L'ARAIGNÉE
L'ARAIGNÉE
Notre livre d'Histoire s'est refermé soudain,
Emportant avec lui les pages du passé,
Tous ces morceaux choisis d'une vie défrichée,
Eparpillés au loin aux regards du lointain.
Et pendant ce temps là,
L'araignée, sous le banc,
Tisse sa toile …
Dans la petite église où résonnent encore
Les chants de l'au revoir pour le dernier voyage,
Les amis, la famille, ont perpétué l'usage,
Pour les accompagner au-delà des douleurs.
Et pendant ce temps là,
L'araignée, impassible,
Tisse sa toile …
Il fallait l'écouter raconter l'œil humide
Et la voix éraillée dépassant l'émotion,
Le courage et la force de ses compagnons
Tombés sous la mitraille en ces ouches fétides.
Et pendant ce temps là,
L'araignée, immobile,
Guette sa proie …
Je le revois encor, sourire guilleret :
"c'est comment ton p'tit nom, j'me rappelle plus, dis moi,
j'connais bien ton mari, mais toi, j'sais pas pourquoi …"
Je ne sais pas non plus, mais cherche, tu vas trouver !
Et pendant ce temps là,
L'araignée, découverte,
Va se cacher …
Et tous les soirs de blues, je revois l'araignée,
Elle a quitté le banc pour s'installer plus loin
Dans un coin de mon cœur et là, jusqu'au matin,
Elle tisse sa toile pour m'emprisonner.
Notre livre d'Histoire s'est refermé soudain,
Emportant avec lui les pages du passé,
Tous ces morceaux choisis d'une vie défrichée,
Eparpillés au loin aux regards du lointain.
Et pendant ce temps là,
L'araignée, sous le banc,
Tisse sa toile …
Dans la petite église où résonnent encore
Les chants de l'au revoir pour le dernier voyage,
Les amis, la famille, ont perpétué l'usage,
Pour les accompagner au-delà des douleurs.
Et pendant ce temps là,
L'araignée, impassible,
Tisse sa toile …
Il fallait l'écouter raconter l'œil humide
Et la voix éraillée dépassant l'émotion,
Le courage et la force de ses compagnons
Tombés sous la mitraille en ces ouches fétides.
Et pendant ce temps là,
L'araignée, immobile,
Guette sa proie …
Je le revois encor, sourire guilleret :
"c'est comment ton p'tit nom, j'me rappelle plus, dis moi,
j'connais bien ton mari, mais toi, j'sais pas pourquoi …"
Je ne sais pas non plus, mais cherche, tu vas trouver !
Et pendant ce temps là,
L'araignée, découverte,
Va se cacher …
Et tous les soirs de blues, je revois l'araignée,
Elle a quitté le banc pour s'installer plus loin
Dans un coin de mon cœur et là, jusqu'au matin,
Elle tisse sa toile pour m'emprisonner.
Note : 2/10
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31 commentaires
Agrippa · le samedi 29 mars 2008 à 12:25
Dago Laborel (rivages et tombants) · le samedi 29 mars 2008 à 12:39
Monique · le samedi 29 mars 2008 à 14:06
catherine · le samedi 29 mars 2008 à 17:43
lilou · le samedi 29 mars 2008 à 19:58
Réjane · le samedi 5 avril 2008 à 09:55
Maryse · le lundi 7 avril 2008 à 23:10
Golddream · le mardi 8 avril 2008 à 17:24
Jacques (laurensane2) · le mercredi 9 avril 2008 à 15:23
Libertad · le mercredi 9 avril 2008 à 15:54
Lasidonie · le vendredi 11 avril 2008 à 17:21
lasidonie · le vendredi 11 avril 2008 à 17:22
Réjane · le mardi 15 avril 2008 à 21:38
Chris · le mardi 22 avril 2008 à 19:41
La Fée Clochette · le jeudi 24 avril 2008 à 19:28
Réjane · le jeudi 24 avril 2008 à 22:30
Réjane · le jeudi 24 avril 2008 à 22:31
Alice HUGO · le jeudi 1 mai 2008 à 18:47
Réjane · le samedi 3 mai 2008 à 22:25
sabineb · le mercredi 7 mai 2008 à 09:21
Réjane · le dimanche 11 mai 2008 à 20:02
Alliance "petitesalade" · le lundi 26 mai 2008 à 08:18
Réjane · le mardi 27 mai 2008 à 08:27
Peter Pan · le mercredi 4 juin 2008 à 16:43
Nhand · le vendredi 6 juin 2008 à 14:40
Réjane · le jeudi 12 juin 2008 à 08:04
M.L.Busic (www.mespoemes.net/marie · le vendredi 4 juillet 2008 à 15:16
Réjane · le lundi 14 juillet 2008 à 21:56
Luce-île · le jeudi 14 août 2008 à 22:56
Réjane · le vendredi 15 août 2008 à 11:53
Abeilles50 · le dimanche 19 octobre 2008 à 12:40
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