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
vs591 · le lundi 21 février 2011 à 18:35
Que le bonheur te guide
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
http://www.mespoemes.net/vs591
domidom · le mardi 22 février 2011 à 10:28
Le temps nous le subissons, on ne peut pas arrêter les aiguilles du temps, il nous entraîne malgré nous.
J'adore ces vers...
(Le temps ne se prend pas, c'est lui qui nous prend)
C'est tellement vrai!!!
Les deux derniers vers du poème sont également superbes...
Comme dit Vincent...
(Tout à un début et une fin)...
A te lire mon ami...
Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
Loïc · le vendredi 25 février 2011 à 19:33
Très intelligente déconstruction des différents absolus, entraînant dans leur chute certains clichés.
Amitiés
----
http://www.mespoemes.net/cellox
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