Matin d'hiver sur la grève (suite)
Il y aura toujours quelque chose, quelqu'un,
Quelque part un malheur, une mort qui m'obsèdent.
Je les veux oubliés un instant ce matin
Et ne penser qu'à toi que j'aime à en mourir.
La rosace du sang qui galope en tes veines
Ferme la parenthèse hydratante des jours.
Mais quel est ce tourment qui burine ton front ?
O vite ! redis-moi l'amour qui sait sourire
Et la mélancolie irradiante des cieux
Où l'on sait le zénith bleu par-dessus la brume
Et le rire en réserve au regard des enfants.
O donne-moi tes yeux ! Pour que j'y puise encore
La douceur incroyable et si forte d'aimer.
Car l'amour est en nous qui s'épuise d'atteindre
Les soleils à venir en des jours incertains
Mais qui pousse et prospère à tous ces petits riens
Qui font la maison chaude et le foyer serein.
Tant le temps consumant est pourtant impuissant
Qui ne peut effacer ce passé qui m'est tendre
Où chantent nos vingt ans et nos belles histoires.
Tout comme l'encre abreuve et colore les pages,
Chaque coeur s'ensemence aux larmes de la vie,
Se nourrit du désir et du bonheur de l'autre,
Mais grandit de la paix qu'il se donne lui-même
En disant l'espérance au rêve endolori.
Ainsi cet oiseau blanc traversant le matin.
Au doux coeur emplumé qui a cessé de battre
Succède une naissance en des cieux inconnus.
Va ! profitons du jour si tristement levé
Et sachons l'éclairer du soleil de nos joies.
Comme ces astres morts qui brûlent dans la nuit,
Nos amours, mon amour, brillent infiniment.
Quelque part un malheur, une mort qui m'obsèdent.
Je les veux oubliés un instant ce matin
Et ne penser qu'à toi que j'aime à en mourir.
La rosace du sang qui galope en tes veines
Ferme la parenthèse hydratante des jours.
Mais quel est ce tourment qui burine ton front ?
O vite ! redis-moi l'amour qui sait sourire
Et la mélancolie irradiante des cieux
Où l'on sait le zénith bleu par-dessus la brume
Et le rire en réserve au regard des enfants.
O donne-moi tes yeux ! Pour que j'y puise encore
La douceur incroyable et si forte d'aimer.
Car l'amour est en nous qui s'épuise d'atteindre
Les soleils à venir en des jours incertains
Mais qui pousse et prospère à tous ces petits riens
Qui font la maison chaude et le foyer serein.
Tant le temps consumant est pourtant impuissant
Qui ne peut effacer ce passé qui m'est tendre
Où chantent nos vingt ans et nos belles histoires.
Tout comme l'encre abreuve et colore les pages,
Chaque coeur s'ensemence aux larmes de la vie,
Se nourrit du désir et du bonheur de l'autre,
Mais grandit de la paix qu'il se donne lui-même
En disant l'espérance au rêve endolori.
Ainsi cet oiseau blanc traversant le matin.
Au doux coeur emplumé qui a cessé de battre
Succède une naissance en des cieux inconnus.
Va ! profitons du jour si tristement levé
Et sachons l'éclairer du soleil de nos joies.
Comme ces astres morts qui brûlent dans la nuit,
Nos amours, mon amour, brillent infiniment.
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3 commentaires
domidom · le mardi 24 février 2015 à 11:54
(Chaque jour s'ensemence aux larmes de la vie...etc, etc)....
J'ai adoré entre autre ce passage, il est à la fois profond et délicat...
Merci René pour ce (merveilleux matin d'hiver)...
Ce fut un régal...
Amicalement, Domie...
Rosaly · le mercredi 25 février 2015 à 21:47
Totu à fait d'accord ave Domie, votre texte en alexandrins est une pure merveille!
Une richesse dans le choix de mots, des images d'une extrême beauté qui révèlent à la fois votre sensibilité et votre imagination talentueuse .
Un regard sur le passé plein de tendresse et d'amour.
Je salue votre brio et vous remercie de ce partage, je suis admirative!
Amicalement,
Rosaly
rivaudais · le jeudi 26 février 2015 à 00:14
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