Epices

Pour redonner du goût à cette terre fade
Voici quelques épices venues de l’orient
De la cannelle de l’Inde de la noix de muscade
Piment de Jamaïque dont les hommes sont friands
Chez les marchands aux étalages audacieux
Goûtez au poivre noir au safran rouge feu
A la cardamome verte au curcuma orange
D’origines lointaines aux consonances étranges
Douces collines parfumées qui s’envolent à tous vents
Dunes de silences arquées comme la courbe des cils
Parfums qui disparaissent comme une traînée d’avion
Qui flottent dans le ciel ainsi qu’un long ruban
Comme sur un tableau noir un trait à la craie blanche
S’insinuent par les pores par le nez par la bouche
Par tous les orifices ouverts et qui nous touchent
Puis retombent en pluie comme des grains de sable
Qui se mêlent dans la nuit aux essences végétales
Aux fleurs d’orangers qui s’ouvrent en étoiles
Aux roses ouvertes dont on recueille les pétales
Aux grappes de glycine qui pendent sous les arcades
Voici quelques épices venues de l’orient
De la cannelle de l’Inde de la noix de muscade
Piment de Jamaïque dont les hommes sont friands
Chez les marchands aux étalages audacieux
Goûtez au poivre noir au safran rouge feu
A la cardamome verte au curcuma orange
D’origines lointaines aux consonances étranges
Douces collines parfumées qui s’envolent à tous vents
Dunes de silences arquées comme la courbe des cils
Parfums qui disparaissent comme une traînée d’avion
Qui flottent dans le ciel ainsi qu’un long ruban
Comme sur un tableau noir un trait à la craie blanche
S’insinuent par les pores par le nez par la bouche
Par tous les orifices ouverts et qui nous touchent
Puis retombent en pluie comme des grains de sable
Qui se mêlent dans la nuit aux essences végétales
Aux fleurs d’orangers qui s’ouvrent en étoiles
Aux roses ouvertes dont on recueille les pétales
Aux grappes de glycine qui pendent sous les arcades
2 commentaires
rivaudais · le mardi 31 janvier 2017 à 15:10
Lors il me semble entendre résonner quelque part le célèbre air du Marché Persan, avec dans mon imaginaire qui mélange un peu tout, flûte, tambourin et charmeur de serpent, gardes armés du Grand Vizir et princesse à dos d'éléphant. Le tout repris sans doute par un piano à queue, inimaginable dans ce lieu mais incontournable instrument, fantassin héroïque, garde du corps ailé et moyen d'expression préféré de la musique classique: "Pan pan pan, pan pan pan pan pan". Merci pour ce moment de grâce.
clairedeterre · le mardi 31 janvier 2017 à 15:15
très beau tableau que vous écrivez-là,en symbiose avec celui du peintre.
On le ressent dans toutes ses fibres à travers les odeurs et l'évocation de ses ailleurs.
Clairedeterre
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.